Le genre Cystoseira est un des plus re-marquables et des plus variés dans les mersdes régions tempérées chaudes; il présenteévidemment plusieurs analogues dans lesterrains tertiaires, et peut-être sous créta-cés de l’AHemagne orientale. M. Unger en afiguré trois espèces dans le Chloris protogœaet M. de Sternberg deux autres; ces plantessont caractérisées par des frondes très ra-meuses , à rameaux filiformes , renflés versleur base ou leur partie moyenne en vési-cules fusiformes ou moniliformes, et se ter-minant en ramules filiformes ressemblantsouvent à des feuilles étroites.
Sargassites , Sternb . ( Fucoides , § 1 ;
Sar g assîtes , Brong.).
Les espèces analogues au grand genreSargassum, si abondant dans les mers équa-toriales, sont beaucoup plus douteuses. J’aicité quelques formes qui s’en rapprochentun peu, mais leur analogie est fort vague.Le S. septentrionales , de Hœganes, en Sca-nie, est celui dont la ressemblance est laplus frappante , et a été également admisepar Agardh. Ces Algues se distinguent parune tige filiforme, rameuse, portant des ap-pendices foliacés, réguliers, souvent pétiolés,et tout à fait semblables à des feuilles et desvésicules globuleuses pédicellées.
Outre ces Algues, classées par genres fon-dés sur des caractères assez positifs et quipermettent de les comparer aux genresd’Algues vivantes, il en reste plusieurs qui,par leurs formes mal caractérisées, ne peu-vent être classées avec précision, et que deséchantillons plus parfaits ou une compa-raison plus attentive feront peut-être sortirde cette famille. Tels sont les Fucoides deMonte-Bolca , que j’ai nommés turbinatuset discophorus , ceux que M. Harlan a dé-signés sous les noms de Alleghaniensis et deBrongniartii ; telles sont enfin les tiges trèssingulières, indiquées par M. Gœppert, sousles noms de Cylindrites , dont il a distinguéPlusieurs espèces trouvées dans le Quader-sandstein de Silésie , qu’il est difficile de nepas considérer comme des corps organisés,et que leur irrégularité ne permet guère decomparer qu’à des Algues. Des corps analo-gues ont été observés dans les calcaires ju-rassiques et crétacés , mais leurs grandes
dimensions et l’irrégularité de leurs formesn’ont jamais permis de les bien décrire , nide leur trouver d’analogues dans le mondeactuel.
Classe III. — LICHENÉES.
L’absence de toute plante de la familledes Lichens à l’état fossile est encore un desfaits singuliers de la géologie botanique;doit on l’attribuer à leur absence à ces di-verses époques, ou à quelque difficulté dansleur conservation dont on ne se rend pasbien compte. M. Gœppert indique un Ver-rucarites geanthracis sur les écorces du li-gnite de Maskau en Silésie ; mais cette es-pèce fossile n’est ni décrite ni figurée.
DEUXIÈME EMBRANCHEMENT.
Végétaux cryptogames acro-gènes*
Classe III. — MÜSCINÉES.
Famille des Hépatiques.
Il y a peu de temps, aucun représentantde cette famille n’avait encore été indiquéà l’état fossile. Quelques échantillons, fortbien conservés, trouvés dans le calcaire sili-ceux des environs de Sésanne (partie infé-rieure du terrain tertiaire), y montrentévidemment la présence d’une espèce deMarchantia à fronde assez grande, lobée àlobes allongés, accompagnée de portions in -complètes des organes de fructification queje ferai connaître sous le nom de Marchan-tites Sesannensis.
M. Gœppert, dans son bel ouvrage sur lescorps organisés du Succin, a figuré et décritavec détail trois espèces de Jungermanniadu groupe des Jungermannes à tiges distinc-tes, portant des feuilles distiques ; il les adésignées sous le nom deJungermannites,e tleur analogie avec les Jungermannia dumonde actuel ne laisse aucun doute.
Famille des Housses.
J’ai déjà indiqué, sous le nom de Muscites ,quelques fossiles qui me paraissaient rentrerdans cette famille; mais des échantillonsplus complets m’ont prouvé que les petitsrameaux que j’avais décrits sous le nom deMuscites squamalus, sont des fragments debranches d’une Conifère voisiné du Taxo -