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Munster, comme des Caulerpites , ne me pa-raissent aussi que des états imparfaits deces Walchia, si variés dans leurs formes sui-vant la partie de leurs tiges ou de leurs ra-meaux, qui sont passés à l’état fossile, etsouvent très déformés dans ces schistes parla pétrification et la pression.
Les Cauletpites païens, dichotomus et cre-nulatus , décrits par M. Althaus (in Dunk.et Mey . Paleonlogr ., I, p. 31, tab. 4, fig. 2,3, 4, et tab. 1, fig. 2 ), sont évidemment, àmes yeux, des fougères identiques avec d’au-tres espèces de cette même époque, mais al-térées par la pétrification. Les deux premiersse rapportent à des Sphenopteris , voisins du5. dichotoma , et le dernier un Pecopteris , pro-bablement le P. lodevensis. Ces plantes, quireprésentent pour ainsi dire la silhouette deces fougères légèrement effacées, n’ont aucunrapport avec les espèces vivantes du genreCaulerpa. Cette opinion rne paraît tout à faitConfirmée par l’impression des mêmes schis-tes cuivreux, figurée par M. de Munster dansle 5* cahier de ses Beytrœge, tab. 14, fig. 3,sous le nom de Caulerpites bipinnatus , etqui est bien clairement une fougère à frondebifurquée, très voisine du Sphenopteris di-chotoma de ces mêmes schistes.
Le Caulerpites Gœpperti , appartenantaussi aux schistes cuivreux d’Ilrnenau, meParaît très voisine de VAlethopteris Martin-**t, Germar, provenant du même terrain ;mais ces plantes, certainement étrangèresa ux Caulerpites, et qui me semblent devoirformer un geore spécial, sont-elles des Al-gues ou des Fougères à frondes épaisses etc °riaces; c’est ce qu’un nouvel examen trèsattentif des échantillons eux-mêmes pourras eul décider.
Les Caulerpites , du calcaire jurassique deSolenhofen, décrits par M. de Sternberg sousfos noms de C.princeps, ochreatus , sertula-elegans, laxus , et probablement colu-brinus , me paraissent bien certainementd’être que des états plus ou moins altérés^es mêmes espèces de Thuites que ce savantav ait aussi rapportées au genre Caulerpites ,s °us le nom deC. expansus, Bucklandianus ,^iæ for mis , etc., et que M. Unger rap-Porte avec beaucoup de raison au genre
Suites . Le Thuites divaricata ( Caulerpites[huiœformis, Sternb.) a été également trouvéa Solenhofen en échantillons parfaitementt. xiii.
caractérisés, ainsi que le montre un échan-tillon plus complet qu’aucun autre que j’aidessiné dans la collection de M. Stockes, àLondres ; et avec un peu d’attention on re-trouve facilement, sur les figures mêmes deM. de Sternberg, quoique assez imparfaites,l’insertion des feuilles et la disposition desrameaux qui caractérisent ce genre. D’autresespèces d’Algues de ce même terrain , leCaulerpites longirameus (Sternb. ,II, tab. 29,fig. 3), et le genre particulier nommé parM. de Sternberg Baliostichus ( ïbid ., tab. 25,fig. 3 ) et adopté sous ce nom par M. Unger,ne sont encore que des branches de coni-fères qui rentreraient dans le genre Thuites,tel qu’on l’a admis dans la plupart desouvrages sur les Végétaux fossiles, mais qui,par leurs feuilles alternes en spirale, cour-tes, charnues et squamiformes, se rappor-tent au genre Brachyphyllum : genre qui,avec les Thuites cités ci-dessus, caractérisepresque cette époque du calcaire jurassique.
La régularité de l’insertion des feuillesdans les échantillons bien conservés de cesfossiles, ne peut laisser aucun doute surleur éloignement de la famille des Algues etdes Gaulerpa. Mais dans les échantillonsfortement comprimés, en partie effacés,ou brisés et déformés, il faut se laisser di-riger par la forme générale et par de légersindices pour classer ces empreintes impar-faites, dont chaque forme accidentelle estdevenue un type spécifique.
On peut donner comme moyen généralde distinguer les Gaulerpa de certaines Co-nifères, que jamais ces Algues, telles quenous les connaissons dans le monde actuel,n’offrent de frondes à rameaux principauxpinnés ; ils sont toujours fourchus ou plusou moins régulièrement dichotomes : dispo-sition qui permettrait plutôt de les confon-dre avec certains. Lycopodes. Ce sont cesrameaux qui portent des appendices folii-formes, disposés avec peu de régularitétout autour de Taxe , ou distiques et trèsréguliers, comme des barbes de plume,mais dont le plan est dans le plan même dela fronde entière; au contraire, toutes lesConifères ont les rameaux pinnés ou ver-ticillés, et jamais réellement dichotomes.
Je vais indiquer ici les espèces qui meparaissent pouvoir se ranger dans ce genre,en remarquant cependant qu’un examen
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