TROISIEME PARTIE.
TERRAIN MODERNE.
Quoique nous soyons loin de penser que les phénomènes orga-niques et inorganiques qui se passent sous nos yeux puissent ja-mais, quelque prolongée qu’on suppose leur action, expliquertous ceux qui ont eu lieu pendant les périodes géologiques et tousles effets qui s’y sont produits, nous devons cependant reconnaîtreque l’étude des causes et des résultats actuels est la base la pluscertaine que nous ayons encore pour l’explication rationnelle dupassé. Mais c’est seulement depuis peu que cet examen sérieux duprésent a pris une direction convenable, et que l’on a su apprécierdans chaque fait observé les circonstances qui pouvaient le ratta-cher 'a un fait analogue qui aurait laissé des traces dans les époquesanciennes. Cette tendance à relier les phénomènes actuels à ceuxqui les ont précédés, non d’une manière hypothétique et vague,mais par suite d’une analyse comparative des uns et des autres,est une de celles qui caractérisent le mieux la marche de la sciencedans ces dernières années ; nous devons donc nous attacher à faireconnaître les travaux de ce genre, en leur accordant toute l’importancequils méritent, d’abord comme nous initiant plus intimement à cequi se passe autour de nous, et ensuite comme nous permettantde remonter, par les lois d’une saine analogie , à l’intelligence desfaits depuis longtemps accomplis.
Le tableau ci-joint indique les divers sujets que nous traiteronssuccessivement, ainsi que leurs rapports mutuels. Ils se divisent endeux grandes classes, dont l’une comprend les produits des causes( l u i, agissant directement à la surface de la terre, tendent à lamodifier, et l’autre embrasse les phénomènes qui ont leursource placée au-dessous de cette même surface. Les produits defa première classe sont, suivant leur origine, atmosphériques,terrestres , lacustres on d'eau douce et marins; puis ils se subdi-visent en produits inorganiques et organiques, et cet derniers eu
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