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1 (1847) Cosmogonie et géogénie, physique du globe, géographie physique, terrain moderne / par le Vicomte d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Comte de Salvandy
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CHUTES DE POUSSIERE.

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mentionne en outre un grand nombre dautres pluies semblablesqui sont tombées à des distances considérables du vocau d lonsuppose quelles sortaient.

Le 12 janvier 1839 , on a recueilli à bord du navire le Baobab ,qui se trouvait à 40 lieues dans lE.-N.-E. dAchem ( île de Su­ matra ), une poussière grise, très fine, cinériforme, composée degrains transparents , de grains noirs et dautres plus petits et bril-lants. Un fait du même genre a eu lieu sur un autre bâtiment dansla baie de Galane, au Sénégal (1). A bord du vaisseau le Niantic,naviguant, le 5 avril 1840, à 60 milles à lO. de Mindanao , lunedes Philippines , il tomba , à 2 heures du matin , par une brise duN.-E., un pluie de cendre qui recouvrit le pont dune couche de6 à 7 millimètres dépaisseur. Cette pluie, pendant deux autresjours, se renouvela à plusieurs reprises. Le 5 avril, un vaisseauanglais avait reçu la même pluie, se trouvant à 300 milles au N.-O.du Niantic.

Les chutes de poussière ont été également observées sur la terreferme; ainsi M. Dufrénoy a fait connaître les résultats quil avaitobtenus de Y Examen chimique et microscopique dune poudre re-cueillie à Amphissa, en Grèce , à la suite dune pluie douce ( 2 ).Cette pluie sétait étendue sur presque tout le Péloponèse , dans lanuit du 24 au 25 mars 1842. Elle tenait en suspension une matièreterreuse, rougeâtre et très fine. Les toits des maisons et les feuillesdes arbres étaient recouverts dune couche mince de ce limon. Sousle microscope, le savant géologue que nous venons de citer y re-connut des cristaux anguleux et fragmentaires de quartz, de feldspath,des grains rougeâtres analogues au grenat, des lamelles de mica,des grains noirs brillants de fer titane, des grains de tourmaline, decarbonate de chaux, enfin tous les éléments qui composent lescoches anciennes et les roches calcaires du sol de la Grèce . M. Du-frénoy avait déjà été conduit à un résultat semblable par lanalysed une pluie argileuse tombée pendant un temps dorage au Vernet,dans la vallée du Tet (Pyrénées orientales ). En Grèce , on peutpenser que la poussière, aspirée par une sorte de trombe, ou sou-levée par les gaz qui séchappent quelquefois du sol en assez grandequantité lors des tremblements de terre , se sera distribuée dune

(1) Bull., vol. XI, p. 370. 1840. Edinb. new phil. Journ.,l. XXXII, p. 134.

(2) Camp, rend., vol. XV, p. 880. 1842.