VEG
75
VEG
dépens des Peeopteris, et particulièrementd es vrais Peeopteris , par leurs nervures se-condaires recourbées et dichotomes.
Le Cladophlébis pteroides a tant de rapportav ec les vrais Neuropteris, par ses caractèresa bsoIus, que peut-être doit-on le rangerdans ce genre, quoiqu’il n’en ait pas l’as-Pect. Plusieurs espèces de ce genre appar-tiennent aux terrains secondaires, mais laPlupart sont cependant du terrain houiller.
Loniopteris ( Peeopteris , § VI , Sphenopte -roides et Sphenoptertdis spec.).
Ce genre ou cette ancienne section desPeeopteris , forme pour ainsi dire le passageaux SphenopteriSy comme la précédente éta-blit le passage aux Nevropteris.
Ici les pinuules sont détachées du rachiscommun, mais elles sont lobées et denti-coiées, de sorte qu’on pourrait les considérercomme des pennes raccourcies et légère-ment pinnatifides , forme qui se rapprocheextrêmement de celle des Sphenopteris Dick -so moides, telles que les Sphenopteris fragi -1*5, Dubuissonis, Gravenhorstii , qui seraientPeut-être mieux placées dans ce genre avecles Peeopteris chœrophylloides, athyrioides,Cr istata et Murrayana. Ces plantes semblè-rent par leurs formes générales se rap-procher des plantes de la tribu des Dickso-tr iées, et quelques échantillons fructifiéstiennent confirmer cette analogie. Ainsi, leBalantites Martii Gœpp. ( Syst. fil. foss.,
XXXVII, f. 5-6), paraît bien rentrer dansCe groupe, et M. Gœppert lui attribue une^édification analogue à celle du Balan-iiu m, genre de Dicksoniées, fructification^é’il n’a malheureusement pas représentées ^ r ses figures. D’après une lettre et un des-S,Q que m’a adressés M. Williamson, en^^44, le Tympanophora racemosa du Fossil1} 0r a , n’est pas autre chose que la partiemférieure et fertile de la fronde du Conio-PterisMurrayana ( Pecopt . Murrayana , Hist.Ve 9. foss., tab. 126), disposition tout à faitar *alogue à celle du Thyrsopteris , Fougèrear b°rescente de l’île Juan-Fernandez, de lalr ibu des Dicksoniées.
vais maintenant citer ici quelques£ e nres fondés sur l’examen plus ou moinsP r êcis de la fructification , qui, par la formee leurs frondes, me paraissent se rattacher
aux genres précédents, surtout aux Pecopte-ris proprement dits, et dont quelques unsméritent cependant d’être distingués d’unemanière positive.
Glockeria, Gœpp.
Ce genre fondé sur une seule espèce fi-gurée (Syst. fil. foss., t. XXXIX, f. 2-3)présente, entre la figure et la description, sipeu de rapports, que je ne puis pas me ren-dre compte de ses caractères. La figure trèsnettement lithographiée ne montre aucunetrace de nervures ni de fructification , et ladescription les indique, eu renvoyant à lafigure de détail, comme terminant les ner -vures, et ayant quelque analogie avec cellesdes Marattia. L’auteur compare la planteelle-même au Marattia cicutœfolia , dont ilfigure une foliole, et j’avoue qu’il m’est im-possible de trouver la moindre analogieentre les deux plantes; la forme généralede la fronde est celle d’un Peeopteris dugroupe des Unitæ , et l’absence des nervuresrend son classement précis impossible.
Danàeites , Gœpp.
Cette plante, décrite et figurée dans leSyslema filic. fossil. de Gœppert, n’offredans le fragment grossi que des traces sivagues de fructification , que je ne conçoispas qu’on ait pu les comparer à celles desDanaea, dont cette plante n’a nullement laforme générale. A moins que le dessin nereprésente très mal la nature, on doit re-connaître qu’il est impossible de classercette plante d’après ses caractères de fruc-tification ; sa forme générale et les indicesvagues de fructification la rapprocheraientdu Peeopteris hemitelioides, dont Sternbergou Presl ont formé le genre Partschia.
M. de Sternberg , ou plutôt je croisM. Presl, qui a concouru à l’ouvrage decelui-ci, surtout pour la classification desFougères , a établi ce genre d’après monPeeopteris hemitelioides sans en donner denouvelle figure. Il a rapproché cette plantedes Gleicheniées, et cependant le peu qu’onvoit de sa fructification et que j’ai repré-senté fidèlement, indique plutôt un Cyathea,car c’est le moule laissé par la feuille fruc-tifère qu’on peut observer, et ce moulemontre des conceptacles globuleux fixés sur