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Tome treizième.
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qu’on appelle le Chant de ces petits êtres,et qui ne résultent que du frottement desailes, des mandibules, des pattes, ou dequelque partie de l’enveloppe tégumentaireles unes contre les autres ; soit qu’ils accom-pagnent d’autres actes et n’en soient que laconséquence en quelque sorte passive,comme le bourdonnement durant le voldes Hyménoptères. Mais on réserve plusparticulièrement le nom de Voix aux sonsplus ou moins variés qui se forment, chez lesanimaux supérieurs, par le passage de l’airdans une portion déterminée de l’appareilrespiratoire, dans laquelle vibre le fluideatmosphérique. Avant d’expliquer la forma-tion de la voix, nous devons faire connaîtreles instruments qui sont en jeu dans cephénomène; cette description nous est d’ail-leurs imposée par les nombreux renvois quiont promis ici le complément de plusieursarticles de ce Dictionnaire.

Chez l’Homme et chez les Vertébrés àrespiration aérienne, l’appareil respiratoireconsiste essentiellement en poches plus oumoins subdivisées en cellules, et qui consti-tuent les poumons. L’air extérieur, avantd’arriver à ces organes, traverse les fossesnasales, le pharynx , puis s’engage dansun conduit spécial qui le mène aux pou-mons, et qu’on nomme trachée-artère. Ason extrémité supérieure, la trachée setermine et communique avec le pharynxpar une sorte de caisse ou tube large etcourt qu’on nomme larynx; à son extré-mité inférieure, elle se bifurque en deuxbranches que l’on désigne sous le nom debronches. Chacune de ces bronches donnenaissance, à son tour, à des divisions etsubdivisions qui vont se ramifier en toussens dans le tissu pulmonaire , et dont lesderniers ramuscules s’ouvrent, en général,dans les cellules des poumons terminées encul-de-sac.

La trachée-artère , dont nous venons d’in-diquer les limites entre le larynx et lesbronches, est donc un tube aérien quimonte le long de la partie antérieure ducou. Ce conduit, chez l’Homme, est forméde seize à vingt anneaux cartilagineux, es-pacés de quelques millimètres, qui enceignent les deux tiers antérieurs; ces an-neaux sont enveloppés par un tissu cellu-laire fort et comme ligamenteux ou fibreux,

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qui remplit les intervalles, et les unit en-semble en complétant les parois du canal.Les bronches et leurs principales subdivi-sions ont de semblables anneaux, qui de-viennent successivement moins réguliers»plus étroits, moins nombreux, plus écartésles uns des autres, jusqu’à ce qu’ils dispa-raissent enfin complètement. La face internede la trachée et de ses branches est tapisséepar la membrane muqueuse qui s’y pro-longe de l’arrière-bouche, et qui va s’amin-cissant dans les rameaux intra-pulmonaires-On retrouve cette même structure essentiellechez tous les Mammifères, avec quelquesdifférences plus ou moins importantes dansles dimensions et le calibre du tube, dansla forme, le nombre et la consistance desanneaux, dans la proportion relative desbronches; mais ces détails ne peuvent trou-ver place ici et n’importent pas à l’objetmême de cet article.

Chez les Oiseaux, la constitution de I*trachée est fondamentalement la mêmeque chez les Mammifères; cependant on frencontre quelques particularités impor~tantes à signaler dans cet article. Ordinalrement la longueur de la trachée est pro~portionnelle à celle du cou et varie comm®elle; mais on trouve des Gallinacés, desÉchassiers, des Palmipèdes chez lesquels cecanal, plus long que ne le comporterait soutrajet direct du larynx à la bifurcation desbronches, se replie, se coude de diversesmanières avant de pénétrer dans la cavitépectorale. Les Pénélopes, des Grues, desCygnes nous offrent des exemples de cettedisposition. On observe aussi des différencesremarquables dans le calibre de la trachéeet des bronches, qui présentent parfois desdilatations et des rétrécissements brusque*ou insensibles. Nous ne pouvons décria®toutes les modifications que la trachée P re 'sente, d’un oiseau à l’autre, dans sabilité, dans la consistance de ses anneau*»dans sa forme ; mais nous devons fl P'peler l’attention sur une particularité fl ula une importance spéciale pour le but q uenous nous proposons ici. A l'extrémitéférieure de la trachée-artère , au pow 1 àebifurcation de ce canal, là où commeflce^les bronches par des anneaux ou des dü atâtions osseuses ou cartilagineuses diverse*»se prononce un rétrécissement qui comp 0