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Tome treizième.
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et d’agriculteurs ont cherché à étudiercette maladie et à en arrêter les ravages.Le meilleur procédé qui ait été proposé neï’a été que dans ces derniers temps, parMM. Guérin-Ménevilie et E. Robert, etsemble très convenable pour arrêter le mal :ce procédé consiste à faire évaporer de i’es-sence de térébenthine dans l’atelier où setiennent les Vers à soie et dans celui oùvont les graines.

Arrivés à leur entier accroissement, lesVers à soie cherchent les endroits favora-bles pour construire leurs cocons; dans lesmagnaneries, on garnit alors les châssis derameaux de bouleau, de bruyère, etc., etc’est entre les branchages que sont déposésles cocons. Ce travail est terminé en-troisou quatre jours, et au bout de sept ou huiton peut récolter les cocons.

Les Sericaria tnori éclosent au bout dequinze jours, si les chrysalides sont tenuesa une température de 15°. Les papillonssortent de leurs cocons à six ou sept heuresdu matin; les accouplements se font à huitheures; vers les deux heures, dans les ma-gnaneries , on détache les mâles , et l’onpose les femelles sur des linges pour qu’ellespuissent y coller leurs œufs , qui sont ap-proximativement au nombre de 500 parfemelle. Les œufs sont d’abord blancs oujaunâtres; mais bientôt ils passent au grisou au brun, même au noirâtre. Pondus enété, ils restent ainsi, sans aucun change-ment manifeste à l'extérieur, jusqu’au prin-temps de l’année suivante, C’est à cet étatque I on peut les faire voyager pour trans-porter les Vers d’un lieu à un autre; et ilspeuvent, sans périr, supporter des degrésassez forts de température, soit élevés, soit aucontraire au dessous de zéro du thermomètre.

Telle est, d’une manière générale, l’his-toire dq Ver à soie, sur laquelle nous avonscru devoir nous étendre ep raison de lagrande iinportance que cet insecte offre dansl’industrie; et cependant nous regrettonsde ne pouvoir en dire davantage, tant ily 4 de faits intéressants, sous le point devue scientifique et sous celui de ses ap-plications à l’agriculture et au commerce,dans l’histoire du Sericaria mori .

Il nous resterait à parler peut-être d’au-tres Lépidoptères que l’on pourrait employerdans l'art spricieple, dont, quelques qn^

seraient avantageusement introduits en Eu-rope , et qui appartiennent soit au genre Se -ricaria proprement dit, soit au genre Bom-byx , qui n’en est qu’un démembrement;mais l'espace qui nous est réservé ne nouspermet que de les signaler. Tels sont le Bom-byx religiosœ, Helfer, de l’Assam , qui entredans la subdivision des Sericaria: le Bom-

byx cynthia,Vi\br.,(ie la Chine ; le Bombyxmylitta, Drury, du Bengale; le Bombyxcecropia , Fabr. , originaire des États-Unis d’Amérique, et dont récemment M. H. Lu-cas a pu élever des chenilles à Paris et ob-

tenir des papillons; enfin, 1 çBombyx pavo *nia major, Linné, de notre Europe , dont ona vainement, jusqu’à présent, cherché àutiliser la soie grossière.

A côté des espèces utiles que nous venonsd’énumérer, la nature a placé d’autres es-pèces qui, au contraire, sont nuisibles àl’agriculture. Ces Lépidoptères appartien-nent aussi à la tribu des Bombycides , etsont par conséquent très voisins des Vers asoie, si même ils ne rentrent pas dans lemême genre naturel : tels sont le Bombyxneustria ou la Livrée , le Bombyx processioneaou Processionnaire des chênes , le Bombyxpini ou Fileuse du pin, etc., qui se trouventdans les bois ou vergers de presque toutel’Europe, et dont il a été parlé dans d’autres

articles de ce Dictionnaire. (É. Desmarest.)

VEIl LUISANT, ins. — Voy. lampyre-

VÊIIATHË. Veratrum (dérivé, selon cer-tains auteurs, de verto, je tourne), bot. P fl *— Genre de la famille des Mélanthacées ?tribu des Vératrées, a laquelle il donne sonnom; rangé par Linné dans la polygamie -monoecie de son système ; formé par Tour-nefort ( Institut . rei herbar., pag. 272 »tab. 145), et adopté avec la même circon-scription par tous les botanistes. Dans cesderniers temps , M. Kunth en a séparé engenre distinct deux espèces pour lesquelle 5M. Asa Gray avait formé une simple sectio 11sous le nom de Stenanlhium. Les Vératre*sont des plantes vivaces rampantes , fi ulcroissent sur les grandes montagnesl’Europe , de l’Amérique septentrionale ettropicale en deçà de l’équateur; i eurSfeuilles sont ovales ou ovales-lancéolees »acuminées , nervées; leurs fleurs, sou vepolygames par l’effet d’un avortement,ment une paniçule termipale, et se d ,s