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s’étendent aussi sur les flancs , et même ,dans la plupart des cas. entre les membrespostérieurs, en enveloppant plus ou moinsla queue. Ces animaux à physionomie bi-zarre, que l’on avait placés quelquefois avecles Oiseaux, parce qu’ils volent, sont néan-moins couverts de poils comme les Mammi-fères , et ils ont, comme eux, la générationfranchement vivipare. Ce sont donc de vé-ritables Mammifères, et ils sont quadru-pèdes comme la plupart des Vertébrés decette classe. Les Chéiroptères, dont les es-pèces connues sont aujourd’hui très nom-breuses , et nous proviennent de toutes lesparties du monde, sont considérés par lesnaturalistes comme constituant une familleou même un ordre distinct.
Le célèbre auteur du Systema naturœn’avait d’abord admis qu’un seul genre deChéiroptères, celui des Fespertilio ou Chau-ves-Souris ; mais déjà, en 1766, il fondasous le nom de Noctilio un genre nouveau ,lequel ne renfermait en réalité qu’une espèceassez remarquable de Chéiroptères. Cepen-dant Linné le plaça parmi ses Glires (lesRongeurs), parce qu’il en avait mal interprétéles caractères dentaires. En 1756 , Brissonavait aussi fondé, pour les grandes Chauves-Souris de l’Inde que l’on appelle Rous-settes, Rougettes , etc., le genre Pleropus.Ce genre et celui des Noctilio ne furent pasles seuls que l’on dut établir aux dépens desanciens Vesperlilio. Pallas divisa ces derniersen plusieurs sous-genres, mais sans imposerencore à chacun d’eux une dénominationspéciale. Au contraire , vers le commence-ment de ce siècle, E. Geoffroy St-Hilaire ,reprenant avec sagacité i’étude zoologiquedes Chéiroptères, en fit connaître un assezgrand nombre d’espèces tout à fait nou-velles, rectifia les caractères de beaucoup decelles que l’on connaissait avant lui, et dé-nomma la plupart des genres qui sont au -jourd’hui admis. F.Cuvier, MM.Ternminck,1s. Geoffroy, Gray, Ch. Bonaparte, deBlainville et beaucoup d’autres, ont depuislors ajouté bien des découvertes à cellesde leurs illustres prédécesseurs. Aussi lesnombreuses espèces deChéiroptères que l’onconnaît aujourd’hui ont-elles été tout aussibien étudiées que les Mammifères des autresordres, et leur détermination spécifiquen’offre pas de plus grandes difficultés que
celle des animaux d’un plus gros volume*On doit toutefois regretter qu’ici , commedans beaucoup d’autres parties de la zoolo-gie , les divisions génériques établies pardivers auteurs soient aussi nombreuses etqo®les descriptions des espèces soient trop ra-rement comparatives, ce qui ne permet p* 5toujours une détermination bien précise desnombreux échantillons de Chéiroptères q**®l’on a réunis dans les musées publics. Lafamille des Chauves-Souris a besoin, comn*®tant d’autres encore, d’une bonne mono-graphie.
Ce qui précède a déjà fait voir au lecteurque les Vespertilions, dont nous devons nousoccuper dans cet article, ne constituentqu’une fraction peu considérable des ani-maux que Linnæus appelait ainsi. Les Rous-settes (Pleropus), les Phyllostomes ( Phÿ l'lostoma, Stenoderma , Desmodus , Gloss o-phaga ), les Noctilions (Noctilio), les Rhin »'lophes (Rhinolophus, Megaderma, etc.), I® 5Molosses ( Molossus , Noctilio, Dinops , etc.)*qui eussent été pour Linné des l/cspeiHl*®’puisque tous sont également des Chéirop 1 ®-res , sont aujourd’hui , et avec raison , re-gardés comme autant de grandes coup®*'génériques , pour la plupart riches en espe-ces , et qui sont aussi distinctes les unes <1®*autres qu’elles le sont des Chéiroptèresauxquels on laisse maintenant en propre I®nom de Vespertilio. A ceux-ci appartienne** 1les Nycticées, Nodules , Pipistrelles,rins, etc.
C’est à la grande coupe générique des V®*pertilions actuels que se rapportent tout® 9nos Chauves-Souris européennes connues*un Dinops et trois Rhinolophes exceptés. L® 5Vespertilions sont des Chéiroptères inse® 11 'vores sans membrane nasale ou sailli® ®*forme de feuille, mais dontles oreilles ont^tragus développé enoreillon membraneux ^d’une forme, pour ainsi dire, particulie re ^chaque espèce. Leur système dentaire, ®la nature est en rapport avec leur régi fI,e ’^compose de 12 arrière-molaires, de 4 a ^petites molaires, dont 4, ayant seulesexistence constante, ont leur sommet Pélevé, ressemblent à des carnassières, et ^présentent les dents appelées principal^
M. de Blainville II y a toujours 4
et 8 (Nycticées ) ou plus souvent 1® * &
sives, dont 6 ou 3 paires appartiennent