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Tome treizième.
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tour, de manière à produire de très nom-breuses variétés, qui vont jusqu’à reproduirequelquefois sur une certaine échelle lestraits d’un autre type. On cite des tribusarabes portant le type nègre, plusieurs peu-ples nègres du Soudan et delà Sénégambiereprenant le profil européen, et dans lalimite des différences individuelles , onrencontre de nombreux exemples de ceséchanges.

4° En analysant les caractères distinctifsdes types, nous n’en trouvons aucun qui selie d’une manière nécessaire aux autresdans l’ensemble des faits. C’est dire quenous n’en trouvons aucun qui ait une fixitécomparable à celle des caractères spécifiques,car quelque insignifiant que soient quelque-fois ceux-ci, au point de vue physiologique,ils ont une valeur réelle comme empreinte,et lors même qu’ils s’effacent plus ou moins,ce n’est jamais pour faire place aux carac-tères d’une espèce voisine. Les grandes va-riations de l’Ane et du Cheval sous l’influencede l’Homme n’ont jamais amené un échangede caractères entre ces deux espèces.

5° Aucun des traits caractéristiques desraces humaines ne correspond aux carac-tères spécifiques qui nous guident dans ladétermination des espèces de Mammifères,et tous rentrent dans la catégorie de ceuxque nous observons d’une race à l’autredans la même espèce animale.

6° Si nous ajoutons à ces données , quenous regrettons de ne pouvoir développer,comme quelques unes le réclament, le faitde la présence dans le genre Homme deraces métis indéfiniment fécondes, et d’unefécondité souvent plus grande dans le croi-sement des individus de types différents quedans l’union des individus de même type;si nous plaçons ce fait physiologique enface de l’impuissance des espèces animalesles plus voisines à produire une lignéemixte, nous obtiendrons la conclusion sui-vante : le genre Homme ne constitue qu'uneseule espèce , et sa diversité reste dans leslimites d'une seule et même nature.

Cette diversité n’en demeure pas moinsun objet du plus haut intérêt pour le natu-raliste et pour le philosophe, par les ques-tions d’étiologie qu’elle soulève, aussi bienque par ses rapports avec l’histoire et par leslumières qu’elle peut lui prêter en plusieurs

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cas. Il y aurait là beaucoup plus à dire quenous ne le pouvons aujourd’hui, et surtoutbeaucoup plus à faire que ce qu’on a faitjusqu’à ce jour ; nous ne sommes qu’auxabords de ce grand sujet d’études. (Holl.)

VARLVGA. bot. ph. —Rumphius donnaitce nom à quelques espèces de Figuiers , telsque le Figuier des Indes et quelques voi-sins. (D. G.)

*VARIOLA. poiss . — Nom générique la-tin donné par M. Swainson au genre Va-riole , à la place de celui de Lates choisi parCuvier. — Voy. variole. (E. Ba.)

VARIOLAÏRE. Variolaria (vari , bou-tons, pustules), bot. cr. —(Lichens.) Genrefondé par Persoon , et adopté par Acharius ,mais sur la légitimité duquel les observa-tions de Fries, confirmées plus tard par cellesencore plus décisives de Meyer et Wallroth,sont venues jeter bien des doutes. Ces sa-vants lichénographes ont en effet prétenduque les Variolaires étaient de simples ana-morphoses des Pertusaires. Parmi les bota-nistes qui pensent et soutiennent que cegenre se compose d’espèces autonomes, ilfaut citer M. Fée, qui en croit trouver lapreuve dans la présence de la fructification.Or, comme celle-ci n’est elle-même qu’unealtération de celle du Pertusariacommnnis ,il en résulte que l’opinion de notre ami n’apas toute la certitude désirable. Ces lichenscroissent sur les pierres et plus souvent surles écorces. (C. M.)

VARIOLARIA. bot. foss. — Voy. vé-gétaux FOSSILES.

VARIOLE. Laies, poiss. — Les Poissonsde ce genre de Percoïdes ne diffèrent desPerches que par de fortes dentelures etmême une petite épine à l’angle du préoper-cule , aussi bien que par des dentelures plusfortes aussi au sous-orbitaire et à l’humé-ral. Les trois espèces décrites vivent aujour-d’hui dans les mers des pays chauds. Lenom de Variole est celui que les Francs don-nent, en Egypte, à l’espèce du Nil , le Latesniloticus , Cuv. ( Perça nilotica, Lin.) ; lenom latin Lates paraît être celui que lesanciens lui appliquaient. M. Swainson aformé celui de Variola (Ctassif ., 1839).

Les quatre espèces fossiles connues res-tent inférieures pour la taille aux Varioles vivantes. Trois proviennent du Monte-Bolca{Lates gracilis , gibbus et notœus , Ag.); la