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règne végétal, et s’opposer à celle d’autresgroupes.
Je terminerai cet aperçu de la végétationde la période carbonifère en faisant remar-quer que la formation houillère, qui pres-que seule en renferme les débris, est évi-demment une formation terrestre et d’eaudouce; que les couches de charbon qu’ellerenferme sont le résultat de l’accumulationsur place des restes des Végétaux qui cou-vraient le sol à la manière des couches detourbe ou du terreau des grandes forêts ;que ce n’est que dans certaines circonstan-ces exceptionnelles que ces couches alternentavec des couches contenant des débris d’a-nimaux marins, et pourraient être considé-rées comme résultant du transport dansla mer des Végétaux terrestres qui s’ytrouvent.
Cette végétation de la grande période car-bonifère disparaît presque complètementavec elle ; la période permienne qui lui suc-cède n’en présente qu’une sorte de résidudéjà privée de la plupart de ses genres lesplus caractéristiques ; et pendant la périodevosgienne ou du grès bigarré, nous n’entrouvons plus aucune trace.
Je ne puis pas terminer cet exposé de lavégétation de la période carbonifère sansdire quelques mots de l’exception incompré-hensible qu’apporteraient à cette distribu-tion régulière et uniformedes Végétaux fos-siles les terrains anthraxifères des Alpes , s’ilsappartiennent réellement à l’époque du lias,comme l’admet M. Elie de Beaumont , ainsique plusieurs autres géologues distingués,qui se sont rangés de son opinion. Je ne puispas discuter ici les motifs tirés des observa-tions géologiques proprement dites qui ontconduit M. de Beaumont à cette conclusion ;je sais tout le poids qu’ont dans la science lesobservations si précises et si bien dirigées demon savant ami. Mais quand on voit que lesrecherches entreprises par tant desavants etde collecteurs ont montré que les Végétauxcontenus dans ces couches sont, sans aucuneexception, ceux de l’époque houillère, sansmélange d’un seul fragment des Végétauxfossiles du lias, de l’époque jurassique, dukeuper ou du grès bigarré, on se demandeen vain quelle explication donner à ce faitunique, et si les coquilles si peu nombreu-ses qui ont surtout contribué à faire ranger
ces terrains dans l’époque jurassique sontune preuve bien positive de cette positiongéologique. Leur petit nombre, leur état deconservation si imparfait que leur détermi-nation spécifique est, ou impossible, ou fortdouteuse, permettent-ils de leur donner pinsde valeur qu’à cet ensemble de végétauxnombreux , et la plupart bien détermina-bles spécifiquement, qui se trouvent dans lescouches d’anthracites? En 1828, j’ai donnéune liste de ces fossiles comprenant 25 es-pèces, dont 20 déterminées spécifiquementet toutes identiques avec des espèces duterrain houiller. M. Bunbury vient defaire un travail semblable sur les collec-tions déposées dans le Musée de Turin îil est arrivé au même résultat : et j’ajoute-rai que, depuis plusieurs années , j’ai reçude M. Scipion-Gras, ingénieur en chef desmines à Grenoble , des collections des fos-siles des mines de Lamure et de la Taren-taise, qui comprennent plus de 40 espècesparmi lesquelles un grand nombre app ar 'tiennent aux genresles plus caractéristique 5du terrain houiller. Telles sont les Sa-laires , au nombre de 8 ou 9, dont 5 bie* 1déterminées, le Stigmaria ftcoides , 3 Lepid 0 'dendron, un Lepidophloios , les Annulalongifolia et brevifolia , en un mot tou 1l’ensemble de la végétation houillère teH equ’elle se présente à Saint-Étienne ou aAlais.
Quant à l’explication tirée d’un traO 5port de régions éloignées, où cette végé tation se serait maintenue, elle devi echaque jour moins admissible à mesurele nombre des échantillons augmente ^qu’on voit qu’il ne se trouve pas un gC ,échantillon des Végétaux propres à fa P eriode liasique mêlé avec eux.
IL — PÉRIODE PERMIENNE.
La nature des Végétaux qui parai# 6propres à cette époque est loin d’être deminée d’une manière bien positive, caf ^localités peu nombreuses où l’on a tr° u .jusqu’à ce jour les fossiles que nous c° ^dérons comme appartenant à cette P^ rI ^ rne sont peut-être pas réellement d’ une c()I) ^
mation bien identique et réellement c
lemporaine. Ainsi, les schistes bitufl 11 ^,et cuivreux du pays de Mansfeld, ^
gés par tous les géologues dans I e 1