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Tome treizième.
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rope, les peuplades inférieures de la Malaisie et de l’Australie dérivent, à divers degrés,vers les traits et les formes des Africains , etque quelques unes poussent la ressemblancejusqu’aux caractères de la chevelure. Toutesces races prognathes sont descendues à lacondition sociale la plus misérable.

V. TYPES AMÉRICAINS.

Il nous reste, pour achever la revuedes principales variétés humaines, à jeterun coup d’oeil sur celles que nous offrent lenouveau continent et les terres qui s’y rat-tachent. Déjà nous avons pénétré dans lescontrées boréales de l’Amérique , en sui-vant, d’une rive à l’autre du détroit deBehring , les peuples de type mongol quihabitent ces hautes latitudes. Déjà les Es-quimaux nous ont introduits dans un mondedifférent du monde asiatique, et leur lan-gue, plus que leurs traits, annonce unenouvelle famille de races. Avançons-nousmaintenant sur les régions plus méridio-nales , et cherchons à saisir et la physio-nomie générale et ies principales différencesdes races dîtes indigènes, de ces peuples au-jourd’hui sauvages, réduits à la vie de tribu,dépossédés, refoulés par les émigrants euro-péens dont ils refusent la civilisation, et quifiniront par disparaître, après avoir connujadis un état prospère, et en laissant le sou-venir de plusieurs nations anciennementcivilisées et florissantes sur cette terre quine demande qu’à prodiguer ses dons.

U existe, sans doute, entre les divers peu-ples des deux Amériques des indices de res-semblance et de rapprochement qui compo-sent le caractère général de la populationfiu nouveau continent, comparée à celles deseutres parties du monde. Mais le premierr egard jeté sur ces peuples n’aperçoit que*eur diversité, je dis leur diversité physique,c elle qui doit le plus nous occuper, commen aturalistes.

A. Type nord-américain. Les tribus qui, duCanada à la Louisiane , et des Alleghany auxMontagnes Rocheuses , sont répandues dansies contrées voisines des lacs ou arrosées parie Mississipi et ses affluents, sont diversesPar leurs langues et sous tous les autres rap-P°rts, mais nous offrent cependant un pre-niier type de variété qu’on peut reconnaîtrea Première vue, malgré ses modifications.

VAR

La tête osseuse est un peu pyramidale parla direction des parois du crâne, à partir desarcades sourcilières en avant, des bosses pa-riétales sur les côtés, de la protubérance oc-cipitale en arrière. L’occipital est aplati au-dessous de cette saillie, renflé latéralement.L’arcade zygomatique conserve un peu del’excès d’écartement latéral qui frappe chezles peuples de type mongol. Les fosses na-sales sont grandes, et tout y indique un largedéveloppement de la surface olfactive. L’ar-cade maxillaire supérieure est avancée, ettoutefois les incisives n’ont pas de proclivitésensible. La mâchoire inférieure, assez forte,forme de ses deux branches, non un angleprononcé, mais une courbe.

Un nez plus ou moins arqué, grand, sail-lant, est le trait le plus frappant de cesIndiens de l’Amérique septentrionale. Leursyeux sont, en général, plus longuement quelargement ouverts, et ne paraissent pasgrands. Un teint généralement cuivré, descheveux plats, noirs, quelquefois chatoyants,une barbe peu fournie, achèvent le portraitde ces hommes désignés souvent par le nomde Peaux-Rouges. Parmi eux se distinguentles Cherokoës, de la confédération desCrecks,et dont on vante la stature avantageuse,l’expression martiale, la beauté dans lesdeux sexes. Sous l’influence du christianisme,le peuple que nous venons de nommer estentré dans une voie de développement où ila fait déjà de remarquables progrès. Plus aunord que lui, les Iroquois, les Algonquins,sont mis au rang des belles tribus de ce type.La plupart des Indiens de l’Amérique sep-tentrionale sont demeurés réfractaires à lacivilisation, et mènent une vie qui réduitchaque année leur nombre par la maladie,l’intempérance, les guerres acharnées, etc.Leur caractère est farouche, indépendant,morne, réfléchi, opiniâtre. Tout semble in-diquer chez eux, d’accord avec leurs tradi-tions et les nombreux tombeaux trouvés dansces contrées, la décadence et comme le sou-venir d’une ancienne prospérité et d’unepuissance qui s’irrite encore de sa défaite.Ce ne sont pas, comme le croyait Chateau-briand, les qualités naïves du sauvage enfantqui s’élance vers l’avenir, ce sont plutôt lesderniers efforts d’une énergie qui suc-combe.

On ne doit pas exagérer l’unité du type