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Tome treizième.
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cherchées, les unes à fleurs simples, maisremarquables parce qu'elles fleurissent àplusieurs époques différentes, ce qui leurfait donner le nom de Violette des quatresaisons ; les autres à fleurs doubles, parmilesquelles la plus connue est la Violette deParme , à fleurs d’un bleu très pâle, trèsdoubles, dont la culture ne se fait nullepart peut-être sur une aussi grande échelleet avec des soins aussi assidus qu’à Tou-louse ; d’autres variétés doubles ont la fleurviolet foncé, purpurine , ou enfin violetteà l’extérieur et panachée au centre de blanc,de rouge et de violet. Cette dernière portele nom de Violette de Bruneau. Toutes cesplantes se multiplient facilement par la di-vision des pieds ; elles demandent une terredouce et légère et la demi-ombre. L’odeurde la Violette, tout agréable qu'elle est, agitfortement sur certaines personnes très ner-veuses. On rapporte même des accidentsfâcheux qu’auraient déterminés des bou-quets de violettes conservés pendant la nuitdans des chambres bien closes. En méde-cine , on emploie journellement la fleur deviolette comme pectorale, en infusion dansles rhumes, catarrhes, etc. On prépare, avecles pétales de ces fleurs dont on a supprimél’onglet, uni sirop dont on se sert pour édul-corer les boissons dans les mêmes circon-stances. On sait que ce sirop de violette estcontinuellement employé par les chimistespour manifester la présence des substancesalcalines, sa couleur violette passant alorsau vert.

On trouve très communément dans lesbois, dans les pelouses, etc., les Viola hirta ,Lin., canina f Lin., sylvestris, Lam., etc.,toutes appartenant à la section Nominium ,Ging., la plus considérable du genre.

Le Viola biflora , Lin. , jolie petite espèce àeuilles réniformes, très obtuses, crénelées ;à petites fleurs jaunes, rayées de brun , quicroît assez communément dans les Pyrénées ,les Alpes, le Jura , etc., est la seule de nosespèces indigènes qui représente la sectionDischidium, Ging.

C’est dans la section Melanium , DC.,distinguée par ses fleurs dont les quatrepétales supérieurs sont redressés, et dont lesingulier stigmate, terminant un style enmassue, est urcéolé, avec deux faisceaux depoils à sa base, qu’appartient une espèce

très intéressante, mais aussi très polymor-phe, et qui a été envisagée de manières fur*diverses. C’est la Violette tricolore, Viol *tricolor , Lin., dont les nombreuses variétéssont répandues dans les champs de tout®l’Europe, de la Sibérie , de l’Amérique sep-tentrionale. Cette plante est annuelle, gl a-bre ou légèrement velue; sa tige anguleuse?souvent rameuse, dressée ou ascendante*s’élève de 2 ou 3 décimètres ; ses feuill* 5crénelées sont plus ou moins allongées*tantôt lancéolées, tantôt au contraire pres-que réniformes, accompagnées de stipuléfoliacées, pinnatifides, à lobes latérau*étroits, le terminal étant grand et crénelé-Ses fleurs varient presque à l’infini de di-mensions et de couleurs ; mais la base d®leur coloration est le jaune et le violet. —Récemment M. Jordan a proposé de form® raux dépens de la Violette tricolore une nom-breuse série d’espèces, pour chacune des-quelles il a donné une description étendu®et une figure (Al. Jordan , Observ. sur plu*’plan, nouvel, rares ou critiq. de la Franc9*Annal, de la Soc . linn. de Lyon , juill.tirage à part, 2 e fragm.), pour lesquelles **adopte les noms de Viola pallescens , V. se *gelaltSj V. agrestis , V. nemausensis, V.cilescens, V . vivariensis , V. Sagoti , V. P^'louxi , V . alpestris. Mais ces plantes ° cparaissent pas posséder des caractères ass®*fixes ni assez marqués pour être regardéautrement que comme de simples variétés*C’est de la Violette tricolore que soUsorties les nombreuses et magnifiques fl eüsi connues et si fréquemment cultivées so uSle nom de Pensées. La plupart des botanis te J*rattachant toutes les variétés spontanées ^

l’espèce en une race qu’ils nommentcolor arpensis , réunissent de même tou teles Pensées sous la dénomination comm 0 ^de V . tricolor hortensis. Ces dernièrestes se distinguent toutes par la grandeur^la coloration de leurs pétales qui réunis 5 ^un beau violet foncé et velouté à un J a ^doré; mais la culture a déterminé des ^nations infinies dans la disposition et * e §tension relatives de ces couleurs et de I enuances. ^

Il est peu exact d’attribuer au VioH* .color f Lin. seul les Pensées de nos j arce sont uniquement des hybrides r é fiU ^du croisement de cette espèce a\ec I®