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Tome treizième.
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pare sa plante fossile , a des feuilles verti-cillées par trois , subulées, et un fruit trèsdifférent aussi de celui de la plante fossile,qui se rapproche au contraire beaucoup desSéquoia sempervirens et gigantea. C’est uneplante propre aux lignites tertiaires de Hœ-ring en Tyrol; mais on peut se demandersi tous les échantillons figurés par M. Ungerappartiennent bien à la même plante. Lafig. 3, pi. 9, présente, des feuilles articu-lées linéaires qui, avec une forme plusgrêle, ressemblent à celles du Séquoia gi-gantea. Les échantillons figurés pl. 8, fig. iet 2, ont des feuilles plus courtes qui pa-raissent sessiles et décurrentes, comme dansle Glyptostrobites cœspüosus.

Bbachyphyllum , Brong.

Je donne ce nom à des Conifères à feuil-les alternes disposées en spirale, courtes,charnues, insérées par une base large etrhomboïdale, mais qui sont quelquefois plusallongées que dans le Brachyphyllum ma -millare, et sont alors coniques obtuses.

Ce genre ne sera parfaitement limité quelorsqu’on connaîtra la fructification desprincipales espèces. Ses caractères de végé-tation le rapprochent de deux genres actuel-lement existants, des Arthrotaxis de la terrede Diémen parmi les Abiétinées , et desWiddringtonia de l’Afrique australe, etpeut-être aussi du Glyptostrobus ( Taxodiumjaponicum) parmi les Cupressinées ; et pro-bablement les diverses espèces qu’on estobligé de lui rapporter se rangeront plustard dans ces divers genres.

Les espèces , au nombre de 4 ou 5, quilui appartiennent, sont propres à la sérieoolithique depuis le lias jusqu’au terrainwealdien. II me paraît très probable qu’ondoit y placer VAraucaria peregrina, Lindl.et Hutt.

On doit y ranger aussi le Baliostichus or -natus de Sternberg (FL der Vorw ., 2, t. 25,f. 3), placé bien à tort parmi les Algues, etque j’ai observé assez souvent dans les cal-caires jurassiques de France ; enfin 2 ou3 espèces du calcaire oolithique des environsde Verdun trouvées par M. Moreau , qui meles a adressées. Avec celles-ci se sont trouvésdes cônes qui me paraissent pouvoir se rap-porter à ces arbres, et qui indiqueraientune analogie plus grande avec les Arthro -

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taxis qu’avec les autres genres que je citaisci-dessus. Les mêmes espèces ou des espècestrès voisines se trouvent également à Het-tange, près Metz , dans le grès infra liasique.

C’est aussi dans ce genre qu’on doit pla-cer, jusqu’à ce qu’on connaisse leur fructi-fication, les plantes que j’avais décrites sousles noms de Fucoides orbignianus et Brardii,qui sont, sans doute , des Conifères, maisqui ont peut-être plus d’analogie avec leCryptomerites Ulmanni.

Haidingera, Endl. ( Albertia , Sch. et M.)-

Ces plantes, dont nous devons la con-naissance à M. Schimper, sont propres augrès bigarré des Vosges . Ce sont des Coni-fères à feuilles larges, elliptiques ou lancéo-lées obtuses comme celles des Dammara ,mais rapprochées et presque imbriquéescomme celles des Araucaria . Pour la folia-tion, elles sont donc intermédiaires entreces deux genres ; les fructifications qui sontrapportées à ces plantes par M. Schimper nepeuvent l’être qu’avec quelque doute, n’é-tant pas réunis à des rameaux ayant lescaractères des Haidingera. Mais cependantil y a une grande probabilité dans cetteréunion ; les caractères de ces fructifications,quoiquepeu nets, semblent indiquer, commel’établit M. Schimper, des rapports assezpositifs entre ces plantes et les Dammara;c’est-à-dire que les écailles d’un cône ovoïdesont elles-mêmes ovales, arrondies, imbri-quées, et paraissent ne porter qu’une seulegraine symétrique.

Je serais porté à croire que le Strobiliffllaricioides , figuré aussi dans le bel ouvragede MM. Schimper et Mougeot sur le grè*bigarré , est un cône d’une seconde espècede Haidingera. Je ne vois aucun caractèresuffisant pour en former un genre spécialcomme l’a fait M. Endlicher, ea le dési'gnant sous le nom de Fuchselia.

Dammarites, Presl. ( Dammara , Corda)-

MM. Gœppert, Presl , Corda, ont cons 1 'déré comme se rapportant au genre Da^'mara deux fruits trouvés dans le Quader-sandstein de la craie de Bohême et deSilésie , qui ont, en effet, assez la forme deceux des Dammara , mais qu’en l’absencede tout caractère d’organisation interne onne peut en rapprocher qu’avec doute, d’aU'