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long que ta distance de sa base au menton ;il est presque droit à partir de sa dépressionà la racine, c’est à-dire sans courbure dé-cidée; maïs, si elle était appréciable, elleserait légèrement concave , de manière quele bout tendrait à se relever; la partie in-férieure est un peu large, et l’extrémité ar-rondie. Les yeux , un peu enfoncés , sontparfaitement sur la même ligne , et, lors-qu’ils ont un caractère particulier, ils sontplus petits que la proportion de la tête nesemblerait Tindiquer. Les sourcils, peu four-nis, sont très rapprochés, surtout à l’angleinterne ; ils se dirigent de là souvent obiï-quementen dehors. La bouche, qui n’est passaillante, et dont les lèvres ne sont pasépaisses, est beaucoup plus près du nez quedu bout du menton. Un caractère singulier,qui s’ajoute aux précédents , et qui est trèsgénéral, se fait remarquer dans leur peu debarbe, excepté à la lèvre supérieure.
« Tel est le type qui se reproduit plus oumoins chez les Polonais , les Silésiens, lesMoraves, les Bohémiens et les Hongrois-Slaves. Il est aussi très commun parmi lesRusses . Quoique je n’en aie pas vu danscette occasion , j’en ai pu juger dans d’au-tres ; mais surtout je me fie au témoignaged’un seigneur russe, qui a reconnu dans lesdessins que je lui ai montrés, d’après d’au-tres peuples slaves , les portraits d’unegrande partie des paysans russes . »
Je doute cependant qu’il y ait un typephysionomïque slave aussi facile à caracté-riser , c'est-à-dire aussi uniforme que lecroyait Edwards. En tout cas, nous rencon-trons dans cette race des différences aussiconsidérables que chez tout autre en ce quiconcerne les caractères de coloration : desteintes rembrunies au midi, chez les Croa-tes , les Dalinates, etc.; des teintes claireschez les Russes du Nord; plus de variétésous les latitudes intermédiaires, en Pologne ,Par exemple.
y. RACE ÉGYPTIENNE.
Blumenbach , après avoir comparé entree lles un grand nombre de momies et defigures égyptiennes , a été conduit à re-connaître , parmi les habitants de l’an-cienne Égypte , trois types très distincts.R a d’abord rencontré des figures éthio-piennes, aux mâchoires saillantes, aux lè-
vres épaisses, au nez large et plat, figuresauxquelles se rapportent, sans doute, lescheveux laineux et le teint noir qu Héro-dote et d’autres auteurs grecs indiquentcomme caractères égyptiens. Un secondtype, bien différent du précédent, et queBlumenbach nomme indien, offre des traitsallongés, et des yeux bridés et relevés auxtempes , erfsemble qui rappelle les Indoustransgan gétiques. Enfin un troisième groupede figures se caractérise d’abord par des crâ-nes de type caucasique un peu altérés, sur-tout dans la direction un peu proclive de lamâchoire supérieure ; puis par des traitsmollement arrondis , des joues larges et unpeu bouffies, un menton court, des yeuxsaillants, un embonpoint général. Une sta-tue, qu’on croit être celle de Rhamsès, estdonnée comme exemple de ce dernier type,le plus commun d’ailleurs, et celui destrois, qui paraît avoir appartenu à la prin-cipale population du pays, à la populationégyptienne. Aujourd’hui il ne paraît sub-sister de cette population , par suite de laconquête arabe et musulmane , que lesCoptes ou Qoubtes , race que la religion apréservée de mélange, et qui nous est repré-sentée sous les traits suivants par un habileet vénérable médecin, vivement regretté detous ceux qui ont eu le bonheur de le con-naître, M. Pugnet. « Les Égyptiens, dit notreauteur , sont, en général , d’une taille au-dessus de la moyenne; leurs formes se pro-noncent vigoureusement; la couleur de leurpeau est d’un rouge obscur; ils ont le frontlarge, le menton arrondi, les joues médio-crement pleines, le nez droit, les ailes na-sales fortement sinueuses, les yeux grandset bruns, la bouche peu fendue, les lèvresgrosses , les dents blanches , les oreilleshautes et très détachées ; enfin les sourcilset la barbe extrêmement noirs. »
D’autres auteurs ( M. Denon ) nous pei-gnent le type copte comme assez voisin dunègre.
Il est certain que si la plupart des crâneségyptiens ont les formes caucasiques , il enest qui offrent un peu de prognathisme etla densité osseuse qu’on observe chez lescrânes nègres. Evidemment la race égyp-tienne (sans parler des couleurs, qui varientdu jaune au brun plus ou moins rougeâtreou noirâtre, un peu comme chez les Indous)