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Tome treizième.
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pattes articulées et terminées par des cro-chets (1).

§ 2. Exposition méthodique.

Les différentes sortes de Vers, quoiqueinséparables les unes des autres, du moinsdans l’état actuel de la science, formentnéanmoins plusieurs catégories ou groupesdistincts inégalement élevés dans l'échelleanimale, et que l’on peut considérer commeautant de classes. Dans plusieurs de cesgroupes, les genres et les familles connussont déjà nombreux , et l’on constate entreeux des différences souvent en rapport avecla dégradation propre aux divers termesdans chaque classe. Toutefois on n’est paségalement bien renseigné sur toutes leursparticularités caractéristiques, et, par suite,sur leurs véritables affinités. On ne sauraitpar conséquent arrêter d’une manière pré-cise le nombre des classes qui composentle sous-type des Vers et en assurer absolu-ment la subordination. Voici celles que nousnous proposons d’adopter, et dont l’énumé-ration nous servira pour relier entre eux lesprincipaux articles helminthologiques de ceDictionnaire. Ces classes sont au nombre dedix, sans parler des Oscabi'ions et desSystolides , à l’égard desquels nous n’avonspas à émettre ici d’opinion. En voici lesnoms :

1° Chétopodes ou Annélides séligères ;2° Bdellaires ou Annélides suceurs; 3° Si-ponculides; 4° Malacopodes ; 5° Acanthothè-ques ou Onchoncéphalés ; 6° Nématdides ;7® Térétulariés ; 8° Trématodes ; 9° Acan-thocéphàlés; 10° Bothrocéphalés,

I. — Chétopodes.

Les Chétopodes ou Annélides sétigèressont reconnaissables à leur corps plus oumoins allongé, serpuloïde, néréidiforme oulombricoïde, suivant la forme des anneauxqui le composent ou des appendices queportent ces anneaux; tous ont des soies etsouvent des branchies, ainsi que des cirrhes

(i) M. Dujardin avait dit aussi que les Pentastomesadultes présentent un certain rapport avec les Crustacésentomostracés ou les Crustacés parasites, dont les appen-dices antérieurs seraient représentés par des crochets : ces

crochets ont donc été primitivement de véritables pattes _

Voyez le nouveau et curieux mémoire que M. V .n Benedena publié sur ce sujet parmi ceux de i’Acadeuue de Buixolicspeur i8<9.

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tentaculaires à leurs anneaux ; leur sang estsouvent rouge, leur système circulatoire estplus ou moins compliqué ; leur bouche est àl’extrémité antérieure du corps, leur anusà l’extrémité postérieure. Ils ont souventune trompe protractile, et leur système ner-veux, évidemment plus compliqué dans lesespèces des premières familles que dans lesespèces inférieures, fournit une chaîne gan-glionnaire habituellement unique, infra-intestinale, composée d’un nombre de ga»'glions égal à celui des zoonites dont le corpsest composé. Ces animaux sont pour I*plupart marins ; les Lombrics ou Vers deterre les représentent à la surface du sol*dans les lieux humides ou dans les eau*douces. C’est dans des circonstances analo-gues , et surtout dans les eaux douces, q ,iCvivent les Nais, animaux très voisins desLombrics, quoique on les en ait parfois sé-parés. Certains lombrics exotiques, et sur-tout des Néréides du genre Eunice, acquit'rent 2 à 3 mètres de longueur- Dansbeaucoup de localités, les Annélides che-topodes, soit marins, soit terrestres, ser~vent d’appât pour la pêche: c’est à peu p reSle seul moyen qu’on ait de les utiliser.

On peut partager ces animaux en tro ,sordres, divisibles eux-mêmes chacun en pl u 'sieurs familles, décrites ailleurs dans cetouvrage.

Ordre I. —Les Tübicoles ou Sédentaire 5 »Cuv.; Serpulées, Savigny ( partim ); Hété r0 ‘mériens ou Hétérocriciens , Blainv.; Céphol°~branches , Milne Edw.

Leur corps est composé d’un nombre, eSgénéral, peu considérable d’anneaux , d ,jCleur forme dissimilaire permet de disting uefen tête , thorax et abdomen ; leurs app e °dices sont également dissemblables ; I eur *branchies sont céphaliques et plus ou nio ,n *en panache. Ces animaux vivent sédenta» re *dans des tubes calcaires et conchoï <Je ^ou membraneux, ou bien encore forme*sable et de débris de coquilles.

Telles sont les familles des Serpine 5 ^des Sabijlaikes , nommées aussi TérébeU 1et Amphitrites. C’est à la famille des ^pules qu’appartiennent les prétendues D® ^taies dont on a fait le genre Ditrupe. slippi, dans un Mémoire qui fait partie ^Archives de M. Erichson , a porté ànombre des genres établis aux dépens