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ttiâehoire inférieure , et ont leur couronnetrilobée. Les incisives supérieures sont aucontraire aiguës , à une ou plus rarementdeux pointes, et séparées par une interrup-tion médiane de l’os incisif en deux grou-pes. Le nombre et même la forme des dents,la forme et le développement de l’oreille etde son oreillon , la forme des narines , laproportion des membres, les poils rares ouabondants dont est recouverte la membraneinter-fémorale, quelques variations dans ladisposition de la queue , souvent entière etcomprise dans la membrane, plus rarementtrès courte ou bien en partie libre : tellessont les principales particularités sur les-quelles on doit fonder la caractéristique desnombreuses espèces connues deYespertilions,et d’après lesquelles on a essayé de classerniéthodiquement ces animaux. F. Cuvier ,M\I. de Blainville, Ch. Bonaparte et Gray,se sont plus particulièrement occupés desVespertilions sous ce dernier rapport. M. deblainville a surtout eu égard à la dispositiondu système dentaire, dont les caractèress ont, en effet, très faciles à saisir, et bienPlus importants qu’on ne serait d’abordtenté de le supposer.
Dans un travail publié en 1833, M. J.-E.^ray avait déjà accepté ou proposé les gen-res suivants parmi les Vespertilio , dont ilfait une famille sous le nom d’ Anisliophori^ espertilionidœ :
Barbastellus , Plecotus , Romicia , Vesper-l Hio, Tralatüus, Myotis, Kirivoula, Natalus,Bcotophilus, Noclulinia , Lasiurus et Murina.
Pour M. Ch. Bonaparte, les espèces d’Eu-r °pe sont au nombre de 29, et il les distri-bue dans 9 genres, savoir : Plecotus , Ca~Puccinius , Myotis, Selysius , Minioplerus,^octula , Vespertilioj Pipistrellus , Barba-Uellus. 1 ■
MM. Keyserling et Blasius avaient proposéintérieurement les genres Vesperugo et Ves-per us , également pour des espèces euro-Péenn es
C’est en nous servant plus particulière-ïdent du système dentaire que nous allonss, §naler les espèces de Vespertilions qui ont^te observées jusqu’ici en France . On n’a en-( ° r o constaté parmi elles , ni même parmiJolies d’Europe, aucune espèce pourvue seu-
tern
di
er ‘t d’une paire d’incisives supérieures
position qui caractérise les Nyeticées.
1. Vespertilions pourvus de 18 molaires seu-lement (1 de chaque côté), par l’absencede petites fausses molaires supérieures , etla présence d’une seule paire inférieure.
Chauve-Souris sérotine, Vesp. serotinus.La Sérotine , Daubenton , Mém . de l’Acad.des sc. de Paris , 1759. Cette espèce, à la-quelle il faut rapporter, comme faisantdouble emploi, les Vesp. Wiedi , Okeni etrufescens de M. Brehm, ainsi que le V. in -cisivus de M. Crespon {Faune mérid., t. I,p. 26), est une de nos plus grosses Chauves-Souris. Elle a plus d’un pied d’envergure.Son pelage est brun fauve. Son oreillon ,médiocrement long, est en lame de couteauobtus (l).
IL Vespertilions pourvus de 20 molaires(j de chaque côté), par suite de la présenced’une paire de petites fausses molaires su-périeures et inférieures.
On remarque plusieurs positions de lapetite fausse molaire supérieure, qui peu-vent être considérées comme caractéristiquesdes espèces.
1° La petite fausse molaire supérieure estgemmi forme , et cachée dans l’angle formé parla canine et la molaire carnassière , de tellesorte qu'elle est invisible par le côté extérieurde la série dentaire, ou seulement peu visible.
Chauve-Souris barbastelle, Vesp . bar-bastellus. La Barbastelle, Daubenton, 1759.On en a fait un genre à part sous le nomde Barbastellus , Gray, à cause de la formesingulière de ses oreilles, qui sont amples ,triangulaires, arrondies, et en partie réuniesl’une à l’autre au-dessus du front. Elle estnoire et n’a guère que 10 pouces d’enver-gure. Nous en avons étudié divers individuspris en France et un des îles Canaries . Dansquelques vieux exemplaires la fausse mo-laire supérieure est tombée, et il n’y a que32 dents au lieu de 34.
(i) M. Ch. Bonaparte place ave-: la Sérotine, dans sonsous-genre Vespertilio , qui répond en partie aux Scotophilusde M. Gray, les Vespertilions d’Italie, qu’il a décrits sous lesnoms d ’Alcithoë, Aristippe , Leucippc, Savii et Bonapartii. Onconnaît aussi des espèces à molaires -- dans les autres par-ties du monde, en Afrique , en Asie et dans les deux Amé-riques. Les Chauves-Souris de l’Amérique méridionale, quenous avons décrites sou, les noms de V. dutertreus , innoxiuset furinalis , sont dans ce c as, ainsi que ! ? Plecotus pelatus .Is. Geoff.