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Tome treizième.
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Prenait donc au plus un vingtième du nom-bre des Végétaux qui croissent actuellementSlJ r le sol de FEurope, et encore ce nombred’espèces correspond à toute une longue pé-riode pendant laquelle diverses espèces ses °nt succédé ; de sorte qu’on peut ad-mettre , avec beaucoup de probabilité, queJamais plus de 100 espèces n’ont existé si-multanément. On voit quelle était la pau-Vr eté, et surtout l’uniformité de cette végé-l ation, eu égard principalement au nombredes espèces, comparée à l’abondance et à lav ariété des formes de la période actuelle.

L’absence complète des Dicotylédones or-dinaires ou Angiospermes , celle presque

atJ ssi complète des Monocotylédoncs, expli-quent, du reste, cette réduction de la floreLucienne ; car actuellement ces deux em-branchements du règne végétal forment aumoins les quatre cinquièmes de la totalitédfcs espèces vivantes connues. Mais aussi les^milles, si peu nombreuses, existant à cetteépoque , renferment d’une manière absoluebeaucoup plusd’espèces qu’elles n’en offrentmaintenant sur le sol de l’Europe . Ainsi les^°ugères du terrain houiller en Europe c °mprennent environ 250 espèces diffé-r< mte S , ei l’Europe entière n’en produit ae-tlJe llement que 50 espèces.

De même les Gymnospermes, qui main -tç Uant ne comprennent en Europe qu’en-

vi ro n

25 espèces de Conifères et d’Éphé-^ r êes, renfermaient alors plus de 120 espècesformes très différentes.

familles , seules existantes et bien5 nombreuses alors qu’elles ne le sont

Plu

d^intenant dans les mêmes climats, si l’on

^‘brasse la période carbonifère entière ,«ta -

for,

P r ës,

^nt encore plus remarquables par lesmes si différentes sous lesquelles elles se

étaient. Ainsi, parmi les Cryptogames,VJU8 remarquons des genres de Fougères * c mellement complètement détruits et plu-**eurs espèces arborescentes; des Prêles ouVégétaux voisins presque arborescents ;es Lycopodiacées formant des arbres gi-mesques, toutes formes actuellement in-i n ‘ms, soit dans le inonde entier, soit dudans les zones tempérées.ar mi les Végétaux que nous rangeonsdiff S k * eS Dicotylédones gymnospermes, lesils érences 80111 encore plus tranchées, carinstituaient des familles complètement

anéanties depuis cette époque : telles sontles Sigillariées, les Nœggérathiées et les As-térophy llitées.

Les caractères de la végétation pendantla période carbonifère peuvent se résumerainsi :

Absence complète des Dicotylédones an-giospermes ;

Absence complète ou presque complètedes Monocotylédones ;

Prédominance des Cryptogames acrogèneset formes insolites et actuellement détruitesdans les familles des Fougères, des Lycopo-diacées et des Équisétacées ;

Grand développement des Dicotylédonesgymnospermes, mais résultant de l’existencede familles complètement détruites, nonseulement actuellement, mais dès la fin decette période.

Cette végétation, ainsi réduite aux formesque nous sommes porté à considérer commeles plus simples et les moins parfaites, de-vait-elle cette nature spéciale à une pre-mière phase du développement de l’organi-sation du règne végétal qui n’avait pasencore atteint la perfection à laquelle il estarrivé plus tard , ou est-elle due à une in-fluence des conditions physiques dans les-quelles la surface terrestre se trouvait alors ?C’est ce que nous ne saurions décider.

Je rappellerai seulement que j’ai déjàsignalé l’analogie que cette prédominancedes Cryptogames acrogènes établit entre lavégétation de cette première période et celledes îles peu étendues de la zone équatorialeet de la zone tempérée australe , dans les-quelles le climat maritime est porté au plushaut degré.

Cependant cette prédominance n’est pastelle qu’elle entraîne, comme pendant lapériode carbonifère, l’exclusion des végétauxphanérogames , et cette exclusion complètesemblerait plus favorable à l’idée d’un déve-loppement graduel du règne végétal.

Enfin, nous ne connaissons pas assez l’in-fluence de la nature de l’atmosphère sur lavie des Végétaux , lorsqu’elle doit se prolon-ger pendant toute leur existence, pour sa-voir si des différences notables dans la com-position de cette atmosphère, et surtout laprésence fort probable d’une plus forte pro-portion d’acide carbonique, nepouvaient pasfavoriser l’existence de certaines classes dq