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tiplié, pour l’état actuel de nos connaissan-ces, les genres fondés sur les tiges desFougères , dont nous ne connaissons géné-ralement la structure que d’une manièretrop imparfaite pour y établir des divisionsbien définies; je crois qu’il vaut mieux pourle moment les réduire aux suivantes.
Caülopteris, Lindl. et Huit.
Tiges arborescentes; feuilles caduques.Cicatrices laissées par les feuilles oblongues,disposées le plus souvent en séries longitu-dinales. Traces des faisceaux vasculairesvagues et nombreuses.
Ce genre comprend les Caülopteris , Pty-chopteris et Stemmatopteris de Corda, c’est-a-dire les quatre premières espèces de monHistoire des Végétaux fossiles , et le C. Phïl-lipsiif de Lindley et Hutton.
Ce sont toutes des tiges du terrain bouil-ler qui paraissent se rapprocher de cellesdes Cyathéacées.
Tiges arborescentes; feuilles caduques.Cicatrices laissées par les pétioles ovales ouarrondis, disposées en spirale. Faisceauvasculaire unique en forme de demi-cercle,ou sinueux ouvert supérieurement.
Ces tiges, quicomprennentles Protopteris ,Chelipteris et Sphalmopteris , de Corda, sedistinguent essentiellement par la formedu faisceau vasculaire unique de chaquecicatrice foliaire qui les rend surtout ana-logues aux tiges des Dicksoniées arbores-centes du monde actuel.
Dans quelques unes la structure internea été observée, et elle vient confirmer cetteanalogie; c’est ce que montra le ProtopterisCotteana Presl., de l’époque houillère, par-faitement décrit et figuré dans ses détailsanatomiques par M. Corda; c’est ce que j’aiaussi observé sur une nouvelle espèce deProtopteris , des grès ferrugineux de l’époquewealdienne des environs de Saint-Bizier, quim’a été communiqué par M. Amand Buvi-gnier. Les espèces du grès bigarré décritespar M. Schimper et la tige que j’avais admisecomme appartenant à VAnomopteris Mou-geotii , et qui forme le genre Sphalmople *ns de Corda, n’ont offert aucune trace destructure interne. Du reste ce caractère dufaisceau vasculaire du pétiole n’est pas
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propre uniquement aux Dicksoniés, il seretrouve dans les Osmondacées et dans plu-sieurs autres Fougères .
Zippea, Corda.
Cette tige singulière n’offre plus que desrapports éloignés avec les Fougères arbo-rescentes actuelles, quoique les points lesplus essentiels de son organisation paraissentl’en rapprocher. Elle est cylindroïde, don-nant naissance par sa surface à des fibrille»radiculaires adventives et à deux rangéesopposées de feuilles distiques qui ont laissédes cicatrices rapprochées assez semblablespar leur forme à celles de certaines espècesde Sigillaires, présentant des traces vascu-laires nombreuses, irrégulières et assezvagues.
Intérieurement cette tige, sous une écorceépaisse, présente un cylindre ligneux etvasculaire continu. M. Corda le représentecomme formé de deux moitiés inégales, maisla plus petite correspondant alternativementaux deux séries de feuilles et se séparantdu cylindre principal, ne me paraît forméque par le faisceau vasculaire qui se portedans chaque feuille, comme on le voit dansles autres tiges de Fougères arborescentes.Je suis donc porté à croire avec M. Cordaque c’est une tige de Fougères à feuillesdistiques.
Cottæa , Gœpp.
La plante fossile du grès du Keuper desenvirons de Stuttgard, figurée par M. Jæger,qui a servi à constituer ce genre, est si vagueet présente si peu de caractères précis, qu’ilest presque impossible de définir ce genreautrement que par ces mots : tige non ar-ticulée, probablement dressée, couverte parles bases persistantes des pétioles disposéesen spirale (Gœpp.).
M. Schimper a rapporté à ce genre latige du grès bigarré que nous avions attri-buée à Y Anomopteris, mais la disposition desfaisceaux vasculaires des pétioles doit plutôtla faire considérer comme un sommet detige de Protopteris, dont les pétioles ne son 1pas encore complètement détruits.
Thamnopteris.
Je désigne sous ce nom une tige de FoU'gère frutescente, dressée, mais à pétiole 5persistant autour d’une tige assez grêle q lî8