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Tome treizième.
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la fructification qui soit connu à l’état fos-sile, et cette plante est d’autant plus remar-quable qu’avec une forme générale, analogueà celle de la plupart des Pecopteris à frondetrès découpée, à pinnules petites, commedans le Pecopteris arborescens , elle présenteune fructification tout à fait différente decelle des Fougères qui ont ce genre de fronde,et semblable à celle de la famille des Schi-zéacées. Ce genre est ainsi caractérisé :

Pinnules à nervures pinnées, simples;capsules disposées en une seule série de cha-que côté de la nervure médiane, sessiles,nues, surmontées d’un anneau élastique,terminal, hémisphérique, à plusieurs rangsde cellules. Tégument nul. Fronde bipinnée(plutôt tripinnatifide), à rachis grêle, cana-liculé, glabre.

Cette disposition des capsules et leurstructure rappelle celle des genres Schizeaet Mohria , et surtout celle de ce derniergenre où les capsules sont portées sur lebord de pinnules peu modifiées. Mais, quoi-que ce genre fossile se rapproche beaucoupdu Mohria , il en diffère, non seulement par)a forme générale de la fronde, mais surtoutpar les capsules dont l’anneau élastique estformé, dans le Mohria , d’un seul rang decellules linéaires, radiées, tandis que, dansle Senftenbergia , d’après M. Corda, il estcomposé de plusieurs rangées régulières decellules.

Cependant, sur un échantillon bien con-servé de cette plante venant, comme ceuxdécrits par le savant cité ci-dessus, de Rad-nitz en Bohême, l’anneau élastique terminalme parait bien moins régulier qu’il ne l’areprésenté, et, par là, ce genre se distingue-rait encore plus complètement du Mohria.Mais cet exemple est surtout remarquableen ce qu’il doit nous tenir en garde contredes rapprochements fondés seulement sur laforme générale des frondes ou sur des in-dices vagues et imparfaits de fructifications.

Laccopteris, Presl.

Les deux espèces rapportées à ce genrepar M. Gœppert (le Laccopteris elegans Presl,rentrant dans le genre Asterocarpus sous lenom û'Asterocarpus lanceolatus) , sont re-marquables autant par la forme générale deleurs frondes que par leur fructification.Ce sont des frondes longuement pétiolées,

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divisées au sommet en pennes digitées, ra-diées, au nombre de sept environ, simple-ment pinnatifides, allongées, à pinnulesoblongues, adhérentes par leur base, commedans les Pecopteris^ et même en partie sou-dées entre elles, à nervures secondairesdichotomes, comme dans les Cladophlebis.Les fructifications, en groupes arrondis,disposées en une rangée de chaque côté dela nervure médiane, sont formées d’un petitnombre de capsules, cinq à sept en général,qui paraissent sessiles, oboyales, et muniesd’un large anneau élastique.

Cette disposition semble indiquer quelquesrapports avec les Gleichenie'es , mais la formedes capsules n’est pas assez nette pour déci-der ces rapprochements.

Ces deux plantes, fort remarquables, sontdu lias de Beyreuth.

Andriana F. Braun.

Ce genre, provenant de la même localitéqueleprécédent,etdonton ne connaîtencorequ’une espèce, offre aussi une fronde à pen-nes digitées, radiées, partant du sommet dupétiolecommun au nombre de neuf probable-ment, portées elles-mêmes sur un pétiole nu,assez long, profondément pinnatifides, à lo-bes linéaires, étroits, plus ou moins longs,suivant leur position, et atteignant jusqu'à1 décimètre. Ces pinnules sont presque con-tiguës, parallèles, à nervures pinnées ; maisles nervures secondaires ont une dispositionqui caractérise parfaitement cette plante;elles sont semi-pinnées, c’est-à-dire que lanervure secondaire principale qui sort de lanervure médiane , n’émet des ramules qued’un côté, du côté qui correspond à l’extré-mité de la pinnule; ces nervures sont aunombre d’une ou de deux, suivant leur posi-tion, et celle d’en bas est souvent bifurquée ;c’est sur le rameau principal de celle-ci quese trouvent insérés des groupes de capsulesarrondis , composés de cinq à six capsulessessiles, imbriquées, semi-circulaires, entou-rées à moitié par un anneau élastique, étroit.

A en juger d’après la figure de M. Fr.Braun, qui a décrit avec beaucoup de détailce nouveau genre (wMunster, Beytr. f liv. 6,p. 42, tab. 9et 10), les capsules, imbriquéesrégulièrement, différeraient entre elles parleur grandeur; ce qu’on n’observe pas dansles autres Fougères .

La réunion de ces caractères semble indi-