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Tome treizième.
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YÉG YÉG

cette attribution des différentes localitésoù des fossiles végétaux ont été observésaux principalesdivisionsdela série tertiaire,je n’ai pas suivi exactement les bases ad-mises par M. Unger dans son Synopsis; jeme suis beaucoup plus rapproché de la ré-partition adoptée par M. Raulin dans sonmémoire sur les transformations de la florede l’Europe centrale pendant la périodetertiaire {Ann. sc. nat ., t. X, p. 193, oct.1848), qui reporte à l’époque pliocène, oula plus récente, plusieurs des formationsclassées par M. Unger dans la divisionmoyenne ou miocène. Cependant, d’aprèsdes conseils de M. Élie de Beaumont, jen’ai pas placé tous les terrains de lignitede l’Allemagne dans la division pliocène,comme l’avait fait M. Raulin , ni tous dansla division miocène,comme M. Unger; mais,conformément à l’ancienne opinion de monpère, j’ai laissé les lignites des bords de laBaltique , qui renferment du succin, dansla division inférieure des bassins anciens deParis, Londres et Bruxelles, en les considé-rant comme contemporains des lignites sois-sonnais; les lignites des bords du Rhin , dela Wetteravie et delà Westpbalie, sont ran-gés dans la division moyenne ou miocène;ceux, au contraire, de la Styrie et d’unepartie de la Bohême, parmi les terrainsrécents ou pliocènes.

Cette répartition s’accorde assez géné-ralement avec la nature des Végétaux quiy sont contenus. Un point important seulme laisse des doutes : ce sont les lignitesdes environs de Francfort ou de la Wette-ravie, dont les plantes sont assez générale-ment analogues à celles d’OEningen et dePartschlug en Styrie , quoique leur positiongéologique semble devoir les faire rapporterà un terrain plus ancien.

Il est probable qu’une connaissance pluscomplète de ces divers gisements conduiraità une division en époques distinctes plusnombreuses ; mais je crois que pour le mo-ment la division en trois époques princi-pales, que je désignerai avec la majorité desgéologues sous les noms d’éocène, de mio-cène et de pliocène, suffit à la comparaisondes changements successifs du règne végé-tal. J’indiquerai pour chacune d’elles leslocalités que j’ai cru devoir comprendresous ces diverses désignations.

Quant aux caractères généraux qui ré-sultent de l’examen comparatif de ces flores,on voit d’abord que les nombres des espècesdes grands embranchements se trouventainsi répartis dans ces trois flores.

Époque

Époque

Époque

éocène.

miocene

plioi

:e ne

Cryptogames.

55

»

10

»

15

»

amphigènes.

»

16

»

6

»

6

acrogènes .

»

17

»

4

»

7

Phanérogames.

#

»

»

»

»

»

monocotylédones . .

55

55

26

26

4

4

dicoiylédones. ....

145

»

97

»

195

»

gymnospermes. . .

»

40

»

19

»

51

angiospermes. . .

)>

103

»

78

»

164

Totaux..

209

»

209

»

212

»

Il faut remarquer seulement que dansla première colonne ou du terrain éocène, lesfruits fossiles de l’IIe de Sheppey, dont unepartie seulement est actuellement décritepar M. Bowerbank, ont une grande in-fluence sur les chiffres des diverses divisionsdes Phanérogames, et que cette localité

paraît tout à fait exceptionnelle, et nous

offre peut-être un exemple du résultat decourants apportant de climats éloignés desfruits exotiques pour les accumuler sur unpoint des côtes de l’Europe .

Sous ce point de vue, l’énumération desplantes de cette première époque n’est nulle -ment comparable à celle des autres époques»où j’ai évité même d’introduire le peR*nombre de plantes fossiles des terrain 5tertiaires des régions équatoriales*qui sontconnues, pour me borner à comparer l eSflores tertiaires de l’Europe .

Quant aux caractères tirés des formes vé-gétales pendant ces trois époques, lesremarquables me paraissent:

1° Pour l’époque éocène, la présence»mais la rareté des Palmiers, bornés à unpetit nombre d’espèces

La prédominance des Algues et des M 0 'nocotvlédones marines qu’on doit attributà la grande étendue des terrains nia«> nSpendant cette époque.

L’existence d’un grand nombre de forintextra européennes, résultant surtout, ^ areste, de la présence des fruits fossH eSde Sheppey.

2° Pour l’époque miocène, l’abonda 11 ^des Palmiers dans la plupart des local‘R^appartenant sans contestation à cette ép°