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cette famille, les Sphenophyllum du terrainhouiller. Maintenant la disposition généralede leurs épis de fructification indique detels rapports entre ces plantes et les Astéro-phyllites , qu'il est impossible de les sépareret de ne pas en faire une famille spéciale ,dont la position, dans la méthode naturelle,est loin d’être certaine, et qui, comme nousle dirons en parlant des Asterophyllites , os-cille entre les Cryptogames, telles que lesMarsiléacées * et les Equisétacées et lesPhanérogames gymnospermes. Il ne reste-rait donc pas de plantes fossiles à classerparmi les Marsiléacées, si quelques plantesdes terrains secondaires jurassiques ne pa-raissaient se rapporter à cette famille.
C’est ce que M. F. Braun a supposé pourla plante qu'il a décrite sous le nom deBajera dichotoma ( Jeanpaulia dichotoma ,Ung. ), nom que je crois devoir conserver,le Bajera de M. de Sternberg étant un vé-gétal trop incomplet pour pouvoir constituerun genre, et pouvant être rapporté au genreCulmites sans aucun inconvénient. On peutainsi caractériser ce genre :
Bajera, F. Br.
Fronde pétiolée , flabelliforme, lobée,à lobes simples ou dichotomes; nervuresprincipales dichotomes; nervures secondai-res anastomosées formant des aréoles allon-gées, anguleuses. Conceptacles ovoïdes ouglobuleux, groupés au sommet de pédicellesbaissant d’un rhizome.
Ce genre a pour type le B. dichotoma ,Parfaitement figuré parM. F. Braun (Munst.Beytr., fasc. yi, p. 20, t. 13), et provenantq es schistes du lias de Bayreuth . Mais ild°it probablement comprendre quelquesa btres plantes de la même époque ou desler rains jurassiques plus récents.
Tels sont les Baiera ( Jeanpaulia ) Brau -n iana et nervosa ( Dunker, Weald. form.,
H, tab. 5, fig. 2, 3, 4). Telle seraitau ssi probablement une plante des mêmester rains désignée par Dunker sous le nom
Cyclopieris digitata , mais qui me paraîtdifférente de celle que j’ai décrite sous cenom.
^’ai plus de doute relativement à quel-ques plantes du terrain oolithique de VVhitbyb*- de Scarborough, qui, par la forme de leurs'°ndes profondément lobées, flabelliformes,
se rapprochent du Bajera dichotoma , maisqui m’ont toujours paru avoir les nervuresparallèles et non anastomosées. Tel est leCyclopleris Huttoni (Cycl . digitata , L. et H.,Foss. Flor., n° 64, Dunk., I. c., t. 5, f. 3,6 ), et une espèce des mêmes localités àlobes linéaires.
Quant au Solenites furcata de Lindley etHutton (Foss. Flor., n° 209), sa forme gé-nérale est si différente qu’il me paraît dif-ficile de le classer dans le même genre. Jele croirais plus voisin des Psilotites.
On doit aussi exclure des Bajera le Sphœ -rococcites Munsterianus de Sternb., queM. F. Braun classe dans ce genre ; ce n’estqu’une portion de mon Sphenopteris macro -phyllus , dont j’ai maintenant une frondecomplète du calcaire jurassique de Morestel,près Lyon .
Le Sphœreda paradoxa , L. et H., Foss.Flor., n° 159, est très probablement lafructification d’une des espèces de ce genretrouvée dans le même terrain de Gristhorp-Bay, près Scarborough.
Il me paraît qu’on peut conclure de^cescomparaisons que la famille des Marsiléa-cées est probablement représentée, pendantla période jurassique , par un ou peut-êtredeux genres de plantes comprenant cinq ousix espèces, à souche grêle, rampante commecelle des Marsilea , qui portait des feuillespétiolées , dont le limbe, au lieu d’être di-visé en quatre lobes réguliers, comme dansles Marsilea , était flabelliforme, à lobesdichotomes, cunéiformes ou linéaires, ànervures principales dichotomes, et à ner-vures secondaires anastomosées ou paral-lèles, et dont les conceptacles reproduc-teurs, assez analogues par leur forme à ceuxdes Pilularia et Marsilea , étaient réunispar petites grappes ou bouquets portés surdes pédicelles naissant du rhizome.
Famille des Charaeées.
Cette famille, placée tantôt près des Algueset des Conferves, tantôt près des Marsiléa-cées et des Équisétacées, et que nous croyonsdevoir placer à la suite de la première de cesfamilles, ne comprend que le genre Cbaradont les nombreuses espèces croissent dansles eaux douces de presque tout le globe,et sont facilement reconnaissables à leurstiges articulées, lisses ou striées longitudi-