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Tome treizième.
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ques sont réunis sous la dénomination uni-que de Vigne cultivée. Cette question a étérésolue par les auteurs en deux sens diamé-tralement opposés. Les botanistes admettent,en général, que toutes ces formes ne sontque de simples variétés, dont leur mode or-dinaire de multiplication assure la conser-vation, ou qui peuvent avoir acquis cettefixité qu’on remarque dans les races debeaucoup de nos espèces cultivées. Quelquesuns vont même plus loin. Ainsi Dussieux,auteurdel’arlicle Vigne dans le Dictionnaired'agriculture de Rozier, Chaptal, Rose, etc.,non seulement admettent cette solution,mais encore ils attribuent aux simples chan-gements de climat, au temps lui-même,une influence capitale, et la faculté de trans-former ces variétés, de les multiplier, etc.D’après eux, il n’y aurait dans ces formesqu’une permanence purement condition-nelle. Dussieux, en particulier, assure quemoins de dix transplantations suffisent pourque les formes les mieux caractérisées de-viennent méconnaissables. D’un autre côté,Roxas Clemente admet, d’après ses observa-tions, la permanence de diverses formes dela Vigne. Ainsi il cite divers cépages, commele Pedroximenès, le Listan commun , etc., quiconservent leurs caractères dans les localitéset les expositions les plus diverses, depuisle niveau de la mer jusqu’à une altitude de1,200 toises; il parle de treilles ( ataubies ) quiexistent encore dans le royaume de Gre-nade depuis le temps des Maures, et quiressemblent parfaitement à des variétés cul-tivées aujourd’hui dans le même pays; enfindes observations précises lui ont appris que,dans l’Algaida, que nous avons cité plushaut, « différents cépages, parfaitement ca-ractérisés, se propagent spontanément (degraines); on en rencontre de chaque espècedes individus très vieux, d’autres récem-ment nés, et de tous les âges intermédiaires;mais aucun ne dément sa caste, et n’affecteles formes ni les propriétés qui distinguentles autres cépages. » ( Loc . citai ., page 189.)Ces faits disposent le célèbre ampélograpbeespagnol à admettre que des types spécifi-ques distincts existent parmi les nombreusesformes de la Vigne.

Les limites entre les espèces, les races etles variétés ne sont pas assez nettement tra-cées pour qu’il soit possible de donner à cette

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question une solution rigoureuse. Cepen-dant rien ne semble s’opposer à ce qu’onregarde la Vigne cultivée comme formantun grand type spécifique, dans lequel lesformes les plus constantes formeraient desraces subdivisées elles-mêmes en variétés-Ces races ne sont autre chose que les trib® 5,de Roxas Clemente, les familles de M. OdarLPourquoi n’appliquerait-on pas, en effet, *la Vigne les principes admis pour les autre 5plantes cultivées ? Tous les jours nous voyon*naître parmi les légumes de nos jardins desvariétés que la nature conserve et propage*qui se multiplient même par les semis. Cesvariétés prennent alors et méritent laquaitfication de races, et non celui d’espèces»qui n’appartient réellement qu’au type du"quel elles sont sorties. Pourquoi ne pas ad"mettre la même méthode pour la Vigne?

Une classification méthodique des nom"breuses variétés de la Vigne cultivée (1) au"rait une grande importance; mais les difd"cultôs que présente ce genre de travailrendu jusqu’ici infructueuses les tentative*qui ont été faites pour atteindre ce but dési"rable, ou bien elles ont déterminé certain*auteurs à y substituer un simple arrangément par localités. Roxas Clemente a essaï^de classer en botaniste les 120 variétés d®Vignes dont son ouvrage renferme la de 5 "cription. Il les divise d’abord en deux gra^des catégories : celles à feuilles cotonneux® 5et celles à feuilles pileuses ou presque nue-*Mais cette division est l’un des plus grand*vices de sa classification, car elle oblig e *éloigner l’une de l’autre des variétés Q u ®tout rapproche. En outre, dans chacune d eces divisions, il a pu sans doute établircertain nombre de groupes distingués P ades caractères communs : 6 dans la P re ^mière, 9 dans la seconde ; mais en deb°**de ces groupes il reste encore 48 varié 1isolées qui n’entrent dans aucun d'eu^et qui, dès lors, rendent la classid ca ^tion bien insuffisante. Les effortsM. Vongok a faits pour perfectionner ceclassification n’ont pas été très heureU ^Les autres classifications, basées sur la ^° rt ^ edes grains ronds d’un côté, oblong 8l’autre (Metzger), sur la couleur de ^grains (Acerbi, Milano), etc., ont, à di v ^

(r) M. Odart admet que le nombre de ce»être d’environ 1,000.