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Tome treizième.
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ün organe distinct désigné sous le nom delarynx inférieur .

On retrouve dans les Reptiles la mêmedisposition générale que chez les Oiseaux; latrachée est quelquefois longue, parfois mêmefepliée, quelquefois courte et tellement ru-dimentaire qu’elle semble nulle. Les Batra-ciens présentent l’organe réduit souvent àUn court sinus intermédiaire entre le pha-rynx et les poumons ; ce sinus même dispa-raît chez quelques uns, et les sacs pulmo-naires s’ouvrent dans le larynx : il n’existeplus ni trachée ni bronches.

Le vestibule supérieur de la trachée, cetube large et court qui communique avecl’arrière-bouche et qu’on nomme larynx ,est surpendu à un petit appareil particulier,l’os hyoïde qu’il convient de décrire avantde parler du larynx lui-même.

Vhyoïde (voy . atlas, Mammifères, pl. I,fig. 1 et 1’) constitue une espèce de chaîneou de demi-ceinture située en avant ducou, formée par un nombre variable d’osou de cartilages, et suspendue au crânePar ses deux extrémités. Bien que la formede l’hyoïde, sa structure, sa composition,aussi bien que ses fonctions et ses con-nexions présentent des caractères différen-tiels nombreux et importants, on peutconsidérer néanmoins cette sorte de ceinturecomme composée en général de trois os :hn médian, qu’on appelle le corps del’hyoïde, et qui, chez l’Homme, est presqueC ^cré, bombé en avant; et deux latéraux ,frêles, continuant l’arc de la partie moyenne;

désignés sous le nom de cornes thyroïdes.•^u-dessus de l’articulation de ces cornesav ec le corps, s’élèvent les cornes antérieures° u styloïdes , qui servent à suspendre l’ap-^ r eil à la base du crâne, par l’intermé-diaire d’un ligament qui s’ossifie quelquefoisqui va s’attacher à l’apophyse styloïdedu temporal. Des muscles nombreux, qu’ilSer ait impossible de décrire ici, dépendentde l’appareil hyoïdien et sont destinés à leh°Uer en arrière, à le tirer vers la bouche,l’élever, à l’abaisser, à lui faire exécutermouvements de bascule. Du bord in-r, eur du corps de l’hyoïde partent desj Uscles qui l’attachent au sternum ; lajfugue tient par sa base au corps deïoïde au moyen de plusieurs muscles° nt nous ayons parlé en traitant de cetT « sur.

organe (t>oy. langue); le larynx est sus-pendu lui-même à l’os hyoïde. L’appareilhyoïdien, dans sa composition aussi bienque dans ses rapports avec les organes quenous venons de nommer, offre de nom-breuses variations qui ont été ramenées àun type uniforme par les habiles travaux deGeoffroy Saint-Hilaire, et dont on peuttrouver l’indication dans les articles spéciauxde ce Dictionnaire. ( Voy. mammifères , oi-seaux , REPTILES , BATRACIENS , POISSONS ,LANGUE , DÉGLUTITION.)

Comme nous venons de le dire , au bordinférieur de l’arc formé par l’hyoïde se fixele larynx , lié lui-même au premier anneaude la trachée, dont il n’est que le vestibule.Chez l’Homme et les Mammifères, les paroisde la cavité laryngienne sont formées pardiverses lames cartilagineuses mobiles lesunes sur les autres, et dont l’ensemblepeut aussi se mouvoir relativement auxparties voisines. Les cartilages sont aunombre de quatre : le cricoïde , en formed’anneau, et placé immédiatement au-des-sus du premier arceau de la trachée; lethyroïde , situé au-dessus du précédent, unià l’os hyoïde par une membrane, composéde deux plans ou ailes irrégulièrement qua-drangulaires, faisant angle ensemble, et for-mant en avant la saillie connue sous le nomvulgaire de pomme d'Adam ; enfin, les deuxaryténoïdes , s’articulant sur la partie posté-rieure du cricoïde. Ces pièces sont articu-lées entre elles, et ont chacune différentsmuscles destinés à un jeu spécial. A l’in-térieur, la membrane muqueuse qui tapissele larynx forme, vers le milieu du cartilagethyroïde , deux grands replis latéraux diri-gés d’avant en arrière, et qui laissent entreeux une fente en boutonnière nomméeglotte; les deux replis , les deux lèvres decette boutonnière, sont appelés cordes vo-cales ou ligaments inférieurs de la glotte .Celte dernière dénomination leur est don-née par opposition à celle de ligaments su-périeurs de la glotte , sous laquelle on dé-signe deux autres replis analogues placésau-dessus des premiers. Les cordes vocalesou ligaments inférieurs sont assez épais;Iour longueur est d’autant plus considé-rable que la partie antérieure du cartilagethyroïde, la pomme d'Adam , est plus sail-lante; à l’aide d’un petit muscle logé dans34