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lieîs des Calamites et offrant encore leurstructure interne ; l’un a été figuré par M. deSternberg sous le nom d 'Equisetiles Lindac-herianus (vol. II, t. 56, fig. 1, 8); mais lesdétails de Inorganisation de cette plante re-marquable De sont pas représentés ni décritsavec assez de précision pour qu’on puissediscuter son analogie avec les vrais Equisetumsans l’avoir Tue. Les détails peu grossis sem-blent cependant indiquer beaucoup de res-semblance entrecette tige fossile et une grosseespèce de Prêle; un échantillon du terrainhouiller de Saint-Priest, que M. Dufresnoym’a remis, semble aussi annoncer une Cala-mite à tige fistuleuse, ou dont le centre estoccupé par un tissu cellulaire lâche, entou-rée d’un cercle étroit de tissu fibreux , for-mant les cannelures extérieures et se pro-longeant à l’intérieur comme des lamescourtes et saillantes qui doivent corres-pondre aux sillons du noyau central quiremplit ordinairement la tige. Si cette tigeest complète à l’extérieur, elle n’offriraitdonc qu’une zone ligneuse, très mince,correspondant à la couche charbonneuse desCalamites à écorce mince.
Enfin M. Petzholdt a décrit avec beaucoupde soin plusieurs échantillons de Calamitesdont la zone externe serait plus composée,Présentant de larges lacunes séparées par descloisons de tissu fibreux formant des lamesrayonnantes. Il admet que cette zone consti-tue à elle seule les parois d’une tige fistu-leuse qu’il compare avec raison à celle desEquisetum . Il est cependant étonnant, sic’est la structure normale des Calamites,Qu’elle se soit offerte si rarement. Les tigesde Calamites, telles que nous les connaissonshabituellement, seraient ou des noyaux dé-pouillés de leurs parois organiques ou du^oins de la partie externe de cette paroi, oudes tiges aplaties dans lesquelles les paroise Nes-mêmes comprimées, se seraient appli-quées sur ces noyaux.
Ces Calamites auraient donc une tige fis-lu1 euse, cloisonnée, dont les parois, quelque-f ois t r è s minces, ne présenteraient que desCr êtes internes, fibreuses, correspondant auxCa Unelures externes, sans lacunes longitudi -^ales; quelquefois, plus épaisses, offriraientes lacunes longitudinales nombreuses enRapport avec les cannelures externes (Cal.indeclceriarms)-, d’autres fois, enfin, beau-t. xiu.
coup plus épaisses, mais susceptibles de s’af-faisser par la compression, montreraient degrandes lames longitudinales, séparées etbordées par des lames de tissu disposé enséries rayonnantes correspondant aux striesde la surface externe et interne (tiges figu-rées par M. Petzholdt).
A l’article Calamites de ce Dictionnaire,j’ai exprimé la pensée que cette organisationpourrait ne s’appliquer qu’à l’écorce des ti-ges des Calamites dont l’axe ligneux seraitreprésenté par les Calamilea; mais, en y ré-fléchissant de nouveau et en examinant avecattention les diverses formes des échantillonsde ces végétaux singuliers, il me paraît peuprobable: 1° que cette zone externe ne soitqu’une simple écorce; sa structure complexeet ses lacunes régulières ne semblent pas enrapport avec la structure des tiges des Cala -mitea ; 2° que la destruction de la partieligneuse centrale fût complète dans leséchantillons figurés par Petzholdt, si elleavait existé.
Je serais donc porté à penser qu’on aconfondu sous le nom de Calamites deuxgroupes de végétaux très différents. L’uncomprenant les Calamites à écorce mince,régulière, recouvrant le noyau central d’unecouche charbonneuse qui en suit tous lescontours, qui montre à sa surface externedes stries et des articulations très nettes,des insertions de rameaux appliqués sur cesarticulations, articulations dépourvues degaines ou en offrant quelquefois une étalée.Leur structure interne est celle que je viensde décrire. L’autre comprenant les Calami-tes à écorce charbonneuse, épaisse, qui,extérieurement, offre à peine des traces destries longitudinales et d’articulations, dontle noyau interne correspondant à la tigeest, au contraire, profondément sillonné etprésente des articulations très marquées.Ces tiges, lorsque leur partie centrale a con-servé sa structure, paraissent offrir celle dé-crite par MM. Cotta, Petzholdt et Ungerdans les Calamilea , c’est-à-dire une moellecentrale, un cylindre ligneux, partagé parde nombreux rayons médullaires très régu-liers, en faisceaux rayonnants, composéseux-mêmes de lames rayonnantes, de tissuvasculaire strié, analogue à celui des Fou-gères , des Lepidodendron, des Sigillaria et
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