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l’ensemble de la caractéristique. Les uns et,les autres sont grands, bien faits, d’unephysionomie agréable ; celle des Taïtiens est,au rapport de M. Lesson, empreinte d’unegrande douceur. La peau est d’un brun oli-vâtre, peu foncé chez les femmes. Leurscheveux sont le plus souvent noirs, quelque-fois bruns ou même plus clairs, et même lesenfants sont assez ordinairement blonds.Les habitants des Marquises portent, en gé-néral, la barbe très longue.
Les Polynésiens de l’archipel d’Hawaii ou Sandwich ont des formes moins bellesque les précédents. La coupe des yeux estplus mongole, le nez plus épaté, les lèvresplus saillantes et plus grosses, et, chez lesgrands, on remarque des cheveux courts etcrépus, avec un teint assez foncé, même dèsla naissance. On dirait que ces îles renfer-ment deux races; car le peuple diffère deschefs par une taille petite et des formesgrêles, aussi bien que par des cheveux lisseset un teint jaune.
Les habitants des îles Tonga sont degrande taille, plus robuste qu’élégante ; maisils ont des traits plus européens que lesprécédents; les nez romains ne sont pas ra-res chez eux, et les lèvres n’ont, en géné-ral, qu’une médiocre épaisseur. Leurs che-veux sont droits, grossiers, quelquefoisfrisés ou crépus.
Somme toute, les peuples qui, du conti-nent asiatique, leur patrie d’origine, se sontrépandus d’abord dans les grandes îles dé-pendantes de ce continent, puis dans la ré-gion tout à fait maritime de l’océan Pacifi-que , peuples qui parlent des idiomes demême famille et auxquels il faut joindre leshabitants de la Nouvelle-Zélande , nous of-frent, dans leurs traits, un double caractère.D’une part, ils font retour du type mongolvers le type caucasien, sans toutefois attein-dre celui-ci; puis ils mêlent souvent à leurphysionomie quelque peu du prognathismeque nous avons vu chez les nègres d’Afrique et que nous allons retrouver chez d’autreshabitants de la Malaisie et chex ceuz desterres australes.
3. Nègres océaniens. Depuis les îles Anda-man, dans le golfe de Bengale, jusqu’auxpremiers archipels polynésiens qui suivent, àl’est, la Nouvelle-Guinée , en comprenant lapéninsule malaise, les Philippines , etc., on
rencontre des peuplades noires, aux cheveuxcourts et laineux, au nez épaté, aux grosseslèvres, aux mâchoires avancées, en un mot,aux traits nègres. En général, ces racesprognathes vivent à l’état sauvage, dans lesrégions écartées et montagneuses. Une desPhilippines en possède un nombre prédomi-nant, qui lui a valu le nom d’île des nègres.Si, par leur physionomie, les nègres péla-giens se rattachent aux races africaines, ilss’en séparent nettement par leurs langues,qui sont malaises et polynésiennes. Aucunetradition ne permet de remonter à l’originede ces tribus, parmi lesquelles on observebeaucoup d’hommes de très petite taille, eten général des formes’grêles. Les habitantsà peu près détruits de la terre de Diémensont bien voisins de ce type.
4. Alfourous , Papous , Australiens . Lesgrandes îles de l’océan Indien, la Nouvelle-Guinée, l’Australie nous offrent encore desraces assez différentes des précédentes et desMalais, mais qui se ressemblent par un pro-gnathisme plus ou moins remarquable. Telleest d’abord la race des Alfourous ou Hara-forus. Des pommettes saillantes, un nezépaté, des dents très proclives, de gros yeux,des membres grêles, disproportionnellementlongs, des cheveux longs, abondants, lisses,une barbe roideet épaisse, la peau d’un noirbrun sale, tels sont les détails du portrait quenous trace M. Lesson de quelques Alfourousde la Nouvelle-Guinée qu’il a pu observer.Des caractères assez analogues se retrou-vent chez les habitants de la Nouvelle-Hol-lande, race misérable dont Péron et Lesueurnous ont donné de bons spécimens. Maispour assurer que les Alfourous et les Austra-liens forment une même race, il faudraittout au moins savoir si les divers peuplesréunis sous ces dénominations parlent desidiomes de même origine.
Quant aux Papouas , à cette populationsingulière de la Nouvelle-Guinée et de quel-ques îles voisines, qui se fait remarquer parune énorme chevelure frisée, c’est une racemixte qui provient d’un croisement des Ma-lais avec des nègres pélagiens, lesquels sontaussi désignés quelquefois, mais à tort, parce même nom de Papouas .
On voit que, si les Polynésiens nous of-frent un retour du type extrême de la hauteAsie vers le type moyen des peuples d’Eu-