60
VËG
VEG
une fronde plane, membraneuse, régulière-ment dichotorne, traversée par une côtemoyenne très marquée, sans nervures se-condaires.
L’absence de nervures secondaires, mal-gré la largeur de l’expansion membraneusequi borde la côte moyenne , semble bienranger cette plante dans la famille des Al-gues et la rapprocher des Halyseris. La seuleespèce connue a été trouvée dans les couchesdu grès vert de Niederschoena, en Saxe , parM. Reich, auquel elle est dédiée, H. Reichii ,Sternb., FL der Vorw y 2, tab. 24, f. 7. Elleparaît y être assez abondante et atteindreune plus grande dimension que ne l’indiquela figure citée.
Zonarites, Sternb . ( Fucoides,§ 7;
Dictyotites, Brong.).
Ces Algues fossiles ont, comme les Die -lyota et Zonaria, une fronde plane, mem-braneuse , flabelliforme , divisée en lobesdichotomes, sans nervures, quelquefois mar-quées de.zones transversales produites parles fructifications.
On en connaît trois espèces : une desSchistes cuivreux du Zechstein les deuxautres des terrains tertiaires d’Italie .
Rhodomelites , Sternb . ( Fucoides ,
§ Fucites , Brong.).
Le seul Fueus rangé dans ce genre aune forme très particulière. Sa fronde estplane , dichotorne , à divisions étroites, li-néaires, très régulières, traversées par uneforte côte moyenne.
Ces caractères sembleraient le rapprocherdes Halyserites , mais la texture solide dela plante, l’épaisseur de l’étroite expansionmembraneuse qui borde la côte médianefont plutôt ressembler cette Algue au Rho -domela obtusata de la Nouvelle-Hollande,plante du reste fort mal connue. Il serait àdésirer qu’on pût observer le mode de ter-minaison des rameaux de cette espèce fossilequi établirait peut-être d’une manière pluspositive ses rapports avec les Algues vivan-tes. Elle vient des lignites inférieurs à lacraie de i’île d’Aix, près la Rochelle .
M. Eichwald indique un Rhodomela bi~jugata dans les schistes bouillersdu Donetz;mais cette plante, qui n’est pas figurée par
ce savant, se rapprocherait d’une section trèsdifférente du genre Rhodomela .
Ce nom indiquerait, entre l’unique espècede ce genre et les Laminaria , des rapportsqui ne me paraissent pas probables; car safronde simple, entière, membraneuse, maiscoriace , et traversée par une forte nervuremédiane , porte des tubercules fructifères,mamelonnés , analogues à ceux des vraiesFucacées, et très différens des plaques desporanges des Laminariées. Il me paraît pro-bable que cette plante est le type d’un genredétruit ou inconnu jusqu’à présent dans lemonde actuel.
La seule espèce qui lui appartienne ( Fw-coides tuberculatus, Brong., Hist. vég. foss .,t. VII, f. 5.) a été trouvée dans les lignitesinférieurs à la craie de l’île d’Aix.
Les plantes dont M. de Sternberg a forméce genre paraissent, en effet, constituer ungroupe assez distinct, se rapprochant cepen-dant spécialement du genre vivant Splachni-dium ( Ulva rugosa , Linn.) des mers del’Afrique australe . Ce sont des Algues àfrondes cylindroïdes, épaisses, coriaces, sim-ples ou dichotomes , croissant en touffe,marquées de plis transversaux, formant desstries peu régulières, rapprochées , et por-tant des fructifications sous forme de tu-bercules hémisphériques épars entre lesstries.
La principale différence entre ces fossileset les Splachnidium, quant à la forme géné-rale, consiste en ce que ces derniers ont desrameaux naissant latéralement de la frondeprincipale , par une base contractée, tandisque la plante fossile , lorsqu’elle n’est passimple, se divise en rameaux dichotomes quine sont ni contractés ni articulés.
M. de Sternberg a distingué six espècesdans ce genre ; mais il a, je crois, attribuétrop de valeur à des formes individuelles ,et ces espèces doivent probablement se ré-duire à trois ou quatre, dont il serait fort àdésirer que la structure fût mieux étudiée-Elles proviennent du calcaire jurassique deSolenhofen et des calcaires marneux gris desenvirons de Vienne.