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Tome treizième.
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altaicà, Ker. En effet, bien que les horticul-teurs anglais eussent déjà obtenu quelquesrésultats heureux, au commencement de cesiècle, dans la culture de la Violette tricolore, leurs gains les plus importants nedatent que de l’introduction dans leurs jar-dins, en 1805, de la Violette de l’Atlaï.Celle -ci se distingue de la première parsa tige plus courte et son feuillage plusépais, par son pédoncule dressé, par sesfleurs grandes, belles, jaunes, avec du bleupâle ou du blanc, dans lesquelles la corolletend à prendre un contour arrondi. On nesait à qui faire remonter l’heureuse idée dedemander le perfectionnement de la Penséedes jardins à des semis après croisement desViola, tricolor et altaica. Mais on sait quelady Mary Tettes, fille du comte Tankerwill,fut la première qui forma une grande col-lection de Pensées à Walton, sur la Tamise .Richard, jardinier de Walton, fut bientôtfrappé des perfectionnements rapides qu’ilobtenait dans ces fleurs par des semis suc-cessifs. Il communiqua ses remarques aucélèbre Lee, qui dès lors s’occupa active-ment de cette nouvelle culture. Bientôtl’attention des horticulteurs, des amateursdelà Grande-Bretagne, se porta sur ces Pen-sées déjà si belles, qui promettaient tantencore pour l’avenir, et quelques annéessuffirent pour placer les Pensées anglaises ,a u premier rang.

La Belgique et l’Allemagne suivirentl’exemple de l’Angleterre; la France , restéed’abord en arrière, se mit enfin en ligne, etLemon lui donna le premier une bellecollection de Pensées égales, mais non en-core supérieures à ce que l’Angleterre et laAlgique possédaient déjà de plus beau,bientôt M. Boursault s’adonna à son tour àCe tte culture, et ce fut chez lui qu’on vit,611 1835, les premières Pensées regardéesCo uime parfaites par les connaisseurs. M. Ra-§onot-Godefroy vint à son tour, et, grâce àles Pensées anglaises furent irrévoca-blement détrônées. Aujourd’hui, le nom^^me de Pensées anglaises a été laissé decdté, et les horticulteurs ne connaissent plusque des Pensées à grandes fleurs.

R est bien reconnu que c’est à son croi-sent avec la Violette de l’Altaï que la^ e nsée a dû la faculté de produire des fleurs

Un grand diamètre et arrondies dans leur

contour : or ce sont là les qualités fonda-mentales qui font rechercher ces bellesfleurs dans les jardins. On doit ajouter que,pour qu’une Pensée ait tout le mérite pos-sible, il faut que sa fleur soit plane, avecdes pétales qui se recouvrent par leurs bords,sans laisser de vide entre eux; que ses cou-leurs soient belles et bien harmonisées, per-sistantes et bien disposées; enfin qu’elle setienne bien droite sur sa tige, et se dégagebien du feuillage. La coloration de ces fleursvarie aujourd’hui presque à l’infini. Leurscinq pétales sont tantôt d’une seule couleurcomme violet pourpre ou violet bleu, brunrouge brillant, bleu noir, bleu de roi, bleuclair, vert olivâtre, gris verdâtre, jaune vifou tendre, blanc, etc. ; en outre, cette cou-leur unique de la fleur est pure ou marquéede lignes, etc.; ailleurs elle est bordée deteintes plus claires, occupant une largeurplus ou moins grande; tantôt aussi les deuxpétales supérieurs ont une couleur qui sereproduit sur les bords des deux pétales la-téraux et de l’inférieur, en y dessinant quel-quefois des figures bizarres, ou en se fondantavec la couleur centrale; les trois pétalesinférieurs présentent parfois des flammes,des rayons, des taches, etc. On conçoit dèslors quelle variété presque infinie doit pré-senter une belle collection de Pensées , tellesque les soins intelligents des horticulteursles ont faites de nos jours.

En médecine, le Viola tricolor , Lin., par-ticulièrement dans ses variétés sauvages, ajoui longtemps d’une grande réputationcomme dépurative. On a vanté ses effetsdans le traitement des maladies de la peau,surtout contre les croûtes laiteuses des en-fants. On employait la plante fraîche, etprincipalement son suc. Mais aujourd’huibeaucoup de médecins accordent peu de con-fiance à son action, et il en résulte que sonemploi n’est pas, à beaucoup près, aussiétendu. P. D

VIOLETTE MARINE, bot. ph. — Nomvulgaire sous lequel on désigne quelquefoisdans les jardins 1 eCampanula medium , Lin.

(D. G.)

VIOLIER. bot. ph. — Nom vulgaire souslequel on désigne les Giroflées , principa-lement dans nos départements méridionaux.

VIOLON, mam.— En Guiane, on a quel-quefois nommé ainsi les Tatous. (E. Ba.