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Tome treizième.
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** Rayons médullaires composés, c’esl-à-dire for-més de nombreuses rangées de cellules non dis-posées en séries superposées,et ayant, sur la coupeperpendiculaire à leur direction, une forme ovaleou lancéolée.

Palæoxylon.

Je donne ce nom aux bois de Conifèresqui, ayant les ponctuations des fibres li-gneuses comme dans le genre précédent etdans les Araucaria , ont des rayons médul-laires épais et composés, que nous ne con-naissons dans aucune Conifère actuelle. Telssont les Pinites Withami et Pinites medul -laris , de Lindley et Hutson, si bien figuréspar Witham dans son ouvrage sur les Boisfossiles, et rapportés avec les précédents augenre Araucarites par Gœppert et Dadoxy -Ion par Endlicher.

La réunion de ces caractères en forme undes genres les plus distincts parmi les Coni-fères, et les rapprochent des Cycadées ano-males du même terrain, telle que le Colpo -œylon.

Ces deux espèces, et peut-être les Pinitesambiguus et carbonarius , constituentseules ce genre; elles appartiennent auxterrains houillers.

Pissadendron , Endl. (Pitus, With.)

Ce genre diffère du précédent, commenotre genre Eleoxylon diffère des Dadoxy -Ion. Il a les rayons médullaires composés,larges et celluleux des Palæoxylon , et lesponctuations multisériées, mais par lignestransversales non contiguës, comme dansles Eleoxylon. Il n’y en a que deux espècesdécrites, qui sont les Pitusprimœva et Pitusantiqua de M. Witham; toutes deux sont desterrains houiJ’ers d’Angleterre.

Famille des Gnétacées.

Epbedrites, Gœpp.

M. Gœppert a signalé dans le succin unpetit fragment qui a les caractères essen-tiels d’un Ephedra ; il l’a nommé VE. JTo-hannianus.

2 e SOUS-EMBRANCHEMENT.

DICOTYLÉDONES ANGIOSPERMES.

Pendant longtemps la détermination desossiles de cette grande classe est restée toutà fait incertaine, et à l’exception de quel-

ques fruits bien caractérisés qui indiquaientl’existence des genres Noyer, Erable, Char-me, Bouleau, Orme ; de quelques feuillesassez caractérisées pour faire reconnaîtreaussi quelques genres; enfin de quelquestiges d’une forme très spéciale , telles quecelles des Nymphéa, tout était resté dans levague , et sous ces noms communs de Phyl-lites, d’Exogenites, de Carpolithes, ou d’An-tholithes, on classait par organes les fossilesjusqu’alors indéterminés de cette grandedivision du règne végétal. Les beaux travauxde M. Al. Braun sur les fossiles d’OEningen,quoique inédits, mais communiqués à plu-sieurs botanistes, de M. Gœppert sur lesfleurs fossiles, et surtout en dernier lieu deM. Unger dans son Chloris protogæa , ontmontré qu’en combinant les fruits, lesfeuilles ‘et souvent les bois fossiles d’unemême formation , on pouvait arriver à unedétermination assez précise.

Les portions de fleurs, souvent si bienconservées dans les morceaux de succin,sont venues confirmer dans beaucoup de casces rapprochements. C’est ainsi qu’on a puextraire de cette masse de feuilles et debois, considérés d’abord comme indétermi-nables, les espèces suivantes rapportées avecassez de certitude à leurs genres et à leursfamilles.

Famille des fflyricées.

COMPTONIA.

Les espèces de ce genre sont bien carac-térisées par la nervation remarquable deleurs feuilles qui ressemblent au premiercoup d’œil à des Fougères ou à des Cycadées,parmi lesquelles MM. Sternberg et Gœppertles avaient placées.

M. Unger en a énuméré quatre, outreles trois que j’avais fait connaître, maiselles ne sont encore ni décrites , ni fig u ~rées. Une est de Radoboj, deux de Par'schlug, et une en même temps de cettedernière localité et d’OEningen. Il ne seraitpas impossible que l’une de celles que j’avaisdécrites, le C. Dryandræfolia, ne fût plutôtune feuille deProtéacée, voisine des BanUsi**et Dryandra; la présence de fruits, qui a P'partiennent très probablement à cette f a ~mille dans les terrains tertiaires, peut lefai feprésumer.

Quant aux autres espèces que j’ai pu