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bout, l’inférieure étant droite, arrondie etlégèrement inclinée vers la pointe, garnid’une cire à la base; des narines ovalairesou oblongues, percées obliquement sur lebord de la dre ; des tarses robustes, réticu-lés ou couverts de petites écailles , nus ouemplumés; des doigts relativement courts ,armés d’ongles peu robustes et peu recour-bés ; des ailes pointues, très longues, éga-lant ou dépassant la queue, qui est généra-lement courte, égale, et composée de douzerectrices.
Les Vautours se distinguent encore parquelques caractères tranchés qui ne per-mettront jamais de les confondre avec lesautres grands Rapaces diurnes. Ainsi, ils ontdes yeux petits et à fleur de tête ; un corpsmassif, épais, oblong; une tête le plus or-dinairement petite relativement à la massedu corps; un cou grêle, long ; l’un et l’autreplus ou moins dénués de plumes, et revêtusd’un duvet court, lanugineux; chez quel-ques espèces la tête est surmontée de caron-cules charnues, et chez quelques autres, lapartie inférieure du cou est ornée d’unesorte de collerette de plumes allongées. Cesdivers attributs, auxquels il faut joindre unport incliné, à demi horizontal, une tenuenégligée, des ailes et une queue traînant àterre, soit dans le repos, soit dans la mar-che, donnent aux Vautours un faciès toutparticulier et caractéristique.
Si les récits que les anciens ont fait desVautours sont le plus souvent fabuleux etsans fondement, les observations des mo-dernes, en nous démontrant tout ce que cesrécits avaient d’exagéré, ont en même tempslaissé fort peu de faits importants dans l'obs-curité, en sorte que l’histoire naturelle dec es Oiseaux est des plus complètes commeelle est des plus intéressantes.
Les Vautours , dont le nom est devenuProverbial et a passé dans le langage figuré,s °nt lâches et voraces; ils ont des goûts^ as , et sont portés , par leur naturel , à sen °urrir ordinairement de charognes et deProies mortes. La corruption est loin de lesrepousser; ils semblent au contraire ne sePlaire que dans les lieux les plus infects.Ces habitudes d’un instinct dépravé, si l’onP ei H ainsi dire, donnent, en général , aux
a utours une physionomie peu intelligente je * repoussante. Une odeur infecte s’exhale |
de leur corps; une humeur visqueuse etpuante découle sans cesse de leurs narines.Lorsqu’ils sont bien repus, le bas de leurœsophage, distendu par les matières alimen-taires, ressemble à une vessie, et fait saillieau dehors des plumes. Alors ils vont se ju-cher en quelque lieu écarté : ceux qui viventloin de l’homme , sur des rochers escarpés ,ou même sur la terre ; ceux qui fréquententles villes, sur le faîte des maisons, sur lesédifices isolés, et là, accroupis, le cou retiréet la tête appuyée sur le jabot, ils restentimmobiles et attendent que la digestion soitachevée. Cet état de repos , l’attitude fleg-matique qu’ils prennent alors, contrastentsingulièrement avec l’agitation , la voracitéqu’ils manifestent lorsqu’ils tombent surune proie. Ce goût des Vautours pour lesvoieries , pour les cadavres de toute sorte ,tourrfe à l’avantage de l’homme ; aussi danscertains pays, l'homme les a-t-il placés soussa sauvegarde. Par exemple, au Chili et sur-tout au Pérou , les Calharthes urubu et auravivent sous la protection des lois. « L’utilitéde ces Oiseaux , dit M. Lesson , dans lesCompléments aux OEuvres de Buffon , estd’autant mieux appréciée sous une tempé-rature constamment élevée et sous un cielhabité par la race espagnole, que ces Oiseauxsemblent seuls chargés de l’exercice de lapolice relativement aux préceptes de l’hy-giène publique , en purgeant les alentoursdes habitations des charognes et des immon-dices que l’incurie des habitants sème aumilieu d’eux avec une indifférence apathi-que. On nous a dit qu’une amende assezforte était imposée à quiconque tuait un deces Oiseaux, et le public en entier témoignaun assez vif mécontentement une fois que ,cherchant à nous procurer, pour nos collec-tions, un de ces Vautours, nous tirâmes surun groupe de plusieurs individus. » Dansquelques autres pays, et probablement àcause des services signalés qu’ils rendent,les Vautours étaient jadis respectés et vé -nérés. Au rapport d’Élien, les Barciens,peuples d’occident, pour honorer les com-battants qui, après avoir donné des preuvesde courage , trouvaient une mort glorieusesur le champ de bataille , les Barciens, di-sons-nous, abandonnaient leurs cadavres àces Oiseaux , qui étaient pour eux des Oi-seaux sacrés. C’est probablement aussi par►