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de Verveine citronnelle, que L’Héritier avaitnommée Verbena triphylla , et qui est deve-nue le Lippia citriodora , Kunth ( Aloysia ci-triodora , Orte. ). C’est un arbrisseau origi-naire du Chili , des environs de Lima et deGuyaquil, de l’Uruguay et de la Républiqueargentine , aujourd’hui très répandu dansles jardins à cause de l’odeur délicieuse decitron qu’exhalent ses feuilles lancéolées,verticillées par trois. En second lieu, Vahlavait proposé un genre Stachytarpjieta , etM. Chamisso un genre Bouchea , que M. En-dlicher rattachaitcomme simples sous-genresaux Verveines. Ces deux genres ont été re-pris par Schauer dans sa révision monogia-phique des Verbénacées (in DC., Prodrom.,vol. XI, p. 635).
Ainsi réduit, le genre Verveine forme ungroupe générique très naturel, d’aprèsSchauer. Il comprend des plantes herbacées«u sous-frutescentes, croissant presque tou-tes en Amérique , un très petit nombre seu-lement dans l’ancien monde; à tige tétra-gone; à feuilles opposées, teinées, trèsrarement alternes ; à fleurs disposées en épisou en capitules terminaux, accompagnéeschacune d’une bractée. Ces fleurs ont uncalice tubuleux , à cinq côtes et cinq dents;une corolle à tube cylindrique, droit oucourbe, velu en dedans, au moins au niveaude l’insertion des étamines, et barbu à lagorge; à limbe un peu oblique, divisé encinq lobes inégaux, échancrés; quatre éta-mines didynames , incluses; un ovaire àquatre loges uni-ovulées, surmonté d’unstyle dilaté peu à peu vers le sommet, qui sedivise en deux lobes, dont un porte le stig-mate, tandis que l’autre forme une sorte depetite corne lisse. Le fruit est une capsuleenveloppée par le calice persistant, laquellese partage à la maturité en quatre coques.
Quelques espèces de Verveines jouent au-jourd’hui un des premiers rôles parmi nosplantes d’ornement, soit dans les jardins,soit dans la culture d’appartements et defenêtres, à cause de l’élégance et de la di-versité de teintes de leurs fleurs, à causeaussi du peu de difficulté que présententleur culture et leur multiplication. Entreces diverses plantes, il s’est produit de nom-breuses hybrides qui en rendent la délimi-tation spécifique très difficile. Nous nouscontenterons d’appeler l’attention sur deux
d’entre elles, qui serviront d’exemples pourles deux sections établies par Schauer dan*ce genre.
a. Verbenaca. Connectif des anthèressupérieures mutique et sans appendice.
La Verveine a feuilles de CHAMÆDRYSfVerbena chamœdrifolia, Juss. {Erinus perit-vianus , Lin.; Verbena Melindres, Gill.), estune plante sous-frutescente, spontanée dansla Plata et dans le Brésil méridional. Sestiges sont grêles , très rameuses , hérissées >rampantes, redressées aux extrémités, ainsique leurs rameaux; ses feuilles oblonguesou ovales, en coin à leur base, presque in'cisées, sont hérissées, surtout aux nervures;ses fleurs sont grandes, du rouge le plus viftet se succèdent pendant presque toute l’an'née. Par des fécondations croisées et par lesvariations qu’elle-même a subies, cette joli®Verveine est devenue la souche d’un grandnombre de plantes aussi diverses par la cou*leur de leurs fleurs que par la forme de leursfeuilles.
Dans cette même section se range l’espèc®type du genre, la Verveine officinale, V er 'bena officinalis, Lin., vulgaire le long deschemins, dans les champs, etc., de presqn®toute la terre, « La Verveine était en grand®» vénération chez les anciens; ils s’en ser'» vaient pour nettoyer les autels de leu fS» divinités et pour les aspersions d’eau l® 5 *» traie. Les hérauts d’armes en ceignaien*» leur tête lorsqu’ils allaient annoncer» paix ou la guerre ; on les nommait VcrW~
» narii .Avant de la cueillir, les druid^
» faisaient un sacrifice à la terre. » ( Sain 1Amans, Fl. agen ., pag. 9. ) Dans le moy e *âge, la Verveine était aussi très vénéréetous ceux qui s’occupaient de divination, ®magie, et qui composaient des philtres. H*a eu également un certain rôle eu médeci ,,e *mais elle est de nos jours entièrement in üsitée. , ^
b. Glandularia. Connectif des antbe fsupérieures pourvu d’un appendice %duleux.
La Verveine a bouquets, VerbenaLin., qu’on nomme aussi Verveine àequelon , est une espèce annuelle, orig‘ na .du Texas , de la Caroline , de lasiane, etc. Dans les jardins on la rend gnuelle en la tenant en orangerie p en ul’hiver. Sa tige diffuse, rameuse, est un P