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sées, obliques, obovales ou presque cunéifor-mes, tronquées, arrondies, denticulées sur lebord terminal, à nervures assez fortes, droi-tes, simples ou rarement bifurquées, nais-sant en divergeant de la base rétrécie de lafoliole, et toutes égales entre elles.
Cette forme a été d’abord comparée à celledes Palmiers à folioles cunéiformes, tron-quées, comme les Caryota; mais l’égalité desnervures et leur bifurcation sont contrairesà cette supposition.
M. Gœppert a placé ce genre dans lesFougères et le compare aux Adiantum etaux Schizœa. Mais la forme simplement pin-née de la feuille, la rigidité des folioles, lemode d’origine et de division des nervuresme paraissent bien plus analogues à ce qu’onobserve dans les vrais Zamia américains etsurtout dans les Zamia pygmœa Lodd.,mon-tana Lind.,et rotundifolia Ad. Brong., dontles folioles, larges et courtes, se rapprochentde celles du Nœggeralhia foliosa Sternb.
Toutes les espèces maintenant rappor-tées à ce genre et celles qui lui ressemblentpar la forme de leurs folioles forment-elles un seul et même genre? C’est ce qu’ilest difficile ou plutôt impossible de dire ence moment.
L eN.flabellata Lind. etHutt. ( Foss.Flor .,1829) montre cependant une feuille pinnéeou profondément pinnatifide, à folioles cu-néiformes, tronquées, dont la nervation pa-raît bien celle du Nœggeralhia foliosa.
Le N. expansa Ad. Brong. (in Murch. etVern., Russie , pl. B, fig. 4, et pl. E), quoi-que plus différent par sa fronde commeplissée, à nervures plus marquées de distanceen distance, paraît cependant s’accorder avecles précédentes par ses frondes profondémentpinnatifides.
Les autres espèces ne se sont présentéesqu’en folioles isolées et souvent même in-complètes. Appartiennent-elles toutes à desfeuilles pinnées ou sont-elles quelquefois desfeuilles simples et complètes, se rapportantalors au genre suivant? C’est ce dont on doitencore douter.
Tels sont les N. cuneifolia Brongn. ( lococit.) ( N. Kutorgæ Ung., Sphenopteris cu-neifolia Kut.), N . obliqua et BeinertianaGœpp. (loco cit.) auxquels j’aurais, aumoins, quatre espèces nouvelles des terrainshouillers de France à ajouter, espèces très
remarquables par la dimension de leurs fo-liolesou feuilles qui, longues de 2 à 4 décimè-tres, sont entières ou profondément diviséesen lanières étroites. Quelquefois cependant(N. truncata Ad. Br.) les folioles, par leurposition, semblent indiquer qu’elles s’atta-chent à un rachis commun; dans d’autrescas, la forme oblique de leur sommet annonceaussi les folioles d’une feuille pinnée, plutôtqu’une feuille simple, ordinairement symé-trique. Telle est le N. spathulata Ad. Br.
Ces plantes, et particulièrement ces gran-des espèces à folioles très longues, étroiteset souvent divisées en lobes rubanés, dési-gnés alors comme des Poacites , paraissent,par leur abondance, contribuer à formeressentiellement certaines couches de houilledans lesquelles on reconnaît leurs surfacesstriées. Mais on ne les trouve jamais en-tières dans toute leur étendue.
La réunion de ces feuilles en grande quan-tité, dans certaines couches de houille, avecdes fruits que leur forme et leur taille ren-dent comparables à ceux des Cycas, et avecdes frondes lobées, plissées et recourbées,désignés par Germar, dans son ouvrage surles houilles de Zwickau (fasc. îv, tab. 18),sous le nom de Schizopteris lactuca , et dontj’ai observé plusieurs espèces, m’ont porté àpenser que ces divers organes pouvaientappartenir à une même plante dont les Nœg-geralhia seraient les feuilles normales, leSchizopteris lactuca et les espèces voisines,les feuilles avortées et fructifères, commedans les Cycas, et les graines qui les accom-pagnent, les fruits de ces plantes. Les fruits,que j’ai désignés sous le nom de Cardio-carpon , seraient probablement d’autres es-pèces de ce même genre. Je renvoie, pourplus de détails à ce sujet, à la notice que j’ailue à l’Académie des Sciences (Compte rendu ,29 déc. 1845, et Annales des Sciences na-turelles , t. V, p. 50).
Pychnophyllum.
Je désigne, sous ce nom, la plante nom-mée par M.Sternberg Flabellaria borassifoli aet si bien décrite, dans ces derniers temps»par M. Corda qui a montré qu’elle n’a P aSle moindre rapport avec les autres Flabella-ria, véritables feuilles de Palmiers .
Ici ce n’est pas une feuille flabeîliforme,mais bien un rameau portant vers son som-