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Juniperites baccifera , présente des fruits glo-buleux dont la structure est trop peu con-nue pour établir, d’une manière positive,les rapports de cette plante; M. Unger lesconsidère comme une baie ; M. EndÜcherleur attribue plusieurs valves.
Les feuilles indiquées comme alternes, parM. Unger lui-même, s’opposent à la positionqu’il donne à ce fossile parmi les Juniperites.Est-ce réellement la même plante désignéepar M. de Sternberg sous le nom de Thuytesgramineus ?
M. Endlicher rapporte encore à ce genrequelques plantes dont on ne connaît quedes rameaux stériles, provenant des terrainssecondaires basiques, wéaldiens et crétacés,mais dont la détermination est très dou-teuse.
Les Widdringtonia , que j’ai d’abord dé-crits sous le nom de Pachylepis , se distin-guent par leur fruit composé de quatreécailles parfaitement égales, et ne formantpas deux paires décussées comme dans lesCallitris. Ce caractère n’a été signalé dansaucune Conifère fossile; mais les fruits àcinq valves égales du genre suivant sem-blent s’en rapprocher.
Solenostrobus, Endl.
Le genre institué sous ce nom comprendquatre espèces de fruits de l’argile de Lon-dres de l’île Sheppey, décrits par M. Bower-bank sous les noms de Cupressinites subangu-latus , corrugalus , sulcalus et semiplotus ,et qui ont pour caractère commun d’offrircinq écailles valvaires épaisses , ligneuses ,naissant d’une base commune plus ou moinspentagone.
M. Bowerbank admet qu’elles entourentune seule graine, mais rien ne me paraîtle démontrer. Rien non plus ne me paraîtétablir, d’une manière positive, que ce soitdes fruits de Conifère plutôt qu’un vrai fruitangiosperme à cinq valves.
On peut cependant admettre facilementl’existence d’un genre voisin des Widdring-tonia , et dont le fruit ou cône serait com-posé des cinq écailles d’une spire quincon-ciale devenues valvaires, comme il l’est dequatre dans ce genre. Ce nombre serait mêmeplus en rapport avec le mode d’insertion desfeuilles.
Le genre Passalostrobus , Endl., fondé
sur le Cupressinites tesselîatus du même au-teur et du même lieu, me paraît tellementvoisin des précédents, que dans l’état im-parfait de nos connaissances sur ces fossiles,il me semble bien inutile de créer des genressur d’aussi légers caractères que la prolon-gation de l’axe en une columelle saillante;car cette valve ou écaille terminale ne peutpas être autre chose.
Taxodites.
Le genre Taxodium à l’état vivant com-prend deux formes assez différentes, dontM. Endlicher a constitué avec raison deuxgenres distincts : les vrais Taxodium améri-cains à feuilles caduques articulées à leurbase, et les Taxodium de l’Asie orientaleformant le genre Glyptostrobus , à feuillessubulées, courtes ou allongées, sessiles etun peu décurrentes, longtemps persistantes;les écailles peltées des cônes diffèrent aussidans les deux genres, et l’ensemble de cescaractères nous permet de reconnaître quebeaucoup de Conifères fossiles rentrent dansle second de ces genres, et doivent êtredésignées sous le nom de Glyptostrobites.
Quant aux vrais Taxodium , il est difficiled’en fixer exactement les limites et les ca-ractères lorsqu’ils sont dépourvus de fruits,leur feuillage ressemblant à celui des Taxus ,des Séquoia et des Abies , dont il diffère sur-tout par sa texture plus molle et plus mince»
La plante décrite par M. Unger, sous lenom de Cupressites taxiformis , et dont j’aîparlé sous le nom de Sequoites , rentrerapeut-être dans les Taxodites lorsqu’on auramieux étudié les détails de son organisation»et si les fruits figurés se rapportent aux ra-meaux à feuilles linéaires articulés à leurbase.
Si au contraire ils appartiennent aux r a 'meaux à feuilles sessiles décurrentes, cesera un Glyptostrobites.
Le Taxodites dubius, Presl,des lignitesdeBiÜn, qui me paraît être mon Taxites tenu*'folia, a bien l’apparence d’un TaxodiuW*les Taxodites Munsterianus et tenuifolius d umême auteur, provenant du Keuper , 11,0semblent très douteux.
Enfin le Taxodites BocManus , GcepP'*dont un jeune fruit a été trouvé dans le succin , est encore une espèce douteuse.