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Tome treizième.
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Un cône volcanique , entouré des débrisd’un ancien cône de matières également deNature volcanique, est donc une dispositionpour ainsi dire normale, et qui doit se re-trouver dans beaucoup d’autres Volcans.En effet, le grand Volcan de Ténériffe , ce-lui de Palma, le Stromboli , Vulcano, San-torin, Baren-Island, etc., etc., parmi lesVolcans brûlants, présentent cette disposi-tion que l’on remarque dans un grand nom-bre de Volcans éteints, disposition qu’uncélèbre géologue a cru devoir expliquer parle soulèvement autour d’un axe de dépôtsd’abord placés horizontalement, et dont leslambeaux redressés auraient laissé entreeux une cavité centrale ; ce qui a conduit àdistinguer dans les Volcans les cratères desoulèvement des cratères d’éruption. PourM. de Buch, la Somma est le bord d’un cra-tère de soulèvement, et le Vésuve offre,au contraire , l’exemple d’un cône et d’uncratère d’éruption. Nous avons successive-ment expliqué comment nous concevonsl’existence actuelle de la Somma , la dispo -sition inclinée des strates volcaniques qui laComposent, et comment nous ne pourrionscomprendre la disposition primitivementhorizontale de ces mêmes strates de naturev olcanique. Au surplus, ce n’est pas ici lebeu de traiter cette question , qui ne pour-fait l’être sans de grands développements.Nous dirons seulement que l’on a citécomme un exemple de la formation decônes volcaniques, et de cratères de soulève-ment par l’étoilement du sol et le redresse-ment de ses lambeaux autour d’un axe,^apparition de Plie Julia, en 1831, dans laMéditerranée. Nous avons visité cette île;bous avons étudié de la manière la plusScr upuleuse sa composition, sa structure;bous avons acquis sur les phases de sonélévation successive, sur celles de sa dispa-rition, des documents qui ne nous permet-lei *t pas de douter qu’elle n’ait été un côneéruption , formé par l’accumulation deCendres volcaniques retombées de l’atmos-phère, dans laquelle elles avaient été pro-bes. L’observation ne nous a pas moins^montré , à nous comme à un célèbregéologue allemand , Fr. Hoffmann , dont laSc ience déplore la mort prématurée, que le°nte Nuovo de la baie de Pouzzoles, que lesb°mbreux cratères des champs Phlégréens

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ne sont non plus ni des cônes, ni des cra-tères de soulèvement.

Lorsque la matière fluide arrive à l’extré-mité des canaux dans lesquels elle s’élève,alors elle s’épanche et coule : c’est dans cecas qu’elle prend le nom de lave . Il existe ungrand nombre d’observations en apparencecontradictoires relativement aux conditionsd’écoulement des laves sur des plans plu*ou moins inclinés, sur la rapiditémarche, sur la lenteur de leur refroidisse-ment, sur la forme que prennent les cou-lées, les caractères physiques des roches pro-duites, etc. Sans vouloir expliquer les con-tradictions apparentes qui ont donné lieu àdes opinions divergentes, nous nous borne-rons à exposer quelques faits dont les consé-quences découlent d’elles-mêmes et peuventexpliquer beaucoup d’autres faits, ou dumoins préparer de nouvelles observations.

La consistance de la lave est toujourssupérieure à celle d’un fluide aqueux : c’estune matière qui coule à la manière duplomb fondu, du suif, de la cire ou d’unepâte plus ou moins dense; quelquefois ellesuinte, pour ainsi dire, à l’extrémité desbouches volcaniques, ou se déverse lente-ment et comme goutte à goutte, par-dessusles bords, d’un cratère rempli; d’autres foiselle sort avec impétuosité, et cela arrivesurtout lorsqu’un cratère plein de lave seperce près de son fond : alors la lave s’é-coule comme un liquide par le robinet d’untonneau rempli, c’est à-dire avec la vitesseque lui imprime le poids de la masse liquidesupérieure. Si la lave sort des flancs d’unvolcan par une ouverture circulaire étroite,elle coule comme une source, et produit,en se refroidissant, une coulée étroite, unesorte de boudin allongé; si elle sort par unefente horizontale, elle peut former unenappe aussi large que la fente est longue.Si les bords d’un cratère sont de niveau etsolides, le trop-plein qui débordera pourracouvrir tout le cône d’un manteau non in-terrompu. Si les bords de ce cratère sontéchancrés en une ou plusieurs places, lamatière fluide qui s’échappera par ces échan-crures, comme par les déversoirs des gout-tières, produira autant de coulées étroites;la lave fluide, douée d’une grandevitesse, nes’arrêtera pas sur des plans inclinés de 10,5, 3 degrés; la lave visqueuse et pâteuse35