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Tome treizième.
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tinguent par un périanthe à six folioles colo-res , sessiles, persistantes ; par six étamines•nsérées à la base du périanthe, et dont lesanthères sont réniformes; par un ovaire àtrois loges multi-ovulées, surmonté de troisstyles continus aux loges, divergents et encornes, auquel succède une capsule dont lestrois carpelles se séparent plus ou moinscomplètement et s’ouvrent par leur anglesterne ; chacun de ceux-ci renferme ungrand nombre de graines comprimées, à testlâche.

Les espèces de ce genre aujourd’hui con-nues sont peu nombreuses, Parmi elles , leŸératre blanc, Veratrum album, Lin.,Jouait un rôle important dans l’ancienneMédecine. Il croît dans les pâturages desPyrénées, des Alpes , et généralement desmontagnes de l’Europe moyenne, dansl’Europe septentrionale et la Sibérie . IlPorte les noms vulgaires de Varaire, Elléboreblanc. Cette espèce a, comme ses congénères,des propriétés fort énergiques et même re-doutables. Elle agit comme purgatif dras-l, que; elle constitue même un poison âcre,flui enflamme violemment les organes , etdont l’administration doit être accompagnéede grandes précautions. Aussi son usage est-d aujourd’hui à peu près entièrement aban-donné. Son suc empoisonne les armes. LesPâtres des Pyrénées connaissent et redou-l ent ses fâcheux effets. Cette espèce estquelquefois cultivée dans les jardins commePlante d’ornement. Le Vératre noir, Vera-ir urnnigrum> Lin. , est indiqué comme crois-San t dans les pâturages de l’Auvergne, de^ a Bourgogne et de l’Alsace ; on le trouve en^friche, en Carniole, dans la Sibérie et^ Us qu’au Kamtschatka . Il se distingue du^cèdent par ses fleurs d’un pourpre - noi-r ^ tr e, très ouvertes. Il en a, du reste, tou-les les propriétés. On le cultive plus fré-quemment pour l’ornement des jardins.

Le Vêratre Cévadille , Veralrum Saba-. a » Retz, est une espèce remarquable,* n digè ne du Mexique , des Antilles , maisde la Chine, comme l’a dit Willdenow .^ ri gtemps on n’en a connu que des débrise fleurs, les capsules et les graines, seulesr Les de la plante usitées en médecine et.. ,e commerce apportât en Europe . Saoy , est sim Ple, droite , chargée de feuilleses 'Oblongues, obtuses; ses fleurs, en

panicule simple, diffuse, pourpre-noir, sonturi peu penchées, portées sur des pédiculestrès courts, et les folioles de lèur périanthesont ovales-lancéolées , étalées en étoile.D’après M. Kunth, cette plante ressemblebeaucoup au V viride, Aiton. Ses fruits ontmoins d’un centimètre de long; chacunedè leurs loges renferme deux graines allon-gées, aiguës aux deux extrémités, noirâtres.Ce sont ces graines pulvérisées qui consti-tuent la Cévadille ou Sébadille , substancetrès énergique, qu’on administre à l’inté-rieur contre les Vers, particulièremènt con-tre lé Taenia, et a l’extérieur en poudre ouen pommade, surtout contre les pdux de latête. Ce dernier emploi est journalier dansle midi de l’Europe , bien qu’il en résulteparfois des maux de tête ou même des ver-tiges. M. Asa Gray avait pensé qüë lé Vera-trum Sabadilla, Retz, devrait probablementformer un genre à part. M. Lindfey a pro-posé, en effet, d’en faire le type de son nou-veau genre Asagrœa, dans lequel elle pren-drait le nom de Asagrœa offictnalis, Lindl.

C’est dans les graines de la Cévadille quePelletier et Caventou ont trouvé, en 1819,la Véralrine (C ;14 H 4; *N 2 0 6 ) , alcaloïde déjàvu en 1818 par Meisner : c’est une sub-stance très âcre, qui agit comme un poisonactif et comme un violent sternutàtoire.Elle se trouve également dans la plupart desautres Vératres , ainsi que dans les bulbesdu Colchique d’automne. (P. D.)

*VÉRATRÉES. Veratreœ. bot. ph. —Salisbury donnait ce nom à la famille deMonocotylédons que M. Rob.-Brown anommés Mélanthacées ; ce dernier nom estaujourd’hui adopté par tous les botanis-tes. (D. G.)

VERBASGÉES. Ferbasceæ. bot. ph. —Tribu de la famille chesScrophularinées [voy.ce mot ), comprenant le Ferbascum et unpetit nombre de genres voisins, que primiti-vement on avait rapportés aux Solanacées.

VEIUUSCIJM. bot. ph. —Nom latin dugenre Molène . Voy . molène. (D. G.)

VERBENA. bot. ph. — Nom latin dugenre Verveine. Voy. verveine. (D. G.)

VEKBÉNACÉES Verbenaceœ. bot. ph.

Famille de plantes dicotylédonées, mo-nopétales , hypogynes , ainsi caractérisée :Calice tubuleux ou campanule, à 4-5 (trèsrarement 6-8 ) divisions ou dents, égales ou