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5° Quoique la circulation ait été consta-tée à peu près dans tous les genres deVers,la manière dont elle s’exécute n’est pas uni-forme non plus et ne se prête à aucune in-dication caractéristique un peu générale. Ile n est de même de la couleur du sang , queCuvier avait à tort supposée rouge dans tousles Vers du groupe appelé par lui Vers àsang rouge ( les Annéüdes de Lamarck), etParmi lesquels on trouve des espèces à sangincolore, blanc, bleuâtre ou vert. CertainsHelminthes du groupe des Borlases ontblême le sang rouge, et ce caractère ablême été retrouvé, rarement il est vrai,dans des larves d’insectes et dans des Mol-lusques.
6° Les organes de la digestion donnentÜeu à des remarques analogues. Le tubeintestinal, droit chez certaines espèces (Né-réides, Lombrics, Nais, Borlases, Prosto-bies, etc.), montre, chez d’autres Vers(Sangsues et surtout Aphrodites ), des appen-dices latéraux analogues à ceux qui ont faitdonner aux Mollusques nudibranches lel ‘om de Phlébentérés. Chez les Planaires etc bez d’autres Trématodes il n’a qu’un seul° r ifice, et il affecte la forme d’une arbori-sation plus ou moins compliquée. En6n,c bez les Cestoïdes et les Cystiques, il manquea bsolument.
7° Les organes de la génération et leu 'ode de développement n’ont pas une plusgrande uniformité; et quoique jusqu’ici ona >t moins étudié l’helminthologie sous ceP°int de vue que sous les autres, on a déjà°bservé entre les principaux groupes de Vers(Annéüdes, Nématoïdes, Trématodes) desdifférences importantes. Ainsi les Trémato-d e s subissent de véritables métamorphoses;es Nérnatoïdes ont déjà dans l’œuf leur forme^dnitive ; les Acantbothèques sont d’abordPourvus de petites pattes à crochets; et leskétopodes, ainsi que les Ténioïdes, qui au-r ° nt plus tard une file plus ou moins con-s, dérable de segments en arrière de la tête,, en ont encore qu’un nombre extrêmementu it. Chez plusieurs Annéüdes chétopodes,observe un mode curieux de multiplica-M °n. De nouveaux individus prennent nais-1Ce à la partie postérieure du corps desr es. Millier avait déjà observé ce phéno-^ ne sur des Néréidiens (Nereis proliféra)Sur les Nais; nous l’avons vu fréquem-
ment, aux environs de Paris , dans les Nafsdes genres Stylaria , Chœtogaster , etc. Rœsell’avait également constaté chez ces animaux,et il en a donné plusieurs figures. M. Edwardsl’a retrouvé dans le Myrianida fasciala ,M. de Quatrefages chez des Syllis, et M. Sarschez le Filigrana inflexa. Les faits de régé-nération ou rédintégration observés parBonnet chez les Vers se rattachent, sansdoute en grande partie, à ce curieux phéno-mène. Chez les Taenias., au lieu d’êtrescomplets, ce ne sont plus, pour ainsi dire,que des individus réduits à la partie géni-tale de leur organisme qui naissent ainsien arrière du corps des individus prolifères.Ces fragments ovigères , incomplets soustous les rapports autres que celui de la gé-nération, se détachent naturellement à unecertaine époque pour accomplir leur desti-nation , et ils forment ce que l’on appelleles Cucurbüains .
Certaines familles de Vers sont dioïqucs,d’autres sont monoïques; toutes, sauf lesHydatides, ont montré des organes mâleset femelles de reproduction, des Zoospermeset des œufs.
8° Le séjour, le mode d’existence, lesorganes extérieurs du mouvement ne sontpas moins variables dans la série des Vers,quelquefois aussi chez le même Ver observé àses différents âges. Les pieds des Ciiétopodeset les parties, cirrbe, branchie et soies, qu’ilsprésentent dans leur maximum de compli-cation, sont sujets à de nombreuses varia-tions dont l’étude est d’un grand secourspour la classification. Les Sangsues man-quent de pieds et même de soies, mais ellesont des ventouses en avant et en arrière.Certains Entozoaires en présentent aussi(Polycotylaires, etc.), mais différemmentdisposées ; d’autres ont des crochets dont lanature rappelle les soies des Chétopodes ,mais qui ont une autre position. On donnesouvent les Vers comme constamment dé-pourvus de pieds articulés semblables àceux des Entomozoaires condylopodes; maisles Péripates ont pour organes locomoteursdes mamelons articulés, qui ressemblentbeaucoup aux fausses pattes des Che-nilles; et d’après une observation récentede M. VanBeneden, les Pentastomes (classedes Acanthothèques) sont pourvus, ausortir de l’œuf, de deux paires de vraies