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Tome treizième.
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déprimé à sa racine frontale; mais, dans lesKirnris, ii a une ligne de profil qui se courbevers le bas, et la base remonte un peu enmême temps que les ailes se relèvent et in-clinent les narines; l’ovale de la face estlong, le front haut. Les Gaëls auraient latête arrondie, la face plus courte, le nezdroit, à partir de la dépression sous-frontale,sa base non remontante. Il n’est pas dit siles Kirnris étaient aussi blancs et blonds queles Gaëls; mais, ce qui est certain, c’est queles habitants des vieilles forêts humides etombreuses de l’Europe ancienne, ces hordesnomades de Gaulois encore barbares recon-naîtraient aussi difficilement aujourd’hui lepays qu’ils parcouraient avec leurs trou-peaux et leurs bagages, que les hommes detaille médiocre, aux formes peu athlétiques,aux cheveux et à l’iris généralement plus oumoins foncés, descendant d’eux et représen-tant leurs races. Peut-être nous désavoue-raient-ils moins sous le rapport de la ressem -blance morale et surtout de notre mobilitéun peu indisciplinable.

Germains. Voici de nouvelles tribus plusrécemment arrivées que les Celtes de la pa-trie ariane, et qui ont mieux conservé dansleurs idiomes le caractère originel de la fa-mille. Les Indo-Germains ou Teutons enva-hirent, en flots successifs et sous les diversesdénominations de Goths , Vandales, Saxons,Angles, Suèves, Francks, Normands , etc.,l’Europe centrale, la Scandinavie , d’où ilspassèrent dans la Grande-Bretagne, puis laGaule, l’Espagne, l’Italie septentrionale etmême l’Afrique . Mais leurs hordes guerriè-res, assez puissantes pour vaincre l’Empireaux abois, pour se substituer aux anciensmaîtres du monde romain, étaient trop peunombreuses au delà du Rhin et des Alpes pour déposséder la population elle-même etsubirent l’action absorbante du grand nom-bre et de la civilisation ; bientôt l’élémentgermain, quoique maître du pays par droitde conquête, disparut à peu près dans cetteassimilation. II n’acquit et ne conserva laprépondérance que dans les contrées dont lapopulation, plus ou moins barbare, n’avaitencore sur lui aucun genre de supériorité.L’Allemagne, la Hollande, la Scandinavie ,l’Angleterre et l’Ecosse , surtout le côtéoriental, une partie de la Suisse et de laFrance sont occupées par des peuples d’o-

rigine teutonique et qui portent l’empreinteplus ou moins intacte ou modifiée de leursancêtres germains.

A l’époque où ces tribus encore nomadeserraient dans les forêts de la Germanie , etvenaient essayer leurs forces et cherchermeilleure fortune sur les terres de Rome ,elles se faisaient remarquer par des carac-tères physiques assez analogues à ceux desanciens Gaulois . Les Germains étaient,comme les Celtes , des hommes de haute sta-ture, de formes athlétiques, ayant la peaublanche, l’oeil bleu, les cheveux et la barbeblonds ou roux. Le roux était plus fréquentici que chez les Gaëls. La tête était grosse ,haute et large à la région frontale. Dans laplus grande partie de l’Allemagne , aujour-d’hui déboisée, modifiée dans son climat,civilisée et couverte de villes florissantes,on aurait peine à trouver, dans les teintesde l’iris et des cheveux , des caractères gé-néraux ; car, sous ce rapport, les descen-dants des Germains ont subi les mêmesmodifications que ceux des Celtes. Ce qui s’estmieux conservé c’est le génie national, lapatience laborieuse et persévérante des ca-ractères , l’esprit des spéculations scienti-fiques, l’idéalité.

Slaves. Les migrations indo-germainessemblent avoir traversé, en s’avançant versl’occident, d’autres peuplades arianes quiles avaient devancées en Europe , et qui,après avoir erré longtemps sur les deux ver-sants de la chaîne ouralieune , avaient prispossession des plaines de la Russie et de laPologne . Tels étaient les anciens Sarmates,ancêtres des Polonais , et d’autres peuplesqui s’établirent, plus tard, en Bohême , enHongrie , et dans les provinces transdanu-biennes de l’Esclavonie, de la Croatie , etc.Ce sont les nations slaves. Quoique disper»*sées, et dans des conditions de vie socialeassez diverses, ces peuples conservent, dansleurs idiomes , et, à un certain degré, dansleurs caractères physiques et moraux, lesindices de leur commune origine. Voici leportrait que M. W.-F. Edwards nous donnecomme celui du type slave : « Le contour dela tête , vue de face, représente assez bienla figure d’un carré, parce que la hauteurdépasse peu la largeur, que le sommet estsensiblement aplati, et que la direction dela mâchoire est horizontale. Le nez est moins