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cle ou d’U, ou replié régulièrement etenroulé aux deux extrémités. Cette forme,très prononcée chez les Dichsonia , se re-trouve chez les Osmunda , Aneimia et genresvoisins, et ce caractère se montre aprèsleur chute sur les cicatrices qu’ils laissentsur la tige.
Tantôt, au contraire, les faisceaux sontnombreux, étroits, et laissent des cicatricespunctiformes, disposées avec symétrie.
Quant aux frondes, leur extrême régula-rité, leurs découpures ordinairement pro-fondes, répétées, leurs nervures fines, sou-vent dichotomes, les font habituellementreconnaîtreau premier aspect. Mais il faut ce-pendant signaler des exceptions essentiellesà se rappeler pour ne pas exclure de cettefamille des plantes qui lui appartiennent.Ainsi les feoilles des Platycerium ou Stema -ria , les feuilles avortées et basilaires desmêmes plantes et des Drynaria , ne sontplus régulièrement symétriques.
Quant aux nervures, si elles conserventgénéralement leur finesse et leur netteté,elles sont souvent anastomosées, suivant desmodes très variés qui permettent presquetoujours au botaniste exercé à l’étude decette famille de les reconnaître, mais quiexigeraient de longs détails descriptifs pourles signaler et les faire comprendre sans lesecours de figures.
Enfin , dans la plupart des Fougères , lesfructifications sont portées à la face infé-rieure des feuilles, et la disposition des grou-pes que leurs capsules constituent formeun des caractères les plus essentiels pour ladétermination des genres de Fougères ; ce-pendant quelquefois le parenchyme des feuil-les disparaissant dans les frondes fertiles ,ces parties fructifiées semblent alors formerdes grappes ou des épis indépendants desfeuilles.
Mais à ces caractères de disposition gé-nérale des fructifications s’ajoutent, commecaractères très essentiels, la présence, dansbeaucoup de cas, d’une membrane qui lesrecouvre ou les enveloppe, et surtout lastructure même des capsules. Ainsi les ca-ractères fondamentaux de la classificationgénérique des Fougères vivantes sont :
La structure des capsules ;
2° La disposition du tégument membra-neux qui les accompagne souvent;
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3° La forme et la position des groupes decapsules ;
4° Le mode de nervation des feuilles.
De ces caractères, les deux premiers nousmanquent complètement dans l’étude desFougères fossiles, ou du moins les cas où l’onpeut réellement observer avec quelque cer-titude la structure des capsules sont ex-trêmement rares; le troisième peut s’obser-ver plus souvent, mais il ne l’a pas été ce-pendant dans un dixième des espèces fos-siles connues ; enfin le dernier, considérédans les Fougères vivantes comme le moinsessentiel , et n’ayant été introduit que ré-cemment dans la délimitation des genres ,est le seul que nous puissions observer surtous les échantillons bien conservés de cesfossiles.
Placé dans des conditions semblables,devons-nous chercher à calquer la classifi-cation des Fougères fossiles sur celle des Fou-gères vivantes, et employer des dénomina-tions trompeuses en donnant les noms deGleicheniles , d’ Adiantites , de Cheilanlhites ,d ' Hyinenophyllites , de Trichomaniles , deDiplazites , d 'Asplenites , d 'Acrostichites , deWoodwardiles , d 'Aspidites , de Cyatheiles ,d 'Hemiteliles > de Polypodites , à des plantesfossiles dont les affinités avec les genresdont on a dérivé leurs noms sont non seu-lement très faibles et très douteuses dansbeaucoup de cas, et pourraient être aussiintimes avec d’autres genres vivants , maissont quelquefois même contraires à toutesles vraisemblances ?
Aussi M. Gœppert, qui avait introduit laplupart de ces dénominations , espéranttrouver, dans les caractères de fructificationqu’il avait observé plus fréquemment queles savants qui l’avaient précédé, un moyende faire concorder la classification des Fou-gères fossiles avec celle des Fougères vivantes,a-t-il renoncé depuis, dans la plupart des cas,à ces dénominations pour admettre une no-menclature, une division par genre indé-pendante de celle adoptée pour la créationactuelle ; nomenclature qu’on peut ne con-sidérer, si Ton veut, que comme provisoire,mais qui est préférable tant que l’on ne serapas parvenu à connaître avec plus de préci-sion, dans la généralité de ces fossiles, lescaractères de fructification, base de la clas-sification des fougères vivantes, ou à déter-