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Tome treizième.
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n’offrent souvent que leur forme extérieure,ou, dans d’autres cas, que leur structureinterne, souvent altérée dans beaucoup depoints; les feuilles n’offrent, dans bien descas,que d'une manière imparfaite le réseaude leurs nervures , et rarement leur épi-derme et ses détails de structure peuventêtre convenablement étudiés ; pour les fruitsle plus souvent la forme externe seule peutnous diriger dans l’appréciation de leursaffinités , leur structure interne étant dé-truite ou fortement altérée par la compres-sion ou par la pétrification.

Les divers modes de conservation des Vé-gétaux à Tétât fossile peuvent se rapportercependant à deux classes principales.

L’impression ou moulage de la planteaccompagnée de la destruction complète dutissu végétai ou avec conservation de peu deses parties constituantes; la pétrificationou la carbonisation qui conserve d’une ma-nière plus ou moins complète la structuredes tissus des organes des végétaux en chan-geant complètement ou en modifiant seule-ment leur nature.

L’impression ou le moulage d’une ma-nière absolue, c’est-à-dire sans conservationd’aucune partie des organes mêmes du végé-tal plus ou moins altérés est assez rare;cependant, c’est l’état habituel des Végé-taux fossiles dans le grès bigarré et dans lescalcaires tertiaires.

La place occupée par le végétal est videou le végétal n’est remplacé que par unematière ordinairement ferrugineuse , quel-quefois calcaire ou argileuse qui n’offrepas d’organisation , qui, par conséquent,n’est pas le végétal pétrifié. On ne peut doncdans ce cas juger que des formes extérieu-res du végétal, et souvent le meilleur moyen,pour le faire avec exactitude, est, après avoirenlevé avec soin la matière amorphe quiremplit le creux laissé par le végétal, de cou-ler dans cette cavité ou dans ce creux , na-turellement vide, de la cire, du soufre outoute autre matière qui représente exacte-ment les formes du végétal détruit.

L’empreinte avec conservation de quel-ques parties du tissu végétal est très fré-quente pour les tiges du terrain houilier;c’est leur mode habituel de conservation et,mi, l’appréciation exacte des diverses formesdu végétal exige beaucoup d’attention.

Dans la plupart de ces tiges la partiesuperficielle, sorte d’épiderme épais et li-gneux, est passée à l’état de charbon com-pacte et anihraciteux , tout le reste de laplante a été détruit et remplacé par de l’ar-gile, du grès micacé, souvent même parun grès grossier, sans aucun indice d’orga-nisation ; quelquefois cependant cette des-truction des tissus internes est moins com-plète: les plus résistants se sont conservéset sont passés à l’état charbonné : ce sont lesparties ligneuses ou vasculaires dont laplace et quelquefois même la structure estindiquée par des linéaments charbonneux;c’est ce qu’on a remarqué depuis longtempspour 1 eStigmaria fiaoicleset ce que M. Cordaa observé dans plusieurs tiges des mines dehouille de Bohême. Quelquefois, outre l’axeou le cylindre ligneux proprement dit, il ya une zone corticale interne , puis l’écorceexterne qui sont ainsi conservées et le tissucellulaire intermédiaire est détruit. Ces di-verses zones de tissu plus dense qui, séparéespar de larges couches de tissu cellulaire dé-truit, s’enveloppent l’une l’autre commeautant de cylindres emboîtés les uns dansles autres et se sont conservées isolément,ont chacune leur forme spéciale et souventune forme différente à leur surface externeet interne. Une même tige peut ainsi donnerlieu à des formes très diverses, chacunecylindroïde et ressemblant à autant de tigesdifférentes.

J’ai déjà signalé, il y a très longtemps, cefait pour les tiges de Sigillaire dont la tige,dépouillée de son écorce charbonneuse, su-perficielle, avait servi à constituer le genreSyringodendron.

Dans le Lomatophloios crassicaule deM. Corda, l’axe vasculaire forme un cylindrefinement strié qui pourrait être pris pourune tige d’un genre particulier, et le cylindremédullaire que ce cylindre vasculaire en-toure, offre des sillons transversaux , parti-culiers qui, suivant cet auteur, ont servi àcaractériser le genre Artisia; j’ajouterai quedes échantillons de cette tige ou d’une autreespèce très analogue des mines de Saar-bruck, m’ont offert une zone intermédiaireentre la surface externe et l’axe vascu-laire qui paraît correspondre à l’origine desbases des feuilles, et qui offre tous lescaractères de la tige figurés par M. de