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nalement, grêles, composées d’un seul tubeou de plusieurs tubes fasciculés, portant desrameaux analogues verticillés, et surtout àleurs fruits ou graines sphéroïdales ou el-lipsoïdes, dont la paroi est formée de cinqtubes contournés en spirales.
A l’état fossile, ce genre, représenté parses graines anciennement décrites par La-marck , sous le nom de Gyrogonites , et pardes fragments de ses tiges, se rencontreabondamment dans les meulières du terraind’eau douce supérieur des environs deParis.
Quelques autres espèces moins abondan-tes ont été retrouvées dans d’autres partiesdes terrains tertiaires, et une étude attentiveen multipliera probablement le nombre desespèces. Celles décrites jusqu’à ce jour sontau nombre de six, toutes des terrains ter-tiaires de France, d’Allemagne et d’Écosse .
Cette famille, qui, dans le monde actuel,ne joue qu’un rôle très secondaire dans lavégétation du globe, me paraît, dans lespremiers temps de la création du règne vé-gétal, avoir rivalisé avec la famille des Fou-gères par la dimension des individus, la va-riété et le nombre des espèces.
La différence entre ses formes ancienneset celles qu’elle revêt actuellement a engagédivers auteurs à former plusieurs famillesdes végétaux que nous y plaçons. Il est évi-dent que, mieux connus dans tous les pointsde leur organisation, ce que nous considé-rons actuellement comme des genres ou destribus, pourra être élevé au rang de famille.Mais je crois que, dans l’état actuel de nosconnaissances, les végétaux que je vais énu-mérer ici ont plus d’affinité avec les Lyco-podiacées qu’avec aucune autre famille, etque les caractères sur lesquels nous pourrionsnous fonder pour les en séparer ne sont pasd’une valeur suffisante pour distinguer deuxfamilles, si nous les apprécions d’après leurimportance dans les Lycopodiacées et lesFougères actuelles.
Si nous ne connaissions à l’état vivant queles petites Fougères à tiges grêles et rampan-tes, si abondantes encore maintenant et dontles tiges ont la structure interne que nousobservons dans les Polypodium , Asplé-nium , etc., et que nous trouvions à l’état fos-sile des tiges de Cyathea, et surtout des tiges
deDicksoniaarborcscens, nous croirions aussidevoir en former des familles distinctes.
On doit, je crois, se prémunir contre cettedisposition à séparer trop facilement, et àséparer surtout comme famille distincte,sans motif suffisant, les végétaux fossiles,parce qu’ainsi on fait disparaître les rapportsqu’il est si important de conserver entre lesvégétaux de l’ancien monde et ceux dé l’é-poque actuelle.
Si l’on se demande quels sont les carac-tères les plus essentiels des Lycopodiacées ,on voit que ce sont:
1° Gomme forme extérieure; une tige or-dinairement dichotome, rarement simple,dont les divisions ne paraissent latérales quepar l’inégalité de leur développement ; desfeuilles nombreuses simples, verticillées ouen spirales.
2° Pour organes reproducteurs, des cap-sules bi ou trivalves, ou d’une forme toutespéciale dans 17soeîes, insérées sur la basemême des feuilles à leur surface supérieure.
3° Commestructure interne, des faisceauxvasculaires en forme de bandelette réunisau centre de la tige ou formant un cylindrecontinu autour d’une masse de tissu cellu-laire central.
Ce cylindre vasculaire, que j’ai fait con-naître dans les genres Psilotum et Tmesiple -ris, est très important à remarquer, parceque c’est la modification de structure qui,s’offre dans la plupart des tiges fossiles queje considère comme appartenant à la familledes Lycopodiacées , et que quelques savantsen éloignent en se fondant surtout sur cecaractère général, et négligeant les pointsessentiels qui le distinguent du cylindre li"gneux des végétaux dicotylédons.
Non seulement il est continu et non diviséen faisceau par des rayons médullaires, ca-ractère que j’ai indiqué dans plusieurs fa-milles très diverses de dicolylédonés, maisles éléments qui le composent ne formentpas de rangées rayonnantes. Cette absencede direction radiée dans la disposition rela-tive du tissu ligneux me paraît un caractèretrès essentiel, car elle indique la formationsimultanée de ce tissu, et non sa formationsuccessive du dedans au dehors, caractèrede la zone ligneuse des dicolylédonés. Aussimême, dans les plus grosses tiges de cettefamille dont on ait observé la structure i* 1 '*