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flora, ont désigné sous le nom de Polypo-rites Bowmanni un fossile qu’ils comparent,quoiqu’avec doute, à un Polyporus , et quiprovient des mines de houille du pays deGalles. J’ai observé une empreinte analoguedans des échantillons du terrain houiller deSardaigne , et qui ne me paraît pas différerdu Carpolithes umbonatus de Sternberg ;quelques points de cette empreinte offraientdes pores peu profonds semblables à ceuxde certains Polypores des pays chauds.
M. Gœppert a représenté, dans tous sesdegrés de développement, un petit Champi-gnon analogue à une Pézize , qui est fixésur un Insecte de la famille des Lépismées,contenu dans du succin; il l’a décrit sousle nom de Pezizites candidus.
Classe II.—ALGUES.
Je réunis sous cet ancien nom de familletoutes les plantes fossiles qui se rapportentà la classe des Algues sans les subdiviser enfamille, parce que les caractères qui distin-guent les familles qu’on admet actuelle-ment sont fondés sur des détails d’organi-sation impossibles à apprécier sur les fossiles,et qui ne se traduisent pas d’une manièreassez positive par des caractères extérieurspour qu’on puisse les bien définir.
La variété même des formes de ces végé-taux rend presque impossible d’en donnerune définition générale ; cependant l’ab-sence presque constante de tiges et de feuil-les distinctes , l’irrégularité fréquente de lafronde formée par la tige souvent étaléesous forme foliacée, l’absence de nervuresnettes et régulièrement ramifiées , sont lescaractères principaux qui les distinguentpresque toujours des autres végétaux.
Quant aux genres dans lesquels on a tentéde les subdiviser, et de répartir les espècesassez nombreuses actuellement connues àl’état fossile, ils ont souventété fondés plutôtsur une comparaison générale et assez vagueavec les formes des genres vivants, que surdes caractères précis ; nous tâcherons de leslimiter par des définitions plus positives.
Les formes souvent peu régulières et sivariées des Algues ont fait rapporter à cettefamille beaucoup de végétaux mal conservés,altérés par la pétrification, mais qu’un exa-men plus attentif et la comparaison avecles fossiles mieux conservés de la même épo-
que et souvent de la même localité peut ce-pendant faire reconnaître pour des végétauxd’autres familles fortement comprimés, àcontours en partie effacés et dont les linéa-ments intérieurs ont souvent disparu. Onverra plus bas que la plupart des Cauler -pites des auteurs sont dans ce cas.
Toutes les Algues sont des Cryptogamesaquatiques, et la plupart d’origine marine ;on les trouve dans les terrains d’époques lesplus différentes, depuis les terrains de tran-sition jusqu’aux derniers terrains tertiairesmarins, mais leurs espèces sont souvent ca-ractéristiques de certaines formations.
Confervites , Brong.
On a donné ce nom à des fossiles de formefilamenteuse , ressemblant aux plantes del’ancien genre Conferva , et formés de fila-ments simples ou rameux et diversemententrecroisés ou subdivisés qui, lorsqu’ils sontbien conservés, montrent des traces de cloi-sons transversales.
On a distingué jusqu’à ce jour sept es-pèces , mais dont plusieurs sont très malconnues et ne montrent que des traces tropvagues pour qu’on puisse affirmer que cesont des Cryptogames de cette famille et nonpas des fibrilles radiculaires d'autres plantes.
Caulerpites , Sternb . ( Furoides *, § 9.
Caulerpites , Brong. )
Ce genre d’Algues fossiles est celui qui aété le plus mal limité et dans lequel on a leplus souvent classé des plantes qui, mieuxétudiées, me paraissent devoir occuper uneposition toute différente. J’ai commis moi-même cette erreur en rapportant aux Fu-coïdes dans la section des Caulerpites, sousles noms de F. Brardii et Orbignianus ,des plantes qu’un examen plus attentif etsurtout une comparaison plus étendue m’ontfait reconnaître pour des rameaux de coni-fères du genre Brachyphyllum.
Mes Fucoides Hypnoides et Lycopodioides ,et les Caulerpites pteroides et Schlolheimii deSternberg sont dans le même cas et se ran-gent aussi parmi les conifères dans le genreWalchia , ainsi que le Caulerpites Bronnüdu même auteur, qu’il avait lui-même rap-porté plus tard aux Lycopodiles.
Plusieurs des plantes cHes schistes cuivreuxdu pays de Mansfeld , décrites par M. de