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l’existence d’un assez grand nombreformes non européennes, et particulière-ment du genre Steinhauera , qui me paraîtUn e rubiacée voisine des Nauclea , trouvée^ a ns plusieurs localités de ces terrains.
3° Pour l’époque pliocène, la grande pré-dominance et la variété des Dicotylédones,* a rareté des Monocotylédones et l’absenceSu rtout des Palmiers ; enfin l’analogie géné-ra le des formes de ces plantes avec cellesdes régions tempérées de l’Europe , de l’Amé-ri( lue septentrionale et du Japon .
Un caractère remarquable des flores dems trois époques, mais qui devient plushappant encore pour cette dernière, dans^quelle les plantes dicotylédones sont plus^ombreuses, c”est l’absence des familles lesMus nombreuses et les plus caractéristiquesde la division des gamopétales. Ainsi, auMilieu des empreintes si nombreuses de^artschlug , d'OEningen , de Hœrring , defradoboj, etc., rien n’annonce l’existencedes Composées, des Campanulacées , des^sonnées, des Labiées, des Solanées , desPaginées, etc.
Ues seules monopétales citées en grandNombre sont des Ericacées , des Ilicinées,piques Sapolées et Styracées, familles quil ‘ e nnent presque autant des dialypétales^ ü e des gamopétales.
Uans la flore miocène seulement, on in-m^ue plusieurs Apocynées et le genre dembiacées que je citais plus haut.
Cette époque, dans ses limites les pluspr ^cises, comprend l’argile plastique avecjoignîtes, le calcaire grossier parisien et. §ypse qui le surmonte dans ce même bas-n » mais je n’ai pas cru devoir en séparer^ Ur le moment quelques formations qui,a Près les travaux des géologues modernes,
placées entre le terrain crétacé et les‘es inférieures des terrains que nous
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n l0l >s d’indiquer : tels sont les terrainsjç miriulitiques du Yicentin , comprenantp r ^èbre gisement de Monte-Bolca , ettell bernent quelques localités voisines,r, es que Salcedo , dans le Vicentin.
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« Joint aussi à celte flore des terrains
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tertiaires ne sont pas encore par-
faitement déterminés : ce sont les couchesde l’espèce de travertin ancien qui, près deSézanne, renferment de nombreux fossilesvégétaux encore non décrits et dont je si-gnalerai ici les plus remarquables. Cesplantes sont du reste fort particulières, etappartiennent probablement à une florespéciale, à moins que ces différences ne tien-nent à une diversité de station.
Outre les diverses membres du terrainéocène proprement dit du bassin de Paris,je comprends dans cette flore les fossiles dumême terrain, en Angleterre, à l’île deWight , et à l’île de Sheppey , dans lebassin de Londres . Ces derniers fossiles,consistant presque uniquement en fruitstransformés en pyrite , constituent un en-semble qui n’a pas d’analogue sur d’au-tres points des bassins tertiaires de l’Europe ,non seulement par le nombre et par la di-versité de ces fruits, mais par leurs carac-tères tout spéciaux qui les éloignent beau-coup des plantes dont on trouve les feuillesdans les autres couches de la même époque-géologique. Tout porterait donc à penserque ces fruits, quoique appartenant à desplantes contemporaines des dépôts éoeènesd’Europeont été apportés des contréeséloignées par des courants marins, commedes fruits sont encore apportés des régionséquatoriales de l’Amérique sur les côtes d’Ir-lande ou de Norwége par le grand courantde l’Atlantique. Le dépôt de l’île de Sheppeyparaît donc un cas accidentel dans les dépôtséoeènes, et le bassin de Paris ne présenteaucun de ces fossiles.
Le bassin tertiaire de la Belgique qui faitsuite à celui de Londres , a offert, près deBruxelles , quelques fruits fossiles très peunombreux, mais qui paraissent identiquesavec un des genres les plus abondants àSheppey. Ce sont des Nipadües considérésd’abord comme une espèce de Coco , sous lenom de Cocos Burlini.
Enfin, d’après l’avis de mon savant con-frère M. Elie de Beaumont , j’ai compris,dans cette même flore, les plantes contenuesdans les lignites des bords de la Baltique et de la Poméramie, si riches en succindans lesquels ces Végétaux ont souvent étéconservés. C'est aux travaux de M. Gœppertqu’on doit la connaissance de ces Végétauxreprésentés le plus souvent par de très pc-