Band 
Tome treizième.
Seite
274
JPEG-Download
 

274

VOL

VOL

formera, sur des plans inclinés de 20, 40,100 degrés, des enduits qui se superpose-ront sur une grande épaisseur, à la manièredes stalactites et des albâtres.

En coulant, les laves se refroidissent plusau contact du sol et à celui de l'air que dansle centre de la masse coulante; les partiesrefroidies, solidifiées, sont entraînées enroulant sur elles-mêmes, et en augmentantde volume (formation des Scories). Lors-qu’elles se refroidissent, les bulles de gazs’échappent à travers la matière demi fluide(Bulles). Si le refroidissement des massestortement comprimées est plus ou moinsrapide ou lent, la même matière peut pren-dre l’aspect du verre (Obsidienne ) ou de lapierre (Basalte ).

Les produits volcaniques actuels de toutesb s contrées, considérés d’une manière gé-nérale, sont identiques entre eux et mêmeavec les produits de la cause ignée de toutesles époques. Sous le rapport de leur compo-sition élémentaire, ils sont tous des silicatesdans lesquels la silice entre pour 4 à 9 dixiè-mes, et est combinée avec l’alumine, la ma-gnésie, quelque peu de chaux, de potasse etde soude, et des oxydes de fer. Les princi-paux minéraux peu différents qui résultentde la combinaison de ce petit nombre d'élé-ments, tels que le quartz, le feldspath, lemica, l’amphibole, le pyroxène, se rencon-trent ensemble sur tous les points de la terreet dans les produits ignés de toutes les épo-ques; seulement les roches avec quartz,feldspath potassique et mica (Granités ),abondent plus dans les produits anciens ; lefeldspath sodique, l’albite, dans les produitsdes volcans éteints (Trachytes ), et les ro-ches pyroxéniques dans les plus modernes(Basaltes ), mais sans qu’il y ait de limitetranchée : une même contrée volcanique,une même montagne (Vésuve, Etna ) pré-sente même successivement des produitsspécifiquement différents.

Ces dernières considérations ont pour butde montrer que les phénomènes des Volcansmodernes, ceux que l’on peut observer auVésuve et à l’Etna , se lient à ceux des pro-duits ignés les plus anciens ; mais pour biencomprendre comment on arrive à recon-naître une analogie entre des effets actuel-lement si différents, il faut procéder, commele fait un archéologue qui compare un monu-

ment antique avec un palais moderne.ne considérait de l’habitation moderne Q üCla nature et la forme de sa toiture, quebois de charpente, la menuiserie, les orne'ments qui la décorent, les meubles qui * agarnissent, il ne verrait rien de comparabledans le monument antique ; mais qu’il des-cende dans les fondations, qu’il dépouiH®les murs des accessoires qui les masquent*et alors il pourra établir des points de com-paraison. Faites par la pensée ce que I e *eaux , le temps et les mouvements duproduiront sur le Vésuve , c’est-à-dire suP'posez enlevées toutes les matières meuble»qui entrent dans la composition de son côn*actuel ; ravinez, disloquez ce cône, réduise*'le à quelques lambeaux de roches qui un 1résisté par leur solidité, vous aurez ces ma*'sifs basaltiques, porphyriques,ces dykes cfi*l’on trouve sur tant de points de la surfaide la terre, et que l’on rattache si difficilement à un système volcanique. Suppose*que le sol inférieur au cône actuelleme° lvisible de l’Etna soit brisé, et que vou*puissiez en voir des tranches sur 200 *300 mètres d’épaisseur : les racines des co°‘lées qui ont sillonné les flancs de l’Etna de'puis plusieurs siècles, traversant le sol an'cien, le modifiant, s’étant refroidies s° u#une énorme pression loin du contact del’air, ne se confondraient-elles pas, par le urnature et leur disposition , avec les rocb c *du sol que nous appelons primitif?

Dire que la production des cônes vol paniques, des cendres, des scories caractér* 50les époques géologiques nouvelles , n ’ est ^pas comme si l’on disait que les toits dmaisons sont d’invention moderne, a,n „que la poussière et la boue de nos mai s °°*

nous

53 '

et de nos rues, parce que l’antiquité nea rien laissé de semblable? Pourquoiblés des déserts, ces cristaux microscopede quartz, n’auraient-ils pas été les ce °^ Q ^volcaniques lancées par les cratères des ,cans qui ont produit les roches granit ecomme les cristaux d’albite et de py r °composent les cendres des Volcans tratiques et basaltiques? .

Nous terminerons par cette r ^ e *l 0 io'qu’il n’est presque aucune question % ^gique qui, considérée philosophiqu^,^ne vienne appuyer cette doctrine,servation des phénomènes actuels pen*