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YAR
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plus arrosé et plus boisé , ont une vie plussédentaire, un caractère sociable, et ontaccepté le catholicisme. Leur bouche estmieux formée que celle des Patagons. Leshabitants de la province de Moxos, vivantsurtout de pêche, dans un pays plat, souventinondé, ont conservé plus de coutumes païen-nes et d’indépendance que leurs voisins lesChiquitos, et se rapprochent physiquementdavantage des tribus des pampas ; ils sontun peu plus grands et un peu moins informesde corps que les Chiquitéens. En un mot,cette race du Sud varie, comme toutes les au-tres, avec les conditions de vie que lui ontcréées les différences du sol; mais cette va-riation n’efface pas son type général.
Race ando-péruvienne . M. d’Orbigny éta-blit cette race comme variété distincte, et lacaractérise par la phrase suivante : a Cou-leur d’un brun olivâtre plus ou moins foncé ;taille petite; front peu élevé ou fuyant;yeux horizontaux, jamais bridés à leur angleexterne. » Parmi les peuples de race ando-péruvienne , les uns habitent les hautesrégions de la Cordilière, des plateaux de 3ou 4,000 mètres d’élévation, ou les forêtsdes montagnes elles-mêmes; d’autres par-courent ou les pentes du versant orientalvers la Bolivie , ou les côtes et les îles jetées àla pointe du continentcomme des fragmentsdétachés de celui-ci. Dans toutes ces stationsles Ando-Péruviens présentent, comme lesprécédents, mais avec des variantes particu-lières et à divers degrés, ce même caractère deprédominance des formes élargies, que nousavons déjà signalé chez les autres peuplesde l’Amérique méridionale. Les Incas ouQuichuas et les Aymaras sont deux nationspéruviennes remarquables par leur civilisa-tion, et dont la première, conquérante de laseconde, doit peut-être à celle-ci une partiede son culte et de ses arts. Quoi qu’il ensoit, ces deux nations, quoique distinctespar leurs idiomes , nous offrent la plusgrande ressemblance physique et morale :mêmes coutumes, mêmes aptitudes intellec-tuelles , mêmes industries, même costume.Ce ne serait pas la première fois que le vain-queur devrait au vaincu son éducation mo-rale et sociale; et d’ailleurs, selon touteprobabilité, ici les origines étaient commu-nes, quoique de dates différentes, commepour nos deux races celtiques. « Les traits
des Quichuas, nous dit|M. d’Orbigny, sontbien caractérisés, et ne ressemblent en rienà ceux des nations de nos races pampéenneset brasilio-guaraniennes ; c’est un type toutà fait distinct, qui ne se rapproche que despeuples mexicains. Leur tête est oblongued’avant en arrière, un peu comprimée laté-ralement ; le front est légèrement bombé,court, fnyantun peu en arrière ; néanmoinsle crâne est assez volumineux , et annonceun assez grand développement du cerveau.Leur face est généralement large , et, sansêtre arrondie, son ellipse approche beaucoupplus du cercle que de l’ovale. Leur nez, re-marquable, est toujours saillant, assez long,fortement aquilin , comme recourbé à sonextrémité sur la lèvre supérieure : le haut enest renfoncé, les narines sont larges, épa-tées, très ouvertes; la bouche est plutôtgrande que moyenne, sans que les lèvressoient très grosses; les dents sont toujoursbelles, persistantes dans la vieillesse; lementon est assez court sans être fuyant.Leur physionomie est, à peu de chose près,uniforme, sérieuse, réfléchie, triste même,sans cependant montrer d’indifférence. Lessensations se peignent rarement à l’exté-rieur. L’ensemble des traits reste toujoursdans le médiocre; rarement voit-on chezles femmes une figure relativement jolie ;néanmoins elles n’ont pas le nez aussi sail-lant et aussi courbé que celui des hommes.»
Les singuliers crânes trouvés à Titicaca ,et qui rappellent ceux des Caraïbes de Saint-Vincent par l’extrême aplatissement dufront, et par la projection de la face au devantde la boîte cérébrale, sont encore des résul-tats de la coutume si répandue de comprimerla tête des enfants pour lui donner telle outelle forme réputée belle. M. d’Orbigny faitremarquer que ces têtes se trouvant sur-tout dans les tombeaux des chefs, rien n’au-torise à penser que leur déformation artifi-cielle ait exercé une influence fâcheuse surl’intelligence.
Les nations péruviennes sont entrées dansl’église catholique et continuent le genre devie de leurs ancêtres, s’occupant essentielle-ment du soin des troupeaux et de l’agricul-ture.
Race araucanienne . Cette race, consi-dérée comme un rameau de la précédente ,s’en sépare néanmoins par ses caractères