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rait, d’après ce qui précède, qu’une mon-tagne conique comme le Vésuve et l’Etna ,qui, par son sommet ou par des ouverturessur son pourtour, lance avec bruit des ma-tières incandescentes, représente l’ensembledes phénomènes que l’on a appelés ignés ouplutoniens ; et cependant une éruption etun Volcan ne sont, pour ainsi dire, que deselTets exceptionnels ou complémentaires dela grande cause à laquelle ils doivent êtreattribués.
Longtemps on a rapporté les phénomènesvolcaniques à des causes locales, telles quedes combustions ou des décompositions quise seraient opérées dans l’épaisseur du sol,à des profondeurs variables ; aujourd’huiun Volcan n’est pour les naturalistes quel’un des nombreux accidents d’une causegénérale qui se lie à l’état originaire dusphéroïde terrestre et à son état intérieuractuel. L’observation a démontré, en effet,que cette cause a son siège, non pas dansl’épaisseur du sol, mais plus bas, car lesmatières volcaniques sortent évidemmentde dessous les plus anciens terrains, qu’ellestraversent par conséquent.
Lorsque nous voyons arriver ces matièresà la surface des continents, elles sont àl’extrémité de leur cours : dans leur longtrajet, elles ont dû produire dans le sol deseffets très différents de ceux qui se mani-festent au dehors sous nos yeux. L’analysede ces derniers effets eux-mêmes nous dé-montre bientôt qu’ils doivent différer deceux qui sont produits à l’extrémité desbouches volcaniques ouvertes sur un solinondé. Ici, des éruptions telles que cellesqui caractérisent le Vésuve, l’Etna et tantd'autres Volcans continentaux ou insulaires,ne sauraient avoir lieu, pas plus que réta-blissement des cônes de cendres; évidem-ment les matières refroidies dans le sol,celles qui sont épanchées ou projetées sousl’eau ou au contact de l’air, ne peuventoffrir les mêmes caractères et se disposerde la même manière après leur projection.
Ainsi, un Volcan tel que le Vésuve etl’Etna n’est que l’un des effets de la causeignée ou volcanique ; mais cet effet, toutexceptionnel qu’il est, est le plus appré-ciable pour nous, celui qu’il nous est leplus facile d’observer,et dont l’étude peut,comme nous l’avons dit, nous conduire par
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analogie à comprendre les résultats néces-sairement bien différents de la même cause.
Quels sont donc les effets nombreux etvariés de la cause générale qui élève 1® Smontagnes volcaniques et nous offre commeterme ou complément le grand spectacle deséruptions?
Les secousses qu’éprouve le sol; ses dislo*cations, qui ont souvent pour résultats l’af-faissement et l’élévation de certaines de sesparties ; l’ouverture de fentes, de gouffres;la sortie, par ces solutions de continuité,d’eaux thermales et minérales, de gaz va-riés, et enfin de matières fragmentairessolides, de matières fluides incandescentesqui s’écoulent, s’épanchent ou sont proje-tées avec bruit et violence par les ouver-tures béantes: tels sont les effets nombreu*et variés de la grande cause ignée ou plu-tonienne.
Nous nous bornerons à résumer ici lesprincipaux faits et phénomènes qui se rap-portent spécialement à l’histoire des Volcans.
La cause ignée ou volcanique est profonde;son siège est inférieur au sol, c’est-à-direà la partie consolidée de l’enveloppe terres-tre. Pour qu’elle produise des effets dansl’épaisseur du sol ou à sa surface, il faut qu®celui-ci soit disloqué, divisé, traversé enfinpar des fissures ou cheminées qui mettenten rapport sa face inférieure avec sa surface*Les tremblements de terre, qui sont proba-blement dus à des contractions, des retraitet des tassements des matières consolidéesdu sol, donnent lieu à ces divisions et ou-vertures.
Trouvant des fissures, des vides pour seloger, les matières fluides incandescentes»soumises à une pression moindre , se dila^tant, et changeant même peut-être dena^ture par la réaction de leurs éléments»pénétrent le sol et le traversent dansles sens ; elles s’y refroidissent, s’y conso'lident, en modifiant par leur haute temP^'rature, par leur nature, les roches ave clesquelles elles se trouvent en contact (dfkes, filons, métamorphisme).
Si ces matières gazeuses ou fluides tTâ 'versent la totalité du sol, alors elleschappent ou s’épanchent au dehors;les effets sont bien différents si les boucb^de sortie sont submergées, ou bien si *'s’ouvrent à l’air.