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Tome treizième.
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considérée en elle-même, c’est un ensernb'etrès complexe d’organes chargés de la pinsimportante fonction, celle de la féconda-tion, première phase de la reproduction, et,par suite, de la conservation des espècesvégétales. Dans sa plus grande complica-tion, elle se compose du périanthe ( voy .périanthe) ou des enveloppes florales, caliceet corolle {voy. calice et corolle), et desorganes reproducteurs. Ceux-ci sont desdeux sexes : l’organe mâle ou l’étamine (voy.étamine ) qui renferme et produit le pollen(voy. pollen), et l’organe femelle ou le pistil(voy. pistil). En outre, un grand nombrede fleurs présentent encore des organes par-ticuliers, développés à des degrés très di-vers, auxquels on a donné le nom de nec-taires (voy. nectaires). Le phénomène im-portant que la fleura étéchargéed’accomplirest la fécondation opérée par le pollen surles ovules (voy. ovule ) contenus dans lepistil. Ce phénomène accompli, les enve-loppes florales et les étamines se flétrissentet disparaissent. Toute l’activité vitale seconcentre dès lors dans le pistil, et particu-lièrement dans son ovaire (voy. ovaire). Delà résulte la formation du fruit (voy. fruit)pour laquelle les parois de l’ovaire donnentnaissance au péricarpe ( voy. péricarpe ),tandis que les ovules qu’elles abritaientdeviennent les graines (voy., graine). Celles-ci , parvenues à leur maturité, se montrentaptes à germer sous l’influence de certainescirconstances, et à recommencer ainsi lasérie de développements dont elle-mêmeavait été le dernier terme. Les parties ,dont nous venons de ramener les nomsdans l’espèce de table des matières qui pré-cède , sont parfois accompagnées d’organesqui n’entrent pas dans le plan général de laplante, et qui, pour ce motif, sont fré-quemment appelés organes accessoires ; cesorganes accessoires sont tantôt de simplesdégénérescences (voy. dégénérescence) dediverses parties des plantes, tantôt des pro-ductions particulières et de natures diverses.Ce sont : 1° les piquants , que leur natureet leur origine font distinguer en épines(voy. épines) et aiguillons (voy. aiguillons);2° les vrilles (voy. vrilles); 3° les poils(voy. poils). (P. D )

VÉGÉTAUX FOSSILES, bot. ph.— Sousce titre je me propose de passer en revue

les diverses formes végétales dont les re-cherches géologiques ont constaté l’existenceaux différentes époques de la formation duglobe, qui ont précédé celle à laquelle il apris les caractères de végétation que nouslui voyons actuellement, et d’indiquer l’or-dre dans lequel elles se sont succédé à lasurface de notre terre.

On pourrait étudier séparément cha-cune de ces flores successives et faire ainsile tableau chronologique du règne végé-tal; mais sous le rapport botanique, cettemarche aurait l’inconvénient de nous obli-ger à revenir un grand nombre de foissur les caractères des diverses familles sanspouvoir les traiter jamais d’une manièregénérale; je crois donc que ce tableau dela végétation du globe pendant les diversespériodes de sa formation doit être précédéd’une revue générale des familles qui ontdes représentants dans cette longue his-toire de notre globe; de simples énumé-rations, précédées de quelques observationssur les caractères prédominants de la végé-tation de chaque époque, nous donnerontensuite la chronologie du règne végétal.

Avant de passer à l’examen des diversesfamilles auxquelles on peut rapporter lesdivers Végétaux trouvés à l’état fossile, jecrois qu’il ne sera pas hors de propos defixer un moment l’attention sur les diffé-rents états dans lesquels ils se rencontrent,et sur les précautions qu’on doit prendrepour ne pas se laisser induire en erreur parces divers modes de conservation.

Les végétaux que nous trouvons à l’étatfossile ne sont presque jamais , on peutmême dire je crois jamais, complets ; ce nesont que des portions ou des fragments devégétaux , des tiges, des rameaux, des feuiDles, des fruits ou rarement des fleurs isolésdes autres organes de la plante. Sous cerapport nous nous trouvons dans le mêmecas que pour les Végétaux actuellementexistants lorsque nous recevons des portionsisolées et incomplètes d’un végétal exotiquedont la détermination nous offre souventde grandes difficultés. Mais, en outre, lesVégétaux fossiles, ainsi réduits à quelquesuns de leurs organes isolés, ne les offrentpresque jamais dans un état de conserva-tion qui permette de les étudier dans toute?leurs parties constituantes. Ainsi, les tiges

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