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Tome treizième.
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cette dernière localité les accidents sont assezfréquents et quelquefois graves. C’est princi-palement sur la lisière des taillis secs et ausoleil que la Vipère se rencontre. Sa tailledépasse rarement 6 ou 7 décimètres; elle estgénéralement brune, quelquefois roussâtreou gris cendré dans certaines variétés, avecune double rangée de taches transversales,noires sur le dos, et une autre rangée detaches noires ou noirâtres sur chaque flanc.Souvent les taches du dos s’unissent en ban-des transversales; quelquefois elles formenttoutes ensemble une bande ployée en zig-zag, et, dans ce dernier cas, c’est le ColuberAspis de Linné, l’Aspic de nos environs, as-sez multiplié dans la forêt de Fontainebleau,et qu’il ne faut pas confondre avec l’Aspicd’Égypte, l’Aspic des anciens, qui est l’Haje,espèce de Naja. On trouve aussi des indivi-dus presque entièrement noirs.

La tête de la Vipère commune est obtuse,amincie vers le museau, comme tronquéeen avant, plus large en arrière que le corps»qu’elle dépasse en formant une base cordi-forme; le museau porte six petites plaquesdont deux sont percées par les narines etmarquées d’une tache noire; deux bandesnoires se réunissent à sa partie supérieurede manière à figurer la lettre V. Les yeux,bordés de noir, sont petits, mais vifs etsaillants; l’iris, d’un rouge plus ou moinsdoré, se contracte sous l’influence de la lu-mière; la pupille, ronde dans l’obscurité,devient verticalement linéaire sous l’actiond’une lumière vive. La langue est noire ougrisâtre, longue, molle, protractile, fourchuea son extrémité; nous n’avons pas besoin dedire qu’elle est entièrement inoffensive etqu’elle ne mérite à aucun égard le nom dedard qu’on lui donne vulgairement.

Pendant l’hiver et tant que la températuren’est pas douce, la Vipère reste engourdiedans des trous profonds; en général, plusieursde ces Reptiles se réunissent, s’enlacent in-timement les uns les autres, et forment ainsiune masse commune dans laquelle leursplis se confondent d’une manière en quel-que sorte inextricable. Réveillées au retourdu printemps, les Vipères quittent leurs re-traites et s’accouplent Le rapprochement dumâle et de la femelle est si intime que lesdeux animaux semblent ne plus formerqu’un seul corps à deux têtes. On sait que |

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cette espèce, comme les autres du mêm£genre et comme d’autres Reptiles, ne pondpas ses œufs ; que ces œufs éclosent dans leventre de la mère, qui donne ainsi naissanceà des petits vivants : de là le nom générique-Nous nous rappelons avoir rencontré, dansla forêt de Fontainebleau, sur un rocher ex-posé aux rayons ardents du soleil, une Vipèrequi laissait sortir les petits de son sein;soit qu’elle n’ait pas deviné notre approche»soit que cette sorte de travail d’enfantemen*paralysât ses forces, elle demeura immobile*malgré notre présence; d’un coup de pierrevigoureusement asséné, nous écrasâmes I*mère et sa progéniture. La gestation dureenviron huit mois; le nombre des petitsVipéreaux d’une même portée varie de douzeà vingt-cinq. Quand le temps des chaleui*n’est pas passé, après une première mise bas*la Vipère peut s’accoupler une seconde fo* 5dans l’année.

Tous les animaux redoutent la Vipère etla fuient; on dit cependant que le Sangliers’en approche impunément; le Faucon et lesHérons l’attaquent et la mangent. Parto * 1 *où la superstition n’inspire pas un respectou une crainte ridicule pour ces Reptiles*l’Homme cherche à les détruire, et, da 0 *beaucoup de localités, notamment à Font# 1 'nebleau, on donne une prime par têteVipère.

Les Insectes, les Vers, de petits Marn 011 "fères, tels que les Mulots, les Taupes, etpetits Oiseaux, forment la proie ordinal*®qu’attaquent les Vipères. En disséqua* 1 *dernièrement un de ces animaux, nous avo 05trouvé dans son estomac une grosse Taop®engloutie parla tête et dont toutes leslies musculeuses antérieures étaient détr 01 'tes, tandis que le corps avec ses poils, ^pattes avec leurs ongles, étaient encoretacts.

C’est surtout à cette espèce que se rapp 0 ^tent les détails que nous avons donnés surdanger de la morsure et sur les moy ef,ïpropres à en combattre les effets.

La Vipère a museau cornu ou 1’Amm 0,)ÿTS *Vipera Ammodytes , Daud. (Coluberdytes, Linn.; Vipera Illyrica, Aldrov.)» eslpeu près semblable à la Vipère comu* un ’mais s’en distingue éminemment par * a ^tite corne molle et couverte d’écaille s ^ csurmonte l’extrémité de son museau.