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Tome treizième.
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lervalles et les rapports harmoniques. Dessons appréciables, dont l’oreille compte,pour ainsi dire, le nombre relatif de vibra-tions, composent le chant , la musique.

L’homme possède aussi la faculté de mo-difier d’une manière spéciale les divers sonsde sa voix : il peut articuler ces sons, et cetacte particulier est désigné sous le nom deprononciation. Les organes de la prononcia-tion sont le pharynx, les fosses nasales, lesdiverses parties de la bouche, et, suivantl'action de ces organes, le son produit dansle larynx prend tel ou tel caractère, et con-stitue un son articulé particulier. Les sonsarticulés se divisent en deux grandes classes :les voyelles , qui sont des sons permanentset’simples, ne se confondant point en s’al-liant à d’autres, et pouvant être produitsd’une manière soutenue sans que la dispo-sition de l’appareil de la prononciationchange ; les consonnes , dont le son ne peutêtre prolongé sans que des mouvementsparticuliers de l’appareil de la prononciationne conduisent nécessairement à une voyelle,et qui ne peuvent, par conséquent, être ar-ticulées qu’en y joignant un son de voyelle.Les consonnes sont distinguées en labiales,dentales, gutturales, nasales,linguales, etc.,suivant que le rôle principal dans le méca-nisme de leur prononciation appartient auxlèvres, aux dents, à la gorge , au nez, à lalangue, etc.

L’homme n’est pas le seul être animé quijouisse de la faculté d’articuler les sons etde les combiner pour prononcer des mots;niais lui seul attache un sens aux mots qu’ilprononceet à l’arrangement qu’il leur donne;loi seul est doué de la parole , moyen de com-munication avec ses semblables, conditiond'éducation qui concourt puissamment auPerfectionnement progressif de l’espèce hu-maine. (E. Ba.)

VOJET. moll. — Adanson désigne sousce nom une espèce du gepre Triton, le Tri-ton pileare. (E. Ba.)

VOL. zool. — Il a été question de cemode particulier de locomotion dans lesArticles oiseaux , insectes. (E. Ba.)

*VOLBORTHITE (nom d’homme), min.

Vanadate de cuivre. — Voy . vanadium.

VOLCAN, géol. — II est peu de loisnat urelles plus générales que celles qui ontRésidé au développement des phénomènes

volcaniques , à la production de certainesmontagnes, et à la formation des ro-ches et des minéraux qui les composent.Le nom de Volcan représente à chacunle Vésuve , ce mont si souvent décrit,qui se dessine d’une manière pitto-resque au fond de la délicieuse baie deNaples, ou bien le gigantesque Etna , dontle pied plonge dans une mer profonde,tandis que sa èime couverte de neige etfumante menace sans cesse de ses feux laSicile et la Calabre . Quelque différentes quesoient les dimensions de ces deux Volcanscélèbres, leur formé générale est la même ;les matières qui les composent, les causesqui les ont élevés , les phénomènes qu’ilsprésentent, sont presque en tous pointscomparables : aussi l'étude de l'un d’euxpeut-il facilement conduire à la connais-sance de l’autre et donner, par analogie, uneidée exacte, non seulement des nombreuxVolcans qui brûlent à la surface des terresconnues, mais de ceux plus nombreux,sans doute, qui sont en activité sous leseaux, et enfin des Volcans actuellementéteints de divers âges, dont les massifs plusou moins démantelés et les produits plus oumoins altérés couvrent de vastes contrées(Auvergne, Eifel, Bohême, Irlande , etc.).

L’une et l’autre de ces deux montagnesvolcaniques que nous citons comme exem-ples, isolées dans une plaine basse (la Cam-panie pour le Vésuve, la plaine de Catane pour l’Etna ), s’élèvent d’une manière pres-que régulière sous la forme d’un grand cônesurbaissé, qui lui-même sert de base à uncône beaucoup plus petit, à pente rapideet qui termine la montagne. Le sommet dece cône terminal est tronqué et creusé d’unecavité conique en sens opposé, que sa res-semblance de forme avec une coupe a faitdésigner sous le nom de cratère. C’est parle cratère ou bouche volcanique que s’échap-pent presque continuellement des gaz oudes vapeurs visibles, et que parfois, et à desintervalles plus ou moins rapprochés, se fontles éruptions , dont les effets majestueux etterribles causent en même temps l’admira-tion et l’effroi. Parfois des éruptions ana-logues ont lieu par des bouches qui s’ouvrentaccidentellement sur les flancs du grandcône ou à sa base, et autour desquelles s’é-lèvent de petits cônes parasites. Il semble-