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plèteraent la face; celle-ci ne faisant saillieni en avant, par la projection de mâ ”choire, ni sur les côtés par le développementdes pommettes; un visage ovale, à traits mé-diocrement prononcés, et ofifrant, entre au-tres détails, des yeux horizontaux et plus oumoins largement découverts par les pau-P ièr es ; un nez plus saillant que large, unebouche petite ou médiocre , à lèvres géné-ralement minces ; la barbe fournie, les che-veux longs, fins , droits ou bouclés, decouleur variable ; la peau d’un blanc roséou d’une teinte plus ou moins foncée, selonle climat, les habitudes, le tempérament ;tels sont les caractères physiques de ce premi er groupe. Ajoutez que c’est parmi lespeuples de cette catégorie que nous rencon-trons, depuis l’antiquité, la plus haute cul -ture intellectuelle et morale, et aujourd huila civilisation la plus avancée et la plusProgressive.
L’épithète de Caucasique ou Caucasienne,donnée par Blumenbach et Cuvier à la pre-mière variété typique du genre Homme , lais-serait croire, ou que c’est dans la chaîne duCaucase qu’il faut en chercher les exem-plaires modèles, ou que cette région est lapatrie primitive des nations de ce type. 11est certain que parmi les peuplades qui ha-bitent les deux versants du Caucase, il enest, telles que les Tcherkesses ou Circassiensau nord-ouest, et les Géorgiens au sud, quisont renommées pour la régularité de leurstraits, il est peu de voyageurs qui n’aientconfirmé ce que nous disent à ce sujet Pallaset Klaproth . Mais on trouve ailleurs, et surune plus grande échelle, des peuples nonmoins dignes de cette réputation, et qui parleur importance auraient, plus que les pré-cédents , le droit de donner leur nom à lavariété qu’ils représentent si bien. Serait-cedonc que ces peuples, et tous ceux qui of-frent à divers titres les mêmes caractères ,seraient descendus des hauteurs du Caucase?Rien n’autorise cette hypothèse de Cuvier etdes auteurs qui ont pensé et dit avant luique les montagnes ont été le premier séjourdes hommes. Et d’abord les peuplades ré-pandues sur les diverses parties habitablesaux limites de la chaîne caucasienne ,loin d’avoir le cachet d’une même nationa-lité, paraissent d’origines diverses et étran-gères. Les unes, telles que les tribus de
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l’intérieur, connues sous les noms de Basianset Chumyks, sont turques; d’autres parais-sent se rattacher aux nations sibériennes ;d’autres encore, telles que les Ossètes, et,peut-être, les Géorgiens, semblent apparte-nir aux peuples de souche ariane. Il estdonc permis de croire que le Caucase , aulieu d’avoir été le berceau du type qui enporte le nom, fut peuplé, à diverses époques,par des bandes étrangères, en voie de migra-tion , ou qui y auraient cherché un refugeaprès une défaite. Ce serait le cas, dit-on ,des Ossètes , qu’on a considérés comme des-cendants des barbares de race germaniqueconnus dans l’histoire sous le nom d’Àiains.
S’il fallait déterminer, non le premierberceau, mais le siège des premiers établis-sements des peuples de type caucasien , leslieux où ces peuples ont commencé leursgrandes vies nationales, avec les diversescivilisations qui les caractérisent et les in-fluences qu’elles ont exercées sur l’hommephysique, nous serions conduits par l’his-toire, comme par l’induction rationnelle, àplacer ces établissements sur les rives desgrands fleuves qui arrosent les heureux payssitués au voisinage de la mer des Indes etde la Méditerranée. Les ethnographes nousmontrent là trois antiques familles, d’oùsemblent dériver, selon Prichard, au moinstous les peuples de notre type, et, peut être,ceux des autres. Au centre, la famille ara-méenne ou sémitique, qui a laissé ses mo-numents les plus anciens dans les valléesde la Mésopotamie ; à l’ouest, la race égyp-tienne , qui a prospéré dans la riche valléedu Nil ; au sud-est la race ariane , établie
à droite et à gauche de l’Indus.
Ce qui sépare le plus nettement ces trois
races , ce sont leurs idiomes : d’une race àl’autre l’organisme des langues diffère auplus haut degré, tandis que les idiomesd’une même race ont, malgré leur diversité,des caractères frappants d’affinité originelle.Aces premièresdifférences en correspondentd’autres, dans les aptitudes et les disposi-tions intellectuelles et morales. Enfin cha-que race a des caractères physiques plus oumoins déterminés, quoique rentrant dans lemême type général. A son tour elle se sub-divise sous le triple rapport des idiomes, desaptitudes et des traits en races nationales,«« Kniimise à des conditions extc-