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Tome treizième.
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produites probablement par des rameauxou des pédoncules, ou par de grosses racinesadventives, en deux rangées longitudinalesopposées et souvent dans une grande éten-due, comme le montre l’échantillon quej’ai représenté ( Hist. végét. foss ., tom. Il,t. 28, f. 5), est fort singulière. On ne saità quoi l’attribuer, et les exemples analoguesmanquent dans tous les Végétaux vivantsque je connais ; mais il est impossible dene pas considérer ces deux formes, lesUlodendron et les Megaphytum , qui, à mesyeux, ne devraient former qu’un seulgroupe, comme des modifications du genreLepidodendron , Le genre suivant paraît pres-que dans le même cas.

Halonia , Lindl. et Hutt.

Les tiges assez rares et mal connues quiforment ce genre, offrent, sur les partiesqui sont bien conservées, une écorce marquéede cicatrices foliaires disposées comme dansles Lepidodendron; mais la tige présenteen outre de gros tubercules coniques dis-posés en quinconce, et sur lesquels s’étenduniformément l’écorce générale et les feuillesqu'elle supportait.

La disposition qu’nconciale des mame-lons ou tubercules qui font saillie sur latige, et la continuité de leur base avec lereste de l’écorce de la tige, distingue com-plètement ce genre des précédents. Ici lesgros mamelons ne paraissent pas des cica-trices, mais des saillies sous-corticales,comme celles qui seraient produites par des.racines non sorties de dessous l’écorce.

Knorria, Sternb .

Ce genre, dont je n’ai vu que des échan-tillons fort imparfaits, mais qui a été bienreprésenté dans les ouvrages de M. de Stern-berg, et surtout de M. Gœppert, me laissecependant des doutes assez nombreux dansl’esprit. Les détails donnés par ces savants,et les figures qu’ils ont publiées, ne me pa-raissent pas établir positivement si les échan-tillons qu’ils ont étudiés offraient leur écorcecomplète et, par conséquent, leur véritablesurface externe, et si les tubercules coni-ques dressés et imbriqués qui couvrent cestiges sont de vraies feuilles charnues etimbriquées comme ils l’ont admis, ou si ceseraient des tubercules sous-corticaux, cor-respondant à des mamelons d’insertion dontles cicatrices ne pouvaient exister que sur

la surface externe, et analogues avec unesaillie beaucoup plus grande, à ce que nousvoyons dans les Lepidodendron dépouillésde leur écorce charbonneuse. Après avoirexprimé ces doutes, qui ne pourraient êtrelevés que par l’examen de bons échantillons,dont on posséderait en même temps la tigeet le moule dans la roche environnante,je dirai que M. Gœppert, qui dernièrementa donné les meilleures figures de ces tigescurieuses, les considère comme. couvertesde feuilles courtes, charnues, coniques, im-briquées. Les tiges et les rameaux allongésse bifurquent comme ceux des Lepidoden-dron , et leur déformation fréquente sembleaussi indiquer qu’ils ont été charnus ; ilsmontrent comme les tiges des autres Lépi-dodendrées , un axe central, mais dont lastructure n’a pu être étudiée.

En admettant cette disposition des feuil-les, je serais porté à croire que les rameauxque j’ai décrits sous le nom de Seiaginites ,et qui se distinguent des Lepidodendron parleurs feuilles courtes, charnues et persis-tantes, sont des rameaux de ces mêmesplantes qui ne devraient former qu’un seulgenre pour lequel le nom de Knorria seraitpréférable.

Lepidophloios, Sternb . {Lomatophloios, Cord.;

Pachyphlœus , Gœpp.).

. Ces trois genres me paraissent des espè-ces différentes d’un seul et même genre, au-quel je laisse le nom donné en premier parM. de Sternberg.

Les caractères extérieurs sont les mêmes,ou ne présentent que de légères différences il’organisation interne n’a été observée quesur la plante admirablement décrite pat'M. Corda, sous le nom de Lomatophloioscrassicaule. L’écorce de ces tiges est cou-verte d’écailles formées par les protubé-rances basilaires des feuilles ; elles sont àpeu près rhomboïdales, à grand diamètr etransversal, terminées à leur angle supé'rieur par une cicatrice d’insertion des feuil"les également rhomboïdale , transverse >marquée de trois points vasculaires ; l eSfeuilles qui s’y insèrent sont linéaires, Ion "gués et très étroites, carénées ou même àdouble carène en dessous. Sous la coucheexterne assez dense de l’écorce se trouveune zone épaisse de parenchyme ,• puis ver*