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Tome treizième.
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quer quelque analogie entre ces plantes etles Gleicheniées; mais il y a cependant degrandes différences entre la forme des capsu-les de ce fossile et celle des plantes de cettetribu.

POLYPODITES.

On peut, je crois, laisser ce nom appliquépar MM. Gæppert et Unger à des plantesfort différentes par leur nervation, à deuxespèces du terrain jurassique de Scarborough;les Polypodites Lindleyi Gæppert ( Pecopte-ris polypodtotdesLmdl. etHutt. Foss. Flor .,1, 60) et Polypodites crenifolius Gæppert(Pecopieris crenifoliis Phill., propinquaUndl. et Huit., loco citato . 1.119).

Ces deux plantes ont, en effet, d'après lesfigures citées ci-dessus, la nervation et lemode de fructification des vrais Polypodium ,c'est-à-dire une fronde pinnatifide, à pinnu-les adhérentes et confluentes par leur base,à nervures secondaires, non réticulées, émet-tant seulement un ou deux rameaux laté-raux portant à l’extrémité de l'un d’eux ungroupe de capsules arrondies.

Ces caractères se retrouvent dans les deuxplantes fossiles et dans les vrais Polypodes [Polypodium commune , sororium , etc.). Lagrosseur des groupes de capsules semble indi-quer qu’ils sont composés d’un grand nom-bre de capsules pédicellées , comme chez lesPlantes vivantes de ce genre, et ces diverscaractères réunis les distinguent complète-ment du genre précédent dont les fragmentsstériles auraient cependant beaucoup d’ana-logie.

II. Nervures anastomosées réticulées.

Nervures anastomosées par arcades, aréoles qua-drilatères pentagonales ou hexagonales. Réseau

simple formé par des nervures du même ordre.

Pblebopteris , Brong. (pro parte).

Hans les Fougères auxquelles nous ré-servons le nom de Phlébopteris, appliquéa utrefois par nous à toutes les Fougères ànervures anastomosées par arcades, les ner-Vu Çes qui partent de la nervure médiane etqui sont assez espacées s’anastomosent pararc ade, et donnent naissance par leur côtéexterne à des nervures simples ou bifur-qu «es qui s'étendent jusqu’au bord de laPinnule.

Ce sont des Fougères à fronde pinnatifide,

à pinnules allongées, confluentes par tabase, ayant assez l’apparence de certainsPolypodium appartenant actuellement augenre Marginaria , Presl. : tels sont les Phle-bopteris polypodioides, Brong.; Schouwii,Brong. ; contigua, Lindl. et Hutt.

M. Gæppert a placé ces plantes dans songenre Hemitelites , mais outre l’inconvénientde changer un nom donné depuis plusieursannées, ce nom indique des rapports quine me paraissent nullement vraisemblablesentre ces fossiles et le genre Hemitelia ouCnemidaria , et réunit des plantes tout à faitdissemblables, telles que celles ci-dessusindiquées, et le Pecopteris gigantea.

Les Phlébopteris sont tous des terrainsjurassiques. Une espèce trouvée dans lesmarnes du lias à Couches, près Autuu, parN. Landriot, et que je nomme Phi . Lan -driotii, très voisine du Phi. Schouwii , endiffère cependant par la surface des pinnu-les fructifères. Ici, les fructifications bienconservées forment de petits groupes arron-dis portés sur les nervures externes, com-posés de 5 à 8 capsules sessiles rayonnan-tes, à anneau élastique assez large, plat,strié comme celui des Cyatheacées , et diffè-rent ainsi très notablement des fructifica-tions des vraies Polypodiacées .

Guttbiera, Presl.

Ce genre limité au G. angustiloba , Presl.,diffère à peine du précédent, et une nou-velle comparaison conduira peut-être à lesréunir, le mode d’aréolation des nervures,parait cependant un peu différent et lesrapproche des Polypodites . Ce sont des Fou-gères à frondes pinnatifides, à pinnulesétroites et allongées, analogues surtout àcelles du Phlébopteris Schouwii , par leurdimension et par la forme mamelonnée despinnules dans les points qui correspondentaux fructifications. Dans ces plantes commedans les hlebopteris , ces fructifications sontévidemment analogues à celles des Polypo-dium .

Cette espèce est du Keuper près de Bam-berg .

WOODWARDITES, Gœpp.

M. Gæppert indique deux plantes fortanalogues entre elles au premier abord,comme constituant ce genre; cependant,d’après ses figures, l’une par ses nervures